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Economie

Chasse: Premiers coups de fusil le 5 octobre

Par L'Economiste | Edition N°:2873 Le 03/10/2008 | Partager

. Création de 2 millions de journées de travail par an. Il faut développer la chasse organiséeLe Maroc dispose de potentialités naturelles énormes et diversifiées lui permettant de développer davantage le domaine de la chasse afin de lui permettre de jouer un rôle important dans la promotion du monde rural. C’est le constat affiché par les responsables du Haut commissariat aux eaux et forêts et la lutte contre la désertification (HCEFLCD), lors des travaux d’une journée de sensibilisation sur la police de la chasse organisée à Rabat lundi dernier. Cette journée s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour l’ouverture de la saison de la chasse 2008/2009. Pour l’ensemble des espèces, elle débutera à partir du 5 octobre prochain et prendra fin le 4 janvier 2009. Le développement de la chasse organisée est le grand défi posé aux responsables du secteur. «Car sur les 48.000 chasseurs enregistrés lors de la campagne précédente, 73% pratiquent la chasse libre», rappelle Jader Hammou, secrétaire général du HCEFLCD. Et d’ajouter que ce chiffre reste très en deçà des attentes eu égard aux ressources cynégétiques du pays. Sur ce point, il faut retenir qu’une quarantaine d’écosystèmes terrestres ont été identifiés au Maroc. Ils abritent une flore comportant près de 7.000 espèces dont 1.350 endémiques et une faune très diversifiée avec plus de 24.000 espèces. Au niveau du bassin méditerranéen, la biodiversité marocaine occupe la seconde place après celle de la région anatolienne en Turquie, avec un taux d’endémisme de 20%. Pour le moment, le secteur contribue à la création de près de deux millions de journées de travail par an sans oublier les revenus dégagés à travers la commercialisation des produits du terroir. Pour relancer le secteur, une stratégie est mise en place par les responsables du Haut Commissariat. Premier travail à faire est l’actualisation du cadre juridique de la pratique de la chasse basé sur le dahir de 1923. Un nouveau texte a été préparé en 2006. Le projet de décret de son application est en cours d’examen par le Secrétariat général du gouvernement. Outre de nouvelles mesures pour renforcer le contrôle par les gardes de la chasse, ce décret prévoit que la pratique de cette dernière soit dorénavant conditionnée par le passage d’un examen. Ce dernier sera composé de deux parties, l’une théorique et l’autre pratique. La stratégie vise également le développement de la chasse organisée à travers la promotion de la chasse amodiée au profit des associations de chasseurs. Pour ce faire, il a été procédé à la révision des clauses des cahiers des charges de location dans le but d’encourager la chasse organisée au détriment de celle libre dite «chasse banale». Cela permet une gestion directe de la faune gibier par les chasseurs. Sur ce point on doit retenir que plus de 2 millions d’hectares sont amodiés à 450 associations et 34 sociétés de chasse touristiques. La majorité de ces zones sont situées dans la région du Nord et celle du Rif. Toujours dans le même chapitre, il faut souligner le projet de création de trois centres techniques des ressources cynégétiques à Tétouan, Marrakech et Oujda.


Tourisme

Le développement du tourisme rural est parmi les ambitions de la stratégie de HCEFLCD. Selon les données de cette dernière, le nombre des chasseurs étrangers est estimé à 3.000 touristes. Le drainage et la fidélisation de cette catégorie de chasseurs permettent pour le moment la création de 10 à 15.000 journées de chasse par an. Sans oublier la contribution à l’alimentation du fonds de la chasse dont les recettes globales sont estimées à 80 millions de DH. Sur ce point, il faut retenir qu’un chasseur doit débourser près de 1.600 DH par an (frais de licences, assurance, carte d’adhésion à la Fédération royale marocaine de chasse....). Nour Eddine EL AISSI

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