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CMC: Le budget 2008 de la compensation déjà caduc

Par L'Economiste | Edition N°:2683 Le 31/12/2007 | Partager

. Les 20 milliards de DH sont estimés sur la base d’un baril de pétrole à 75 dollars. Mettre en place un système alternatif, combinant différentes mesuresLa dernière Lettre du CMC passe à la loupe la politique de compensation telle qu’elle est pratiquée au Maroc. Le résultat de son diagnostic est sans équivoque. «Une réforme de cette politique est nécessaire». Et l’argumentaire tient de faits concrets: «Initiée dans une perspective de régulation des prix par un mécanisme de compensation des coûts, celle-ci s’est transformée en une simple subvention», déplorent les experts du CMC. Et de poursuivre que «l’objectif social a fini par prévaloir sur l’objectif économique et financier». L’actualité de la Caisse de Compensation semble leur donner raison. Sa réforme est plus que jamais à l’ordre du jour. A l’issue du conseil d’administration de la Caisse, le 26 décembre 2007, le ministre délégué aux Affaires économiques et générales, Nizar Baraka, a annoncé le lancement de la réflexion sur la réforme de cette institution dont L’Economiste a révélé les pistes (Cf.www.leconomsite.com). Les raisons corroborent celles des experts du CMC: «Améliorer la performance de la Caisse, en assurant un meilleur ciblage des bénéficiaires». A demi-mots certes, mais Baraka a fini par avouer qu’il faudra mettre en place un système de contrôle efficace, réviser la structure tarifaire et réorganiser les secteurs concernés. «Cette réforme inscrira la Caisse de compensation dans une logique de performance et de gestion des mécanismes de compensations axés sur les résultats», prophétise Baraka. Il n’empêche, pour les conjoncturistes du CMC, les subventions accordées, 4% des dépenses budgétaires, pèsent de plus en plus sur les finances publiques. Pour eux, les réformes initiées, il y a quelques années, sont inachevées. Pis encore, ils se refusent à rêver de lendemains meilleurs, même s’ils proposent des alternatives et des pistes nouvelles à étudier. «Les réformes qui sont en gestation, seront-elles à même de sortir la Caisse de compensation de cette impasse financière et sociale»? Voilà qui devrait interpeller Baraka. La compensation représenterait 20 milliards de DH en 2008 touts produits confondus, pour une politique sans issue. Car, selon le CMC, cette estimation est faite sur la base d’un prix du pétrole à 75 dollars le baril. A noter que ce prix a dépassé les 99 dollars depuis fin novembre dernier. La conclusion du CMC est on ne peut plus claire: «Ce poids rend nécessaire la mise en œuvre d’un programme global de réforme du système de compensation». Auquel cas, le pouvoir d’achat des catégories sociales les plus démunies se verra préservé avec en toile de fond une meilleure allocation des ressources publiques.


Attention à «une décompensation brutale»!

La politique de suspension partielle des subventions, en les orientant vers des groupes cibles, a montré ses limites. Pour le CMC, le ciblage par une discrimination des prix favorables à des produits de deuxième choix (farine de qualité inférieure) a des effets limités. Pis encore, il serait difficile à étendre aux autres produits (huile, sucre…). Les experts du Centre sont catégoriques. «Le choix d’une gestion efficiente des subventions ciblées s’avère délicat», car «une décompensation brutale pourrait conduire à une déstabilisation sociale». Ils prônent une politique alternative progressive combinant différentes mesures telles que l’assouplissement des circuits de distribution. Pour cela, il faudra éliminer «les quotataires qui prélèvent une partie des marges sans que leur fonction ait une raison d’être économique».B. T.

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