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Economie

Casablanca
Le Conseil préfectoral fait son bilan

Par L'Economiste | Edition N°:2962 Le 12/02/2009 | Partager

. 150 projets lancés, 125 délibérations. Un investissement de 970 millions de DH «Nous pouvons nous enorgueillir de notre bilan: il est positif». L’affirmation est de Saïd Hasbane, président du Conseil préfectoral de Casa-Anfa. Mais, ajoute-t-il, «la tâche n’était pas de tout repos surtout que nous entrions dans une première expérience d’unicité de la ville». Soit.Au départ, explique Hasbane, «il y avait un chevauchement des attributions des trois conseils: Conseil régional, Conseil de la ville et Conseil préfectoral. On avait alors créé une cellule de coordination afin d’éviter ce chevauchement et aussi tracer un champ d’application pour chacun des conseils pour stopper le double emploi». Ainsi, le Conseil régional a pris en charge toute la périphérie, le Conseil de la ville s’occupe lui de la gestion quotidienne de la métropole alors que le Conseil préfectoral a hérité d’une lourde responsabilité dans la mesure où il y avait un déficit dans toutes les actions de proximité. «Nous nous sommes d’abord attelés à résorber le déficit d’actions en matière sociale, culturelle et sportive», dira-t-il. La vocation de ce conseil s’inscrit donc dans un plan d’action, qui malheureusement est limité dans le temps, c’est-à-dire à la durée de son mandat. Au départ, et à défaut des moyens financiers, le Conseil a opté pour une politique participative. Pas moins de 35 conventions de partenariat ont été ainsi signées avec de nombreux organismes, associations, institutions... Une convention avec la Fondation Mohammed V a, par exemple, permis la réalisation de 7 terrains de sport avec pelouse synthétique pour la pratique de nombreuses disciplines, notamment dans les quartiers exposés à la précarité. Une autre convention aussi importante a concerné la mise à niveau des services de santé dans les hôpitaux de Casablanca par l’introduction de cinq spécialités au niveau de chaque hôpital. Et aussi la création de services d’urgence à l’extérieur des hôpitaux. A noter aussi la réalisation de centres d’intervention à l’échelon de Casablanca pour assurer une meilleure sécurité aux citoyens.«Certains projets ont un impact direct sur les Casablancais, mais cela dit, le Conseil prend également part à la grande mise à niveau du Grand Casablanca et à ses projets structurants», indique Hasbane. Il est vrai que la métropole se positionne comme une grande cité au niveau international et doit donc offrir une plus grande mobilité notamment en matière de transport et de déplacements urbains, d’offshoring, de nearshoring…A noter que le Conseil a délibéré 125 fois durant son mandat et a voté d’importantes décisions comme la régularisation de la situation de 3.800 fonctionnaires et employés de toutes les préfectures de Casablanca. Une situation qui dure depuis 1977. Cette opération a coûté au Conseil pas moins de 100 millions de DH. A l’actif également du Conseil une trentaine de parcs d’attractions de proximité en attendant la réalisation du Parc Sindibad dont l’ouverture des plis, après l’appel à manifestation d’intérêt international lancé il y a quelques mois, aura lieu prochainement. En tout, «nous avons réalisé plus de 150 projets d’un montant de 970 millions de DH au niveau du crédit de report», souligne le président du Conseil. Casablanca est devenu un grand chantier urbain malgré le retard pris dans le lancement des projets en raison de la lenteur des procédures administratives et aussi de l’unicité de la ville. Pour la réalisation d’un projet, il faut un minimum de quatre ans. Ce qui n’est pas normal. Cependant, le rythme des réalisations est aujourd’hui accéléré même si la vitesse de croisière n’est pas encore celle souhaitée. «Une grande partie (70 à 80%) des projets sera achevé avant la fin du mandat de l’actuel conseil», assure Hasbane.


Handicap

«Il faut revoir la fiscalité du Conseil préfectoral de Casablanca», réclame Saïd Hasbane. En d’autres termes, il faut élargir son assiette fiscale. Le budget de fonctionnement accapare, à lui seul, 80% du budget global en dépenses de salaires. D’où un excédent budgétaire dérisoire au vu des attentes de Casablanca. Au niveau des recettes, il y a seulement deux ou trois taxes. «On a demandé la révision de cette fiscalité: au niveau des services centraux, ils ont consolidé certaines taxes mais ont gardé la même répartition. C’est-à-dire que la plus grosse part va à la commune, puis en second lieu vers le Conseil régional, et ce n’est qu’après que vient le Conseil préfectoral», affirme Hasbane. On sait que Casablanca produit 66% des impôts au niveau national, mais la répartition n’est pas équitable, estime-t-il. La ville reçoit à peine 10% malgré ses nombreux besoins de grande métropole. Jamal Eddine HERRADI

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