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Economie

Casablanca/Transport scolaire
Quand les normes ne sont pas respectées

Par L'Economiste | Edition N°:2891 Le 29/10/2008 | Partager

. 87% des établissements privés y ont recours. Chauffeurs et état des véhicules mis à l’index Quelque 496 chauffeurs de transport scolaire ont été impliqués dans des accidents en 2007. Pire, 22 y ont trouvé la mort. Des chiffres alarmants qui, en principe, doivent interpeller pouvoirs publics, autorités, parents et surtout propriétaires d’écoles privées. Le manque de sérieux des chauffeurs et la non maîtrise de la conduite sont le plus souvent cités comme causes de ces accidents. A telle enseigne que certaines écoles ont décidé de surseoir au transport scolaire. «C’est le manque de sérieux des chauffeurs, pendant trois ans, qui m’a poussée à renoncer à l’utilisation du transport scolaire», affirme Eliane Moreau, directrice de l’Institut du Boulevard Mohammed V à Casablanca. Des références très solides, notamment le sérieux et l’honnêteté, représentent, pour cette responsable, les critères qu’il faut retenir, en premier, pour la sélection des chauffeurs. Gharbi Jamal, propriétaire d’une autre école (Asterix) à Rabat exige, quant à lui, un permis «B», un âge entre 30 et 55 ans et une expérience d’au moins 5 ans dans la conduite d’un véhicule de transport. Très déçue par son expérience, Moreau raconte que son chauffeur effectuait un seul circuit alors qu’il devait en faire deux. «La camionnette était quotidiennement bondée et les élèves arrivaient à l’école très fatigués», précise-t-elle.Outre l’étouffement dont souffrent régulièrement les enfants transportés, d’autres risques peuvent survenir. En effet, «l’encombrement à l’intérieur de certains véhicules scolaires et l’atmosphère confinée représentent un facteur propice pour la transmission de maladies infectieuses, notamment virales chez ces enfants en bas âge, dont le statut immunitaire est insuffisamment développé», affirme un pédiatre de l’hôpital d’enfants de Rabat. «Par ailleurs, certains enfants souffrant de maladies chroniques respiratoires comme l’asthme et les rhinites allergiques risquent de voir leur état s’aggraver», ajoute le médecin. Pourtant, le ministère de l’Equipement et du Transport stipule, dans le décret n°2-80-122 du 5 moharrem 1402 (3 novembre 1981) relatif aux transports privés en commun de personnes, que «les enfants doivent être transportés assis, seules les personnes assurant l’accompagnement peuvent occasionnellement être transportées debout…» (Art.50). Aussi faut-il savoir que les enfants transportés doivent être accompagnés par au moins deux personnes adultes, trois au plus. En outre, des appuie-bras des sièges doivent diviser la longueur totale du véhicule affecté au transport d’enfants en compartiments comportant au maximum trois places. A signaler que ceci doit impérativement être vérifié au cas où le véhicule scolaire comporterait de longues banquettes disposées parallèlement à son axe longitudinal. La largeur et la profondeur de ces sièges, rappelons-le, sont supposées être de 30 cm. La distance libre, quant à elle, doit être de 55 cm à un mètre (Art. 49).En effet, le décret relatif au transport privé en commun d’enfants d’âge scolaire spécifie dans le détail ce que doit être l’état des véhicules. Ainsi, il est noté que «le véhicule doit être peint en couleur jaune avec une bande horizontale médiane blanche, de 30 cm de largeur, entourant le véhicule et portant, sur les côtés et à l’arrière, l’inscription «Transport scolaire» en langues arabe et française avec des caractères d’au moins 15 cm de hauteur». C’est la modification apportée (le 24 mars 1999) à l’article 51 dudit décret. Ces dispositions, on s’en doute, ne sont pas gratuites. Le législateur veut rendre facilement identifiable les véhicules affectés au transport scolaire. Mais, en aucun moment, la question du chauffeur n’est abordée. Pourtant, les conducteurs sont des éléments clés dans le transport scolaire. Il faut savoir, qu’au niveau de la ville de Casablanca, les chiffres du département en charge du secteur des transports indiquent qu’en 2007, environ 1.800 véhicules sont utilisés pour le transport scolaire. En effet, sur les 525 établissements scolaires privés, 460 proposent le transport. Avec la circulation d’un nombre assez élevé de véhicules, notamment dans une grande ville comme la métropole, la probabilité que des accidents surviennent reste très forte. Plus il est apprécié par certains parents, plus le transport scolaire devient pour eux source d’inquiétude. B.S & J.E.H

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