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    Economie

    CIMR: Des affiliés veulent entrer au Conseil d'Administration

    Par L'Economiste | Edition N°:660 Le 15/12/1999 | Partager

    · La gestion par les compagnies d'assurances des parts salariales montrée du doigt
    · Les affiliés dénoncent un manque de transparence, une faible rémunération des fonds ainsi que des chargements excessifs


    La salle n'a pas affiché comble, samedi dernier, au cours de la réunion de l'Association des affiliés retraite CIMR (ARCIM). Et il faut sans doute mettre cela à l'actif de l'effet Ramadan. Pour le reste, le mouvement de colère, qui semble gagner une partie des affiliés au régime, a tout l'air d'une bombe à retardement. L'Arcim veut siéger au Conseil d'Administration de la Caisse. La toute jeune association (qui a été créée en mars 98) a de sérieux arguments à faire valoir. Elle considère qu'il revient aux affiliés en premier de décider des choix en matière de politique de placement, du moins en ce qui concerne leurs cotisations.
    Les assureurs sont avertis: ils sont visés en premier. Plus concrètement, les affilés estiment que les fonds gérés par les compagnies d'assurances sont très faiblement rémunérés (il s'agit des cotisations salariales gérées par capitalisation par les assureurs). Ils jugent ridicule le rendement actuel de 4,5%, "un taux qui est resté pendant des années figé à 3,5%". A cette faible rémunération, s'ajoutent les taux de chargement, qualifiés d'excessifs, appliqués par les compagnies d'assurances: une commission de 2,5% prélevée sur les cotisations plus une commission de 0,6% (en 1999) calculée sur les provisions mathématiques. Sans compter "des comptes déclarés déficitaires pour ne pas avoir à verser de participation aux bénéfices".

    Une brèche aux conséquences incalculables


    "Nous devons avoir la possibilité de confier les fonds au plus offrant et aux conditions les plus avantageuses sur le marché. C'est notre droit le plus légitime" indique Mohamed Khalki, président de l'Arcim. S'ils obtiennent gain de cause, les affiliés CIMR pourraient ouvrir une brèche dont les conséquences seraient incalculables pour les assureurs, eu égard les enjeux financiers. Un aperçu: la valeur estimative du portefeuille CIMR dépasse les 8 milliards de DH. Toujours par rapport aux assureurs, l'Arcim déplore également le manque de transparence de la part de certaines compagnies.
    Parallèlement à la rémunération des fonds placés auprès des assureurs, l'Arcim a également soulevé les autres problèmes qui se posent avec acuité pour le régime CIMR. Les affiliés se disent notamment préoccupés par les menaces démographiques qui pèsent sur le régime CIMR: baisse du nombre d'actifs et hausse du nombre de retraités. Dans ces conditions, ils estiment que le projet de relèvement du plafond CNSS pourrait avoir de graves répercussions sur le régime CIMR "en particulier en l'absence de mesures concomitantes pour le régime CIMR". Pour contrebalancer l'impact de l'effet démographie, il est suggéré de rendre obligatoire, à l'instar de la CNSS, l'adhésion au régime (en fait cette idée a été soulevée à plusieurs reprises dans la perspective d'une réforme des régimes de retraites au Maroc). En fait, pour faire passer leurs revendications, les affiliés savent qu'une réforme des statuts de la Caisse est nécessaire.
    Au-delà des questions de fond, les affiliés n'ont pas apprécié l'arrogance affichée par les assureurs, lors d'une entrevue avec la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances. "Ils nous ont expliqués que s'ils acceptaient de discuter avec nous, c'est uniquement à titre amical. Nous allons voir". Si la négociation ne donne pas de résultat, l'Arcim se dit prête à tout, pour faire aboutir ses revendications, y compris aux voies judiciaires. Pour l'heure, les affiliés préfèrent temporiser.

    Mohamed BENABID

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