×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Entreprises

    CNCA: La paix sociale ébranlée

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    Le personnel de la CNCA a décrété une grève générale de 48 heures pour les 15 et 16 avril. Les syndicalistes réclament l'application immédiate des 18 points contenus dans l'Accord passé entre la CDT, le Ministère de l'Agriculture et la Caisse. Ce préavis de grève annonce la fin de la paix sociale.


    L'état de grâce est terminé pour M. Saïd Ibrahimi. Le Bureau syndical, affilié à la CDT, a lancé un appel à une grève générale nationale de 48 heures les 15 et 16 avril.
    C'est la principale décision annoncée lors du rassemblement du personnel au siège de la CDT à Rabat le 4 avril. Selon les organisateurs, environ 600 personnes se sont donné rendez-vous dont nombre sont venues d'autres villes du pays. Mais «l'approche de l'Aïd Al Adha a dissuadé plusieurs d'entre elles à faire le déplacement», a lancé M. Abdelhak Riki, secrétaire général du Bureau de coordination syndical du Crédit Agricole et membre du Bureau national du SNB/CDT.

    Ambiance bon enfant

    Ce mouvement de protestation sera suivi d'une autre grève de 72 heures si les revendications ne sont pas satisfaites, harangue M. Riki devant une foule scandant des slogans hostiles à l'endroit de la Direction Générale de la Caisse. Etape suivante si aucune solution n'est trouvée: une marche de protestation du personnel de la Rue d'Alger, siège de la Caisse, au Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche Maritime.
    Dans une ambiance bon enfant, les militants déplient les banderoles dont l'une indique que «le personnel exige un débat national sur le devenir du Crédit Agricole». Le message est lâché pour l'exploitation politique.

    Avec ce préavis de grève, c'est une première brèche ouverte dans la paix sociale. Et paradoxalement, c'est la CDT, proche de l'USFP, qui en prend l'initiative. En outre, la circulaire du Premier ministre(1) sur la préparation de la Loi de Finances 1998-99 aborde le Crédit Agricole sur le registre des efforts que l'Etat doit déployer pour l'assainissement de la gestion de certains secteurs économiques. D'ailleurs, le Premier ministre a donné
    son accord pour présider dorénavant l'ensemble des conseils d'administration de la Caisse. Cette initiative de M. Abderrahman Youssoufi implique la présence des ministres concernés par la Caisse que sont MM. Fathallah Oualalou et Habib El Malki. Cette décision a été rendue publique à l'occasion de la cérémonie d'adieu organisée pour M. Ahmed Lahlimi Alami de son poste de directeur général-adjoint de la CNCA, nommé ministre des Affaires Générales du gouvernement.

    Plan de licenciement


    Pour l'heure, le Bureau syndical réclame «l'application immédiate et sans conditions des 18 points des revendications objet de l'Accord de l'été 1997 passé entre le syndicat, le Ministère de l'Agriculture et le Crédit Agricole». il exige l'arrêt immédiat des recrutements de hauts cadres et l'ouverture d'une enquête sur leur légalité, les profils des recrues et les «énormes avantages qui leur sont accordés».
    La question des sureffectifs est également au centre de ce bras de fer. Sur ce point, la Direction Générale dément formellement l'existence d'un plan de licenciement. Pour préciser sa position, elle envisage d'organiser un point de presse dans les prochains jours. En attendant, M. Riki a publiquement stigmatisé la démarche du DG qui a consisté à vouloir «se débarrasser de 55 personnes détachées pour les renvoyer à leur ministère d'origine». Cette initiative s'inscrit dans sa stratégie de compression des charges, de la masse salariale et l'inadéquation des profils, rappelle les syndicalistes. Ces derniers exigent d'être associés à l'élaboration du plan de redressement ainsi qu'à tout projet social. Le syndicat présente l'accord social de Jerrada comme un mo-
    dèle à suivre. La CDT s'enorgueillit d'avoir parvenu, au terme de plusieurs semaines de négociations, à dissiper les malentendus et «parapher un document qui arrange toutes les parties».
    Autre point de discorde: après les deux grèves de janvier et de février, la Direction Générale avait opéré un prélèvement sur les salaires du personnel gréviste: motif l'«ABS» (lire absent). Le syndicat de-mande la restitution de ces prélèvements.

    Mohamed CHAOUI

    (1) Cf L'Economiste n° 324 du 2 avril 1998.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc