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Affaires

Comment Manu Carpet a réussi sa diversification

Par L'Economiste | Edition N°:819 Le 27/07/2000 | Partager

• La société projette la création d'un centre de formationLE tapis ne représente plus que 50% de son chiffre d'affaires. Le reste est réalisé sur les autres produits artisanaux pour lesquels la société a été innovatrice, tels les luminaires en fer forgé et en tadellaket, les lanternes en henné... Manu Carpet, qui a remporté le Trophée d'or à l'expert dans la catégorie moins de 2 millions de DH de chiffre d'affaires à l'exportation a aujourd'hui 17 ans d'existence. C'est la deuxième fois que la société se présente à ce concours. Elle exporte sur plusieurs marchés en Europe, notamment en Allemagne et Amérique latine, au Canada ainsi que dans les pays arabes. Au départ, Manu Carpet était spécialisée dans le tissage et la vente de tapis haut de gamme.Le marché du tapis étant en dégringolade, sa survie dépendait de la diversification. Le Maroc, qui vendait, il y a huit ans près de 2 millions de m2 de tapis dont 70% à l'expert, n'en écoule plus que 30%, fortement concurrencé par des produits en provenance du Tibet et du Népal. Depuis 10 ans, Manu Carpet a entamé sa mutation en se diversifiant et en élargissant ses activités. Elle s'est mise à la fabrication et la commercialisation des articles artisanaux de luxe pour le marché local et à l'exportation. Son fondateur, M. Ahmed Tagmouti, est fier aujourd'hui de la transformation de son entreprise. Il reste toutefois discret sur son chiffre d'affaires à l'instar d'ailleurs de la plupart de ses pairs, prétextant la concurrence. Ce qui ne manque pas de susciter des questions quant au fondement de cette discrétion.Pour M. Tagmouti, les fabricants de produits artisanaux ne doivent pas s'industrialiser au risque de tuer l'activité. «Si l'on veut garder le charme de ces produits, il faut rester dans les dimensions humaines«, précise-t-il. «C'est dans ce sens, ajoute-t-il, que le commerce électronique pour les produits artisanaux doit être bien étudié. L'artisanat répond en effet à des normes spécifiques«. M. Tagmouti tempère toutefois: «L'avenir est aux nouvelles technologies et on sera obligé un jour de vendre via Internet. Avant, il faudra créer une infrastructure spécifique pour nos produits«. En attendant, le DG de Manu Carpet ne chôme pas. Des idées, il en a. Son grand projet est la création d'un centre de formation d'artisans. «C'est une question de survie, l'artisanat ayant toujours été un héritage de père en fils ou de mère en fille. Cela ne se fait plus, urbanisation oblige, Il faut maintenant prendre le relais«, explique-t-il. B.B.

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