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Economie

Compensation: Des idées de réforme

Par L'Economiste | Edition N°:2753 Le 10/04/2008 | Partager

. Les expériences mexicaine et indonésienne exposées au gouvernement. Le transfert monétaire ciblé au lieu de l’aide généralisée Deux expériences jugées réussies ont été présentées lundi dernier aux différents départements ministériels concernés par la réforme du système de subvention et de protection sociale. C’était lors d’une table-ronde organisée à Rabat en présence d’un groupe de spécialistes de la Banque mondiale et d’experts d’Indonésie et du Mexique où ces expériences ont été menées. L’objectif est de s’inspirer de ces modèles pour développer une vision globale des réformes à engager. Et cela ne se limite pas uniquement aux seules ressources affectées aux produits pétroliers et alimentaires. La vision devrait concerner aussi les allocations distribuées à tous les autres secteurs sociaux tels la santé, l’éducation et les infrastructures périurbaines et rurales. Là où les îlots de pauvreté sont particulièrement flagrants. Les conclusions de cette rencontre tenue la matinée du mardi 8 avril avec les responsables marocains ont été exposées l’après-midi à la presse dans les locaux de la Banque mondiale à Rabat. D’emblée, Mats Karlson, directeur du département Maghreb, annonce la couleur: «C’est à la demande du gouvernement marocain que l’équipe des experts mexicains et indonésiens a fait le déplacement pour exposer leur modèle respectif». Et l’institution mondiale est tout disposée à prêter main forte si le Maroc en ressent le besoin. Et pour cause! Il a lancé d’importantes réformes dont les retombées ne tarderont pas à venir. Encore faut-il accompagner ces réformes par des actions concrètes pour réduire la pauvreté. Parmi les mesures clés, la mise en place d’un système de protection sociale efficace et la réforme de compensation. «Au demeurant, deux actions qui se trouvent au cœur des préoccupations du pays», constate Karlson. Or les leçons tirées d’expériences internationales réussies montrent qu’une réforme de la compensation est possible. «Seulement, elle nécessite la mise en place de programmes et de politiques coordonnés pour permettre aux ménages et collectivités ciblées de gérer les risques économiques», est-il souligné. Ainsi, au Mexique tout comme en Indonésie, des programmes intégrés ont permis de protéger les plus pauvres tout en réalisant une réforme de la compensation. Au contraire, ils ont assuré pour les populations déshéritées plus d’accès à la santé, à l’éducation et à la nutrition. Ces programmes sont dotés de mécanismes de ciblage et d’une gestion transparente aboutissant à la réduction de la pauvreté sans créer de dépendance. Mieux encore, des mesures spécifiques ont été mises en place pour préserver le pouvoir d’achat des classes moyennes. En somme, l’expérience internationale a montré que les réformes du système de subvention sont plutôt de nature à dégager d’importantes ressources pour le développement du capital humain. C’est l’objectif qui doit être au centre de toute réflexion visant l’instauration d’un système de compensation et de protection sociale.


Quid de la réforme annoncée

La suppression de la Caisse de compensation n’est pas à l’ordre du jour. L’objectif est de corriger les incohérences qui caractérisent le système en ciblant au mieux les bénéficiaires.A ce sujet, une ligne budgétaire est prévue pour financer une étude qui serait lancée incessamment. Toutefois, la réforme s’attellerait à résoudre une grande équation: revoir la protection à la frontière de manière à sauvegarder l’outil de production industriel et à ne pas pénaliser et l’agriculteur et le consommateur. Le tout, en conformité avec les engagements pris dans le cadre des accords bilatéraux et multilatéraux. Pour le ciblage, les formules ne manquent pas.


Le Progresa mexicain

Au cœur d’une crise économique et financière en 1995, le Mexique a changé sa stratégie en opérant une élimination progressive des subventions alimentaires généralisées et en mettant en place un Programme de transferts en espèces conditionnés par les visites médicales et la présence à l’école des enfants. Pour mieux cibler les bénéficiaires, mais aussi améliorer le capital humain. Baptisé Progresa, ce plan profite aujourd’hui à 5 millions de familles dans 90.000 communes pour un coût annuel de 3,3 milliards de dollars. A. G.

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