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    Cinéma: MPS ouvre le chantier de ses studios

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    A une quinzaine de km au Sud de Casablanca, MPS construira des studios de tournage clés en main. Ce complexe cinématographique sera conçu selon les normes européennes.


    Luc Besson ou encore James Cameron (le papa du Titanic) pourraient bien tourner au Maroc, plus exactement à une quinzaine de km au Sud de Casablanca. La société MPS (Moroccan Productions and Services) va se doter de studios de tournage dont les travaux démarreront en juin prochain. Montant de l'investissement: 22 millions de DH, financés par des prêts contractés auprès de la BNDE et de la Société Générale (64%). Le reste (36%) provient des fonds propres.
    L'investissement concerne notamment les terrains, les constructions et les aménagements. L'essentiel des équipements ont été acquis au fil des années par MPS.
    Pour ce qui est de l'amortissement de l'investissement, M. Sarim Fassi-Fihri, PDG de MPS, explique que le chiffre d'affaires des trois dernières années au niveau uniquement des prestations techniques peut "au moins rembourser le prêt et les frais financiers". Reste toute la partie travaux, fournitures et services extérieurs, qui sera payée par l'activité de production et l'occupation des plateaux.
    Ce complexe cinématogra-phique pourrait donner du punch à l'industrie de l'image au Maroc.

    Demande réelle


    Les pays industrialisés l'ont compris: le cinéma est devenu un enjeu mondial, le plus grand produit de consommation dans le monde. Le septième art est aujourd'hui une industrie "portée" par le dévelop-pement de la civilisation de l'image et des loisirs. Un business qui engrange chaque année des milliards de Dollars de recettes. Au Maroc, le secteur tarde à se secouer. Reste que des frémissements ont commencé. Des mesures institutionnelles sont déjà concrétisées (un "crédit pour le cinéma" partagé entre les deux chaînes pour la promotion du film marocain). Après neuf ans de procédures d'octroi de terrains et d'autorisations, la société MPS obtient le permis de construire au début de l'année 1998.
    Les studios couvrent une superficie de 7,5 ha. Actuellement, les appels d'offres sont en cours d'élaboration pour le bureau de contrôle, les gros oeuvre, les travaux de terrassement.
    Le choix du site n'est pas dû au hasard. "A partir du moment où nous sommes entre quatre murs, nous pouvons être n'importe où", indique M. Fassi-Fihri. "Casablanca reste la ville où nous avons tous les intervenants économiques (Douane, banques, aéroports), les infrastructures d'accueil ou encore les matériaux".

    Aujourd'hui, souligne M. Fassi-Fihri, une réelle demande existe en studios de tournage. Pour lui, avec le cinéma, le marché marocain c'est d'abord la publicité. Entre 130 et 150 films publicitaires sont annuellement tournés au Maroc, avec une majorité en intérieur. A terme, MPS tentera de drainer les séries télévisées et les sit-com européens qui pourront occuper les plateaux quatre ou cinq mois. La demande en Europe, souligne M. Fassi-Fihri, se fait de plus en plus croissante et n'arrive plus à être complètement satisfaite. Les studios sont "surbookés" sur une longue période et de nombreux longs métrages étrangers commencent à prendre le chemin des décors intérieurs.
    MPS fournira des studios clés en main: une infrastructure de travail, des loges, un stock de 7.000 pièces de costumes pouvant habiller entre 3.000 et 4.000 figurants, des plateaux entièrement équipés. A ce niveau, MPS estime détenir près de 70% du parc déjà existant (machinerie, caméras, éclairage, effets spéciaux, véhicules spécialisés...). "Le client entre avec ses acteurs et son réalisateur et sort avec son film", assure M. Fassi-Fihri.

    Dans le détail, le complexe comprendra deux plateaux, l'un de 1.200 m2 (15 m de haut) et l'autre de 400 m2 (12 m de haut), tous deux insonorisés, ce qui met le projet dans le haut du tableau des studios existant en Europe et sur le pourtour méditerranéen, est-il précisé. S'y ajoutent un plateau de prises de vues publicitaires et photographiques, le siège de MPS, les restaurants, la post-production, des salles de projection et de montage, des aires de construction de décors en extérieur. Au total, 12.000 m2 couverts. Dans cette future "usine" de films, 30 à 40 personnes permanentes et jusqu'à 200 personnes y travailleront en production.

    Meriem OUDGHIRI

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