×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Casablanca: 50 milliards de DH pour les transports

Par L'Economiste | Edition N°:2679 Le 25/12/2007 | Partager

. Budget à réunir grâce aux plus-values de l’extension urbaine. L’Etat et les entreprises publiques impliquées. Adapter les tarifs au pouvoir d’achatCASABLANCA mise sur le développement des transports en sites propres: tramway, métro et réseau express régional (RER). Ce sont, en effet, les solutions préconisées par le Conseil de la ville pour régler les problèmes liés à la circulation dans la métropole économique. S’il est déjà question de la mise en service d’un tramway, les autres formules de déplacement ne sont pas écartées. Mais le projet coûte cher. Les estimations pour la réalisation des premières lignes sont de 4 à 5 milliards de DH pour les trois modes de transport. Un budget colossal. Et l’on se demande comment la ville de Casablanca va relever le défiA titre indicatif, le programme d’investissement d’une entreprise nationale publique comme l’ONCF (Office national des chemins de fer) n’en représente que le tiers, soit 17 milliard de DH sur 3 ans. Quant au programme autoroutier du gouvernement (500 kilomètres), il représente un montant de 3,5 milliards de DH. «C’est dire combien la problématique du financement du transport en commun à Casablanca est cruciale», souligne Mohammed Sajid, maire de Casablanca. Et d’ajouter qu’il faut impliquer de nombreux partenaires, privés et publics. Ainsi, le maire donne des pistes pour le financement de ce vaste chantier. Un financement que ne peut supporter seule la ville. En effet, sur les deux milliards de budget de Casablanca, la moitié est engloutie par les salaires des 18.000 fonctionnaires de la commune. Le reste ne peut aider à finaliser des projets de cette envergure. «Sans l’implication de l’Etat, on ne peut rien faire. Il est de notre devoir d’inciter les autorités centrales à prendre en compte, dans ses programmes, le financement des politiques de Casablanca», affirme le maire. En plus de l’Etat, la ville dégage d’autres sources de financement. Par conséquent, les plus-values dégagées de l’extension urbaine seront dédiées aux projets de transports collectifs. Avec l’ouverture de la nouvelle ville de Zenata, plus de 2.000 hectares s’ajouteront au périmètre urbain. Les bénéfices réalisés sur les ventes des lots seront réservés aux transports publics. Idem pour le site de Casa Anfa, d’une superficie de 160 hectares, qui promet de fortes plus-values. Par ailleurs, les promoteurs chargés de l’aménagement de ces zones sont invités à intégrer les transports en sites propres dans leurs plans. Plus question, en effet, de procéder à des réaménagements de territoires sans penser aux déplacements des usagers. Rappelons que le tramway de Rabat sera financé en grande partie par les bénéfices dégagés de l’aménagement de la vallée du Bouregreg. En ce qui concerne le lancement du projet, le démarrage des travaux est annoncé pour l’année 2009, du moins dans le cas du tramway. Les appels d’offres seront lancés en mars ou avril 2008. La mise en service de la première ligne (30 kilomètres et 60 stations) est prévue pour 2012 (www.leconomiste.com). Mais, si la réalisation du tramway absorbe des sommes astronomiques, quel sera le prix du ticket? Une question logique dans la mesure où le projet doit être rentable? «Une chose est sûre, les tarifs tiendront compte du pouvoir d’achat de la population. Il ne s’agit pas de faire que du profit, mais surtout de faciliter le déplacement des usagers. Ainsi, plusieurs mécanismes permettant l’allégement du prix du transport en commun sont à l’étude. Le challenge sera de trouver une solution qui satisfasse toutes les parties».


Tramway

LE tracé du tramway est déjà défini. Il est long de 35 kilomètres et dispose de 60 stations. Le tramway, dans un premier temps, passera par neuf quartiers: Sidi Moumen, Hay Mohammadi, centre-ville, El Fida, Ben M’Sick, Bachkou, Sidi Maârouf, nouveau pôle d’Anfa et Hay Hassani. Les campus universitaires, hôpitaux, quartiers des affaires en centre-ville, le Technopark, les zones industrielles de Moulay Rachid et Roches Noires et la gare routière seront desservis en priorité. Mais des modifications sont susceptibles d’être apportées au tracé.Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc