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    Changement de cap pour Méditel

    Par L'Economiste | Edition N°:2106 Le 12/09/2005 | Partager

    . Après la restructuration, l’agressivité commerciale. Prochaine bataille: La qualité du service. Objectif: 15 millions de clientsMéditel estime aujourd’hui son marché potentiel à près de 10 millions de clients. Son taux de pénétration pour le GSM gravite autour de 35% contre 4,51% pour le fixe. Dans les années à venir, toute la stratégie du second opérateur consistera à augmenter sa force de frappe pour conquérir 50% du marché, soit 15 millions de clients. Pour Miguel Menchen, le directeur général sortant, l’entreprise retiendra deux devises: croissance rentable et qualité du service. L’arrivée le 14 septembre de son successeur pourrait renforcer davantage cette tendance. Les prévisions pour cette année tablent sur un résultat net de 200 millions de DH. L’on est loin de la situation de 2003 où la perte nette atteignait 1,35 milliard de DH. Durant cette période, la priorité a consisté à rétablir l’équilibre des comptes. “Augmenter les revenus et réduire les coûts sont les clés de cette performance”, déclare Menchen lors d’un déjeuner-presse organisé le 9 septembre à Casablanca.Flash-back. En premier lieu, le management a favorisé l’extension de la ligne GSM afin de réduire d’ici 2014 la dotation en amortissement à 300 millions de DH. En deuxième lieu, il a fallu effectuer des reprises sur provision sans grignoter sur le budget marketing. “D’un point de vue financier, ces premières actions étaient des bouffées d’oxygène pour la société”. Ensuite, priorité a été donnée à la réduction des coûts d’acquisition des clients (480 DH) et à la renégociation des contrats avec certains fournisseurs et prestataires. Raison pour laquelle d’ailleurs la formule du prestataire unique a été adoptée. Entre temps, l’opérateur est passé à la vitesse supérieure. Le chiffre des ventes de téléphones portables a quasiment triplé entre 2003 et 2004. De 60.000 unités par mois on est passé à 200.000 en juillet-août 2004. Enfin, le business-plan prévoyait le développement du segment publiphone. Ainsi, le deuxième opérateur mobile utilisera son réseau GSM pour fournir les téléboutiques franchisées sous son enseigne. Ce marché génèrera un chiffre d’affaires annuel de 3,5 milliards de DH. Actuellement, le parc Méditel compte 3.500 publiphones ayant créé directement ou indirectement quelque 6.000 emplois. A cela s’ajoute un réseau commercial de plus de 1.100 agences de produits et services et plus de 6.000 points de vente de recharges. “L’idée de base est de partager la chaîne de valeur au niveau des réseaux de distribution, des fournisseurs et des équipementiers”, est-il expliqué. De quoi stimuler tout l’écosystème qui gravite autour de l’opérateur ibérique.L’obtention de la licence fixe vient renforcer la position du deuxième opérateur. Certes, pour le fixe, une phase d’apprentissage sera nécessaire, selon les termes des responsables de Méditel. “Toutefois, il existe encore des niches à investir car le marché est en plein croissance”. D’ailleurs, pour la filiale de Téléphonica, l’enjeu de la téléphonie fixe passe nécessairement par celui d’Internet, en particulier du haut-débit. Sans oublier le rôle à venir des technologies de dernière génération, telles que le Wimax ou le Wirless local tooth. En misant sur ces équipements, Méditel compte devenir un acteur global et un opérateur multiservice. “La technologie est disponible et, pour le Maroc, c’est un outil d’envergure qui peut faciliter l’expansion d’une véritable industrie de services”. Selon Miguel Menchen, le pays dispose d’un vivier de professionnels, d’une infrastructure solide et d’un système de régulation qui, dans l’ensemble, reste efficace. Autant d’atouts qui forcent à l’optimisme.


    Transformer l’erreur en opportunité

    C'est l’histoire d’un client qui avait commandé un portable rouge pour l’offrir à sa femme le jour de son anniversaire. Lors de la livraison, la couleur ne correspondait pas à celle qu’il avait commandée. Alors, il décide de faire une réclamation auprès de la direction générale. Elle a été automatiquement satisfaite. “S’il y a une chose qui peut me fâcher, confie le DG de Méditel, c’est de ne pas répondre à un appel ou un mail d’un client insatisfait”.  Aujourd’hui les opérateurs disposent quasiment des mêmes technologies. C’est la qualité du service qui fera la différence. A terme, elle constituera un avantage compétitif certain.


    Dates clés

    2000: C’est l’année où la filiale marocaine de Téléphonica obtient la deuxième licence GSM au prix de 10,8 milliards de DH.2002: Méditel et DHL s’allient dans la messagerie. Cet accord concerne la transmission, via le réseau GSM de Méditel, des données relatives aux livraisons collectées par l’agent de DHL. C’est une première en Afrique.2003: Le deuxième opérateur atteint 3,2 millions d’abonnés. Une augmentation de 25%, qui représente 43% de parts de marché.2004: L’opérateur utilise son propre réseau GSM pour le lancement en mars des publiphones Méditel. Un portail accessible via GSM est aussi mis en place. “Imédia” voit le jour.2005 : Le deuxième opérateur décroche la deuxième licence du fixe. Le prix d’acquisition est de l’ordre de 75 millions de DH.Faiçal FAQUIHI

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