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Economie

Comment sauver l’export
La diversification des marchés s’impose

Par L'Economiste | Edition N°:2962 Le 12/02/2009 | Partager

. Il s’agit aussi d’activer le fonds de soutien de 500 millions de DH . Et passer d’une industrie de sous-traitance à une économie de la modeCrise mondiale: comment sauver l’exportation marocaine? L’absence du ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz, «pour raison d’agenda surbooké», au débat organisé par le Club Entreprendre le 11 février à Casablanca, ne participe pas à apporter plus de réponses à cette question. D’autant plus qu’aucun représentant du ministère n’était au rendez-vous. Pour sa part, le DG du futur Maroc Export (actuel CMPE), Saâd Benabdellah, a dépêché, à sa place, son chef de département Recherches et Etudes de marchés, Mohammed Chahoub. Il n’empêche, l’opportunité de la thématique a donné lieu à des pistes de réflexions, autrement plus pertinentes. Pour Nezha Lahrichi, PDG de la Société marocaine de l’assurance à l’exportation (SMAEX), la meilleure attitude face à la crise actuelle est de poser les bonnes questions, faire des analyses objectives pour éviter les mauvaises réponses». Entre autres questions, celle qui est revenue le plus dans le débat est, comment faire de l’export un atout de relance?Les effets de la crise internationale commencent à toucher sérieusement les principaux secteurs exportateurs. Et c’est le textile qui en fait le plus les frais. «Plus ouvert sur la concurrence internationale, il a toujours été un secteur à risque. Bien plus, avec la crise, il y aura un repli sur les zones de proximité», admet le patron de Folly Fashion (propriétaire de l’enseigne Marwa). Karim Tazi n’a pas fait dans la dentelle. Bien au contraire. «En 2008, la baisse des exportations du textile a atteint 10%, dû essentiellement à la baisse de consommation des principaux clients, notamment l’Espagne et la France». Ce qui, selon Tazi, pourrait correspondre à 10% de pertes d’emplois. Calcul fait sur la base des 230.000 salariés (abstraction faite des 150.000 autres emplois sous terrains du secteur, voire plus), Karim Tazi, les estime à 20.000! Néanmoins, il reconnaît que la situation risque d’être aggravée par la concurrence des autres pays, en l’occurrence ceux de l’Asie du Sud, qui vont bénéficier de la suppression des quotas (cf. www.leconomiste.com). Pour être compétitif, les conférenciers s’accordent à dire qu’il faut aider à la plus grande productivité, «au lieu de s’acharner à imaginer des outils pour soutenir l’export», l’une des priorités du gouvernement. En clair, ils appellent à soutenir plutôt l’offre. Pour cela, «il faut que tout le support dédié au développement des exportations soit efficace», insiste Tazi, qui demande en passant la suppression pure et simple des droits de douane sur les intrants. Ce qui constituerait un premier pas vers la construction d’un choix politique basé sur l’exportation. A en croire l’ex-président de l’Amith, l’assemblée générale du Conseil national du commerce extérieur (CNCE), prévue aujourd’hui jeudi à Casablanca, devrait aborder cette question. Mohamed Lahlou a laissé entendre en effet que le CNCE travaille sur l’informatisation du processus d’exportation pour en finir avec la paperasse (pas moins de 29 documents à remplir). Reste à espérer que la commission du ministère des Finances, qui est en train de finaliser actuellement un plan de soutien, répondra aux attentes des opérateurs. Le tout est d’aider les entreprises exportatrices à conserver leurs parts de marché sur les marchés traditionnels, mais aussi les encourager à trouver de nouveaux débouchés. Pour cela, c’est le ministère du Commerce extérieur qui sera mis à contribution notamment à travers le fonds de soutien à l’export mis en place dans le cadre de la loi de Finances 2009. Fonds doté d’une enveloppe de 500 millions DH, et qui devrait être activé dans le cadre du plan de relance avec un acompte de 250 millions de DH dans un premier temps. Quand? «Nous sommes en train de finaliser toute la stratégie de Maroc Export, qui fonde également, en partie, le succès de ses premières actions sur ce fonds», laisse entendre Chahoub. Mais, pour capter la valeur ajoutée des entreprises marocaines, il faut créer un marché local, des marques locales, répète Karim Tazi. Ce à quoi, la PDG de la Smaex répond, «il faut d’abord formaliser l’informel, sachant que l’assurance à l’export en est le point d’orgue». Une façon de se départir de cette image du «Maroc renvoyant à un gros atelier de confection». Pour le textile, le mot de ralliement est: «passer d’une industrie de sous-traitance à une économie de la mode». «Pour les exportateurs marocains, ne pas répondre à une telle demande peut signifier la perte d’un marché ou, dans le meilleur des cas, des commandes en volumes réduits», met en garde Nezha Lahrichi. Partant, la Smaex a mis en place plusieurs mesures d’accompagnement. En plus de l’assurance crédit commercial, ce sont les assurances crédit public pour financer le risque politique et les foires promotionnelles pour couvrir l’échec des prospections qui sont proposées aux entreprises exportatrices. La récession qui sévit dans les principaux pays fait que beaucoup de clients, européens, entre autres, eux-mêmes en difficulté, demandent des délais de paiement de plus en plus longs. «L’incertitude autour de la conjoncture actuelle vient du fait qu’il s’agit de la première crise de la mondialisation où les récessions sont synchronisées aux Etats-Unis, en Europe et au Japon», souligne Nezha Lahrichi. Et le pire dans tout cela, «l’on est sûr que les politiques monétaire et budgétaire vont fonctionner parce qu’elles n’ont jamais été testées à une si grande échelle», ajoute-t-elle. In fine, le plus important, est le consensus autour de l’idée que la reprise viendra des pays émergents (40% de la croissance mondiale) fait déjà son chemin.


Contre-performance

Durant les onze premiers mois de 2008, certains produits-phares destinés à l’exportation ont enregistré des contre-performances. Celles-ci sont liées à la fois au recul de la consommation dans les marchés de destination, à la concurrence des produits asiatiques sur ces marchés, ainsi qu’à la dépréciation de certaines devises. Il s’agit essentiellement des ventes des vêtements confectionnés et des articles de bonneterie qui ont baissé respectivement de 6,6% et 15,4%. Pour les vêtements confectionnés, la baisse des exportations concerne en grande partie les ventes à destination du Royaume-Uni (-24%), de l’Espagne (-5%), de l’Italie (-17%), de l’Irlande (-55%), du Pays-Bas (-55%) et du Portugal (-42%). La baisse des achats de ces pays contribue à près de 99% à la baisse totale des ventes des vêtements confectionnés. Pour les articles de bonneterie, la contre-performance concerne les marchés du Royaume-Uni (-24%), d’Allemagne (-36%), d’Espagne (-16%) et de la France (-4%). La baisse concerne également les composants électroniques et les légumes avec des taux respectifs de -20 et -12%. Mais, au déficit commercial structurel chronique, il faut inclure les services…B. T & T. H.

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