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Economie

Chimie/Parachimie
Le secteur se prépare pour «Emergence»

Par L'Economiste | Edition N°:2891 Le 29/10/2008 | Partager

. Mise en place d’un master plan. Nouvelle stratégie industrielle . Etat des lieux, benchmarking, veille technologiqueLE secteur des industries chimique et parachimiques (ICP) devra intégrer le plan ‘‘Emergence’’, bien que les données macroéconomiques du secteur restent en deçà de ses potentialités. Large et diversifié, le secteur dispose de plusieurs activités disparates et chaque filière est caractérisée par ses propres spécificités (automobile, habitat et tourisme, agriculture, agroalimentaire, aéronautique, textile…). Face à cette diversité, les industriels proposent de mettre en place des «mesures spécifiques répondant aux attentes des différentes branches via notamment une nouvelle stratégie industrielle». Pour ce faire, le secteur est doté aujourd’hui d’une nouvelle étude stratégique de développement des industries chimiques et parachimiques. Les grandes lignes de cette étude seront présentées lors du 13e forum qui sera organisé le 30 octobre à Casablanca. «L’idée est de mettre en place un master plan chimie-parachimie», indique Mustapha Ghayor, directeur de la Fédération de la chimie et de la parachimie. Cette étude est menée par le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, en collaboration avec la fédération, le groupe OCP et l’ANPME. L’étude est en dernière phase et le cabinet qui s’occupe de sa réalisation sera bientôt connu. Les résultats seront révélés en 2009. Parmi les objectifs de l’étude stratégique: «l’intégration du secteur de la chimie parmi les piliers du moteur de croissance». La difficulté réside en la mise en place d’«une approche globale», selon les professionnels. «D’où l’intérêt de mesures transversales et spécifiques qui répondent aux différents secteurs», disent-ils. Globalement, cette étude devra dresser l’état des lieux de l’industrie chimique au Maroc, faire le benchmarking avec les pays concurrents et surtout identifier les activités à fort potentiel de développement. Il s’agit en outre de définir la stratégie de développement sur les 10 prochaines années et, enfin, élaborer le plan d’action opérationnel. Bref, cette étude donnera une visibilité aux professionnels du secteur sur une durée de 10 ans, d’après ses concepteurs. Environnement, sécurité, formation, réglementation, veille technologique... tant d’axes y seront abordés. L’étude stratégique, qui touchera l’ensemble des filières de l’industrie chimique et parachimique, n’intègre pas toutefois, l’industrie pharmaceutique, la filière bois et celle du papier carton. L’étude touchera les industries implantées au Maroc et celles basées à l’extérieur. «Question de délocaliser certaines sociétés», est-il indiqué. A fin 2006, les industries chimiques et parachimiques ont contribué à hauteur de 19% au PIB industriel. Le taux de croissance du secteur est relativement stable (2 à 3%). Le secteur compte près de 1.602 entreprises, soit 21% des établissements industriels. Ces derniers représentent 19% à la production industrielle (44 milliards de DH) et ont employé 14% de l’effectif dans les industries de transformation (62.402 personnes). Notons que le secteur a drainé 17% des investissements industriels (2,7 milliards de DH) et réalisé 22% des exportations (13,3 milliards de DH). Le secteur de la chimie répond surtout au marché local. «Il s’agit d’une industrie qui accompagne l’économie nationale et qui répond aux autres industries connexes comme l’agroalimentaire, l’électrique, le mécanique et le métallurgique, le cuir et le textile…», indique Zouhair Barhon, responsable permanent à la Fédération de la chimie et de la parachimie. «La chimie est en amont de ces industries», dit-il. Globalement, la production industrielle a connu une quasi-stagnation et cela après la baisse enregistrée en août, selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale pour le mois de septembre 2008. La baisse a été ainsi plus constatée notamment dans les industries chimiques et parachimiques. Ils sont près de 30% chez les opérateurs chimiques et parachimiques à déclarer avoir ressenti une baisse de leur activité (cf. www.leconomiste.com). Le niveau actuel des commandes globales est jugé quasiment normal dans les industries chimiques et parachimiques et un niveau inférieur à la normale dans les autres branches.Pour discuter de l’évolution du secteur entre autres, la Fédération de la chimie et de la parachimie, et ses partenaires, organise le 30 octobre à Casablanca son 13e Forum de la chimie sous le thème «la chimie, un potentiel de développement pour un Maroc en marche». L’objectif de ce forum est de «mettre l’accent sur le rôle de l’industrie chimique dans le développement de l’économie nationale à travers notamment l’attraction des investissements, la promotion de l’emploi, l’encouragement de la recherche et développement...», souligne pour sa part Mustapha Ghayor, directeur de la Fédération. Le programme comporte en plus de la conférence d’ouverture, des interventions axées sur les investissements et l’emploi dans l’industrie chimique, avec des cas concrets d’entreprises adhérentes à la Fédération.


Conditions de décollage

Diagnostic et benchmarking, ce sont les mots d’ordre des concepteurs de l’étude qui recommandent de diagnostiquer l’ensemble des industries chimiques et parachimiques. En plus d’un travail sectoriel, l’étude prévoit aussi d’effectuer une analyse spécifique globale de l’élément «phosphore» dans l’industrie chimique et parachimique et de l’impact et des conditions d’accompagnement du programme de développement du groupe OCP. Les conditions du décollage d’un tissu industriel fort et compétitif de l’industrie du «phosphate» autour du groupe OCP sont aussi prévues. «Le phosphate peut développer des industries et des niches autour de lui», note le directeur de la Fédération. Cette étude globale et variée ne manquera pas aussi de mettre la lumière sur les autres éléments minéraux disponibles au Maroc tels que l’argent, le cobalt, la fluorine, le zinc, etc. Fatim-Zahra TOHRY

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