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Affaires

Commerce: Les recettes turques
De notre envoyé spécial à Istanbul, Faïçal FAQUIHI

Par L'Economiste | Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

. Foires et forums, la partie émergente de l’iceberg. Marketing, ciblage régional et performance économique. Monde musulman, un marché à fort potentiel LES Turcs tracent leur chemin, particulièrement en matière de commerce extérieur. En moins d’une semaine, du 22 au 26 octobre, deux événements majeurs ont été organisés à Istanbul. Il y a d’abord le 12e congrès du Forum d’affaires international (IBF). Ensuite, la Foire commerciale internationale. Ces deux événements s’inscrivent dans une stratégie d’envergure menée par la Turquie pour booster son économie. Pour y arriver, ce pays laïc s’appuie sur son héritage islamique. De fait, la Turquie s’en sert pour pratiquer une politique marchande tous azimuts, en Occident, dans les pays arabes et en Asie. La recette est simple. Politiques et hommes d’affaires se concertent, s’entraident pour mieux agir. Le premier ministre, Recep Tayyip Ordogane, ne s’est pas contenté d’un déplacement éclair à l’IBF. Et encore moins d’une allocution de bienvenue destinée aux 14 ministres du Commerce extérieur (Algérie, Koweït, Sénégal, Macédonie, Soudan …). Côté marocain, Hassan Chami, ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, s’est «désisté au dernier moment». Une question d’agenda probablement. La délégation marocaine, composée d’une centaine de PME, a néanmoins fait le déplacement. Quoi qu’il en soit, le Premier ministre turc a détaillé dans son intervention les défaillances qui nuisent aux échanges commerciaux dans le monde musulman, avant d’en relever les potentialités. «Ainsi, 55 pays musulmans ont un volume d’échanges qui dépasse à peine un milliard de dollar!», souligne pour sa part Ömer Cihad Vardan. C’est le président de l’Association des industriels et hommes d’affaires indépendants (Müsiad) ayant organisé les deux événements. Fondée il y a dix-huit ans, elle compte aujourd’hui environ 2.900 adhérents, 12.000 sociétés et 28 succursales implantées dans toute la Turquie. Le 12e congrès du Forum d’affaires international table sur un autre atout pour relancer les échanges entre pays musulmans: la géographie. Car la Turquie a des fenêtres sur trois continents (l’Europe, l’Asie et l’Afrique) et sur plusieurs régions (Moyen-Orient, Asie centrale, Europe de l’Est...). Le package d’Ankara se distingue par «une éthique économique»: pas d’opportunisme mais plutôt une réciprocité des bénéfices. A noter que la 17e puissance économique mondiale a cumulé, durant les trois dernières années, près de 21% de croissance. En 2007, le volume de son PIB a atteint 482 milliards de dollars contre 184 milliards, il y a à peine cinq ans. La répartition sectorielle de son PIB est révélatrice: 70% pour les services, près de 20% pour l’industrie… L’année dernière, le volume du commerce extérieur a atteint 277 milliards de dollars contre 11 milliards, il y a vingt ans! Toujours en 2007, le taux de couverture des importations a été relativement faible, 107 milliards de dollars.


Marchés alternatifs

LES exportations turques ont pour principal débouché l’Union européenne, soit plus de 51%. Depuis 2000, la Turquie s’est lancée dans la consolidation des marchés alternatifs. Les pays africains sont en première ligne. Mai dernier s’est tenue d’ailleurs la 3e édition du pont de commerce international turco-africain. Un rendez-vous qui a des objectifs et des résultats. En 2007, le volume des échanges avec le continent noir a atteint 14 milliards de dollars. En 2008, le ministère du Commerce extérieur vise les 20 milliards de dollars. Dans deux ans, il va falloir compter en termes de volume d’échanges 5 milliards de plus. L’Afrique n’est pas la seule cible. La stratégie commerciale de la Turquie est diversifiée: Moyen-Orient, Eurasie (Ouzbékistan, Kazakhstan, Tadjikistan…) et les pays d’Asie du Pacifique. Ce qui est frappant dans l’exemple turc, c’est le pragmatisme et l’efficacité: un ciblage précis avec des résultats concrets.


Volume des échanges

EN 2007, le volume total des échanges commerciaux entre le Maroc et la Turquie a atteint 920 millions de dollars. «Ceci représente une hausse de 27% par rapport à 2006. Et de janvier à mars 2008, ces échanges ont atteint 250 millions de DH», souligne Umit Sezer, conseiller commercial à l’ambassade turque de Rabat. La balance des échanges et largement à l’avantage d’Ankara. La part des exportateurs marocains dans les importations turques représente 0,12%. Depuis sept ans, ce pourcentage n’a pas connu une variation significative. La part des produits turcs dans nos importations est de 0,67% en 2007. Le fer et l’acier sont les premiers produits exportés (53%). L’on relève également engins et appareils mécaniques et électriques, fibres synthétiques, ouvrages en fonte… Même chose pour les exportations marocaines vers Ankara. Les deux métaux, fer et acier, sont les plus vendus aux Turcs. D’autres articles figurent également sur la liste: vêtements et accessoires (12%), plomb, sel, soufre, poisson… L’accord de libre-échange liant Rabat à Ankara va bientôt fêter ses deux ans.

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