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Affaires

Collecte d’ordures à Casablanca
Segedema part en guerre contre les points noirs

Par L'Economiste | Edition N°:1881 Le 22/10/2004 | Partager

. Plus de 30 ont été recensés dont 70% éradiqués. Douar Chama est le plus grandLES responsables de Segedema, société de nettoyage et de collecte d’ordures à Casablanca, sont satisfaits du bilan de leurs six premiers mois d’activité. “C’est un bilan satisfaisant, encourageant et porteur de nouvelles demandes et de nouveaux besoins”, confirme Philipe Glain, directeur d’exploitation à Segedema. “Les citoyens ont déjà remarqué une nette amélioration au niveau de la propreté de la ville. C’est un élément qui nous incite à ne pas relâcher nos efforts. Au contraire, il nous pousse à améliorer notre organisation pour répondre aux exigences des habitants de Casablanca qui, au fur et à mesure, deviennent beaucoup plus exigeants”, ajoute-t-il. En effet, la société collecte depuis le premier avril, date du démarrage de son activité, une moyenne de 24.000 tonnes d’ordures ménagères par mois, avec un pic très sensible au mois de juillet. “D’après nos estimations, cette hausse est due à la forte présence des MRE en cette période”, estime Glain.Ce volume dépasse les 21.000 tonnes prévues par le cahier de charge. La société emploie environ 1.000 personnes et dispose d’un parc de 90 véhicules qui consomment quelque 100.000 litres de carburant par mois. Au total, Segedema collecte environ 720 tonnes par jours. La zone d’Aïn-Chock arrive en tête en terme de collecte avec 260 tonnes par jour. Elle est talonnée par Ben M’Sik avec 150 tonnes/jour. Sidi Othmane produit quelque 140 tonnes par jour. Lissasfa 90 tonnes et Sbata 80 tonnes. Au cours de ces six premiers mois, Segedema a engagé des campagnes d’éradication des points noirs, de nettoyage de terrains vagues et de reconquête des espaces vacants. Une opération qui se terminera vers la fin de l’année. . Les dépôts de gravats posent problèmeSur le terrain, plus de 30 points noirs ont été recensés dans cette zone. Près de 70% ont été éradiqués. “Ce sont des chantiers très conséquents qui se situent dans les endroits les plus retirés de la ville. Il a fallu mobiliser de gros moyens pour nettoyer ces espaces. Des flottes de camions semi-remorques et des engins de chargements ont été nécessaires”, souligne Glain. Le plus grand point noir traité est situé dans l’arrondissement d’Aïn-Chock. C’est celui de douar Chama, étalé sur une superficie d’environ 5 hectares. “C’était une ferme en plein milieu de la ville. De l’habitat anarchique avec des élevages de vaches, de moutons et de mulets ”, ajoute le directeur d’exploitation à Segedema. Selon ce dernier, ce sont essentiellement les dépôts de gravats qui sont à l’origine de ces points noirs. Les constructeurs n’ont pas d’endroits précis où les jeter. En plus, ils n’ont pas beaucoup d’obligations en matière de protection de l’environnement. Pour éviter que les gens ne récidivent, la société demande aux responsables de la ville de réaménager ces terrains le plus rapidement possible.Par ailleurs, Segedema a monté trois opérations “Journée propre” en partenariat avec des associations de quartiers. Elle accompagne ces associations dans leur engagement pour la propreté et le respect de l’environnement. “Cela rapporte le soutien des citoyens parce que la propreté est l’affaire de tous, et le citoyen est une partie prenante dans cette affaire”, explique Glain. En effet, les citoyens ont eu des réactions diverses par rapport au travail de la société. Certains ont même refusé les conteneurs. Mais la société a essayé de les convaincre en s’engageant à respecter les horaires de passage pour la collecte, à assurer le nettoyage des conteneurs et l’hygiène des endroits où ils sont déposés. Pour Glain, la conteneurisation reste la seule solution à Casablanca, quoique les constructions ne prévoient pas d’endroit pour les mettre. Par ailleurs, Glain considère que les mentalités sont en train de changer. “C’est une bonne chose parce que déjà au bout de 6 mois on commence à parler de problèmes spécifiques comme l’évacuation de gravats, l’évacuation de déchets verts et puis surtout le tri sélectif”. Néanmoins, le tri sélectif n’est pas possible pour le moment. “S’il faut qu’on procède à cette méthode, il faut avoir une filiale de traitement spécifique pour chaque type de déchets. Et une fois les déchets triés, il ne faut pas les remettre ensemble au bout de la chaîne. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul traitement pour les déchets, c’est la décharge de Mediouna”.Pour plus de qualité et de proximité avec les citoyens, la société compte également mettre en place un service clientèle qui sera chargé de réceptionner les réclamations des clients. Le projet est prévu pour le début de l’année prochaine.Mohamed AKISRA

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