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Economie

Cinq nouveaux barrages pour 2008

Par L'Economiste | Edition N°:2679 Le 25/12/2007 | Partager

. Le coût total est estimé à 1,44 milliard de DH. Les appels d’offres lancés au cours de janvierLes appels d’offres pour la construction de cinq nouveaux barrages, contenus dans la loi de Finances pour 2008, sont prêts. Le coût total s’élève à près de 1,5 milliard de DH. Le secrétariat d’Etat à l’eau et à l’environnement compte les lancer en janvier. Le gouvernement est déterminé à multiplier les efforts pour mobiliser les ressources en eau en général et des eaux de surface en particulier. D’ailleurs, le souverain a donné ses instructions pour accélérer le rythme de construction des barrages, de différentes tailles. A côté de ces grands et moyens ouvrages, une grande opération de barrages collinaires est en cours de préparation. En attendant, le plus important est le barrage Zerrar, situé à une trentaine de kilomètres d’Essaouira. Le coût du projet est estimé à 600 millions de DH. Selon les spécifications techniques, cet ouvrage, d’une hauteur de 73 mètres, permettra de stocker 65 millions de mètres cubes par an. Il a été programmé dans le cadre du plan directeur intégré d’aménagement des eaux du bassin du Tensift, approuvé par le Conseil supérieur de l’eau et du climat. Selon ses initiateurs, ce barrage permettra d’alimenter en eau potable et industrielle la ville, les centres avoisinants et la station balnéaire Mogador projetée dans le cadre du plan Azur. En effet, Essaouira est actuellement desservie à partir de la nappe de Kourimat-Meskala, susceptible de baisser. Pis, celle-ci est exposée à un risque certain d’intrusion des eaux marines. En outre, cette seule ressource ne peut suffire à subvenir à la demande en eau croissante d’Essaouira notamment en période de haute saison et aux besoins en eau des projets touristiques programmés. Ces projets touristiques ne peuvent avoir lieu que si l’approvisionnement en eau de la ville est sécurisé, note un document du département de l’Eau. La dotation allouée à la ville à partir de ce barrage sera de 6 millions de mètres cubes par an. A cela s’ajoute l’irrigation du périmètre de Ksob-Iguezoullen qui s’étend sur une superficie de 1.500 ha pour un besoin de 12 millions de mètres cubes par an.Autre avantage de cet ouvrage, la protection de l’environnement, notamment de la baie et la plage d’Essaouira contre les inondations et les pollutions dues aux eaux de crues. La crue maximale de Oued Ksob, observée en novembre 2005, avait atteint un débit de 2.600 mètres cubes par seconde. Au moment des crues importantes, les eaux de l’oued causent l’inondation de certaines parties de la ville d’Essaouira et de la plage. Un mal n’arrive jamais seul: l’inondation du réseau d’assainissement se traduit en période pluvieuse par des débordements sur les habitations avoisinantes.. Importantes perturbationsLe deuxième barrage est celui de Tamalout, sur oued Ansegmir à environ 35 km au sud-ouest de Midelt dans la province de Khénifra. Le coût du projet est estimé à 350 millions de DH. La capacité de retenue de ce barrage (d’une hauteur de 63 mètres) est de 42 millions de mètres cubes. Outre l’élevage pastoral d’ovins à faible rendement, l’activité économique de la région s’est limitée à l’arboriculture, en particulier le pommier. Actuellement, l’arboriculture connaît d’importantes perturbations notamment en période sèche en raison d’une baisse inquiétante du niveau de la nappe. «Pour faire face à cette situation, il est nécessaire de mobiliser les eaux de surface pour sauvegarder cette arboriculture afin de favoriser le développement économique et social de la région», note le secrétariat d’Etat à l’eau et à l’environnement. Pour ce département, le barrage Tamalout, ouvrage à caractère social, permettra de régulariser les apports de oued Ansegmir, affluent rive droite de oued Moulouya pour l’irrigation des vergers de pommiers et arbres fruitiers d’une superficie de près de 5.000 ha. Timkit sera le troisième barrage. Situé sur oued Tanguerfa affluent de oued Gheriss dans la région d’Errachidia, l’ouvrage de 56 m de hauteur est attendu depuis une trentaine d’années. Il permettra de créer une retenue de 14 millions de m3. Le coût du projet est estimé à 250 millions de dirhams. La nappe de Tinejdad a enregistré une importante baisse causée par les pompages excessifs de l’irrigation et accentuée par la sécheresse ayant sévi durant cette dernière décennie dans la région caractérisée par une faible pluviométrie ne dépassant guère 150 mm/an en moyenne.La région de Tinejdad souffre par conséquent d’un déficit chronique en eau, ce qui affecte l’activité agricole, notamment la palmeraie. L’alimentation en eau potable du centre de Tinejdad subit d’importantes perturbations en périodes sèches liées au rabattement de la nappe qui occasionne des frais de fonctionnement prohibitifs.Compte tenu de ces conditions, le stockage des eaux de crues et leur recharge artificielle au niveau de la nappe souterraine favoriserait le développement économique et social de cette région. Ainsi, la réalisation du barrage Timkit, ouvrage à caractère social, permettra la recharge de la nappe de Tinejdad, l’irrigation d’une superficie évaluée à 1.000 ha (dont 750 ha palmeraie), l’alimentation en eau potable des centres avoisinants et le contrôle des crues.Dernier ouvrage, Aït Moulay Ahmed. Situé sur oued Aïn Leuh dans la commune de oued Ifrane, province d’Ifrane à environ 25 km au sud de la ville d’Azrou. Le coût de réalisation de cet ouvrage, d’une retenue de 2,5 millions de mètres cubes, est estimé à 30 millions de DH. D’autres petits ouvrages similaires seront construits à travers le pays. Leur importance au niveau local est capitale. En effet, ces petits barrages créent des activités génératrices de revenus et permettent de préserver les oasis. . Impact local des petits barragesC’est le cas de la région de Aïn Leuh. Celle-ci connaît un développement de la petite et moyenne hydraulique qui constitue la principale activité économique de la population. Les apports d’eau de surface, provenant dans leur majeure partie de la fonte des neiges, étaient régularisés naturellement. Les dernières années de sécheresse ont affecté un grand nombre de casiers d’irrigation de l’aval de la vallée compte tenu que les apports aussi bien de surface que ceux des résurgences des sources sont devenus très limités affectant en premier les agriculteurs de l’aval. La vallée de oued Ifrane est une zone à fort potentiel de productivité des arbres fruitiers (pommiers, poiriers, etc.). La plantation d’arbres s’est intensifiée, ce qui a accentué la demande en eau. Ainsi, l’accroissement des besoins en eau agricole n’a pas cessé de s’amplifier et ne peut être assuré en l’absence de régularisation stockant notamment les eaux de crues, note un document du département de tutelle.


