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Economie

Comment sauver l’export
Textile: Une piste, les consortiums

Par L'Economiste | Edition N°:2962 Le 12/02/2009 | Partager

. S’unir pour mieux profiter des opportunités. Des fonds du ministère du Commerce extérieur et de l’Amith sont dédiés. Mais peu sont utilisésDes 9,7 millions de DH alloués par le ministère du Commerce extérieur à titre de dotation aux entreprises opérant en consortium, à peine 2,8 millions ont été utilisés. C’est ce qu’on retiendra du séminaire de sensibilisation «les consortiums d’exportation, outil de développement des PME», organisé à Marrakech par l’Association des textiliens du Maroc en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Une réunion dont l’objectif était de sensibiliser les acteurs économiques opérant dans le secteur du textile sur l’intérêt de se constituer en groupe afin de promouvoir leurs produits à l’international et développer ainsi leurs exportations via des actions communes. Pour les experts, le consortium est un outil d’organisation souple qui permet de mutualiser les ressources et les expériences entre les partenaires. Avec comme objectif ultime de renforcer les capacités productives des membres afin de leur permettre de se positionner sur le marché international. Autrement dit, il s’agit de mettre en commun les énergies et moyens pour gagner en compétitivité et réduire les coûts et les frais. Une sorte de partenariat sur mesure.«En cette période de crise, ce type de regroupement peut s’avérer un excellent outil de mise à niveau pour créer une dynamique des PME», indique d’emblée Boubker Idrissi Qaïtouni, président du pôle stratégie industrielle de l’Amith. Le ton est ainsi donné. Mais la culture de consortium est encore balbutiante au Maroc et cela, malgré la mise en place d’un fonds de soutien depuis 2003 par le ministère du Commerce extérieur, financé en partie par le gouvernement italien et géré par l’Asmex. Outre ce fonds, l’Amith soutient également les consortiums à travers une dotation de 130.000 DH qui recouvre les frais non pris en charge par le ministère. On compte pourtant à peine 25 consortiums créés depuis 2003 dans tous secteurs confondus. Seule une dizaine a pris son véritable envol, relève Zahra Maarifi, directrice de la politique commerciale extérieure du ministère. Dans le textile, Mosaic est une des expériences les plus réussies. Le consortium regroupe 6 sociétés multidisciplinaires à Casablanca, de tailles similaires, comprenant 1.300 salariés aujourd’hui et réalisant un chiffres d’affaires à l’export de 9 millions d’euros. L’option des consortiums n’est pas le fruit du hasard. Une étude menée par le ministère du Commerce extérieur en 2005, en collaboration avec plusieurs organismes, avait mis en exergue la nécessité, pour les entreprises marocaines, de «s’unir pour mieux profiter des opportunités offertes à l’international».La sauce a «plus ou moins pris». Mais on s’attend à la création de nouveaux consortiums, une fois le cadre juridique revu, prévoit Maarifi. Des réflexions dans ce sens sont menées au sein du ministère, annonce la directrice du commerce extérieur. Pour les textiliens marrakchis, au-delà de l’avantage promotionnel des consortiums, «il faudra évaluer ce que ces derniers peuvent rapporter sur le plan commercial avec des conséquences notamment sur le chiffre d’affaires par société membre», commente Maria Baroudi, DG d’une entreprise de la place. Pour rappel, la plupart des consortiums d’exportation sont des entités à but non lucratif. Les membres gardent et leur indépendance financière, légale et leur autonomie de gestion, et aussi leur indépendance dans la commercialisation de leurs produits. «Le regroupement est un plus dans la politique promotionnelle», insiste le textilien Abdelali Berrada, ancien président de l’Amith.Ce qui fait dire à Allal Chraïbi, patron de Ménara Confection à Marrakech, que ce concept demeure, somme toute, alléchant. «Auparavant, il faudra se connaître au sein de la profession».


«Malheureusement, on ne se connaît pas»

Le commentaire est d’un des plus anciens industriels marrakchis, Allal Chraïbi, lors de la rencontre de sensibilisation aux outils de consortium. Visiblement, les textiliens ne se connaissent pas à Marrakech. Et pour cause, pendant longtemps, seuls quatre ou 5 acteurs opéraient dans la ville. «Le textile est une activité récente dans la cité ocre», justifie, de son côté, Kamel Eddine Faher, président régional de l’Amith. Depuis une dizaine d’années, Marrakech connaît un regain d’intérêt pour le secteur, notamment avec la création des zones industrielles (Sidi Ghanem). Aujourd’hui, on compte dans la ville une trentaine de sociétés exportatrices du textile toutes filières confondues (Galaxy, Petit Bateau, Atlas Wear, Clicking Fashion...) employant près de 6.000 salariés.Badra BERRISSOULE

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