Chefchaouen: Un barrage pour anticiper la demande

. Eviter le scénario Tanger des années 90Le département de l’Eau anticipe sur les situations de crise. Ainsi, pour éviter une rupture d’approvisionnement en eau de Chefchaouen, il a prévu de construire un barrage baptisé, Moulay Bouchta. Situé à environ 15 km de la ville, sur l’oued du même nom affluent principal de oued Laou, l’ouvrage permettra de stocker 12 millions de m3. Le coût du projet est estimé à 210 millions de DH. Chefchaouen est actuellement alimentée par les sources Ras El Ma et Tissemlal avec un débit équipé de l’ordre de 30 litres par seconde et qui constituent la seule source d’alimentation en eau potable de la ville. Ras El Ma, d’un débit moyen de 420 l/s, est également utilisée pour l’irrigation de 600 ha de cultures maraîchères. Pour garantir la satisfaction des besoins futurs en eau potable de la ville, il a été prévu de réaliser une adduction d’eau potable à partir du barrage Ali Thailat vers Chefchaouen. Et cela conformément au plan directeur d’aménagement intégré des eaux des bassins du Loukkos, Tangérois et Côtiers méditerranéens.La ville de Chefchaouen connaît un important développement économique et social, engendrant une forte demande en eau. La satisfaction de cette demande sans cesse croissante et sa sécurisation exigent, pour ne pas vivre la situation qu’a connue la ville de Tanger dans les années 90, la réalisation du barrage Moulay Bouchta. Ce barrage permettra d’assurer l’alimentation en eau potable de la ville de Chefchaouen et des centres avoisinants avec une dotation allouée de 2 millions de mètres cubes. L’irrigation du périmètre de Laou, dont une partie est desservie actuellement d’une manière traditionnelle moyennant des prélèvements à partir de l’oued. Autre avantage, la protection du barrage Ali Thailat et de l’usine hydroélectrique Laou-Talambout contre l’envasement. Mohamed CHAOUI

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