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CDG: 2004, l’année de la restructuration

Par L'Economiste | Edition N°:2079 Le 04/08/2005 | Partager

. Nouvelles orientations stratégiques plus claires . Séparation du rôle d’opérateur de celui d’investisseur . Doublement du résultat net 2004 aura été, sans conteste, pour la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), une année de la plus grande importance en matière de nouvelles orientations stratégiques et de réorganisation. Le rapport d’activité annuel publié récemment explique, en effet, que la nouvelle structuration a été décidée par le management en vue de clarifier les différents métiers de la Caisse. Elle est déclinée en une organisation qui permet de séparer les activités opérationnelles de celles des marchés et des investissements financiers. En termes plus explicites, il est question de séparer le rôle d’opérateur de celui d’investisseur. «Mais aussi d’améliorer le système de gouvernance et la lisibilité du bilan et des actions du groupe», indique-t-on dans le rapport. Une clarification devenue nécessaire pour lever le flou qui entourait les participations de la Caisse. Ainsi, la mise en place d’une nouvelle organisation des métiers s’intègre dans ce cadre. «Elle repose sur une logique de lignes de métiers», expliquent les responsables de la CDG. L’activité Pôle des marchés des capitaux a été ainsi transformée petit à petit en une banque d’affaires. Elle opérera de ce fait sur le marché en concurrence avec les autres acteurs de la place. Pour sa part, Fipar Holding s’est repositionnée en tant que société d’investissement de la Caisse dédiée aux participations minoritaires stratégiques dans les secteurs industriels, financiers et de services. CDG Développement a été, quant à elle, érigée sous forme d’un holding financier destiné à porter les participations de la Caisse dans les filiales et les sociétés qui exercent des activités opérationnelles non financières. Elle est en charge des métiers liés au tourisme, au développement durable, aux infrastructures et services aux collectivités locales ainsi qu’à la promotion immobilière et à l’aménagement. Dans le cadre du renforcement du rôle de la Caisse dans le domaine de la prévoyance, le processus d’intégration des caisses autonomes de retraite de certaines entreprises publiques par le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR) s’est poursuivi. Côté chiffres, le portefeuille des participations de la Caisse s’est élevé, en valeur comptable, au 31 décembre 2004 à 5,537 milliards contre 5,586 milliards de DH une année auparavant, soit une baisse de 0,9%. Cette variation trouve son origine dans le transfert vers CDG Développement de 22 lignes pour une valeur de transfert de 803,7 millions de DH. Mais également, la cession à Fipar Holding des participations détenues dans Carnaud Maroc, Comanav, Eqdom et CNIA Assurance. Idem pour les acquisitions des titres détenus par Fipar dans les sociétés qui ne relèvent plus de sa logique d’investissement (Caisse marocaine des marchés). Les nouvelles augmentations de capital et désinvestissement rentrent également dans ce cadre. Quant aux ressources gérées par la Caisse et ses organismes, elles se sont élevées à fin 2004 à 91,7 milliards de DH, dont 17,1% sous forme d’avoirs de la CNSS et 50,6% provenant de la Caisse nationale des retraites et d’assurances et du Régime collectif d’allocation de retraite (CNRA-RCAR).Les dépôts de la Caisse (y compris les cautionnements et consignations) se sont élevés à 37,8 milliards de DH, soit une légère hausse de 0,4% par rapport au début de l’année. La structure des dépôts demeure marquée par la prédominance des deux principaux clients, à savoir la CNSS et la Caisse d’épargne nationale (CEN), dont la part a atteint 63,6% contre 59,5 à fin décembre 2003. Le reste des dépôts, soit 36,4% est réparti entre les Fonds de travail (7,9%), les Secrétaires greffiers (7,2%), les Cautionnements et consignations (4,9%) et les autres déposants (16,4%). Pour ce qui est des résultats 2004, la CDG a réalisé de bonnes performances. Le bénéfice net a plus que doublé par rapport à 2003. Cela représente 1,171 milliard de DH contre 564 millions de DH seulement une année auparavant, soit une progression de 107,6%. Cette performance s’explique par une bonne évolution du PNB qui a atteint près de 1,360 milliard contre 1,079 milliard de DH en 2003 entraînant une progression de 26,1%. Le Return On Assets est, quant à lui, de 2,3%, en évolution d’un point. Le total bilan s’est par ailleurs accru de 4,7% pour dépasser les 46 milliards de DH. Quant au portefeuille obligataire de la CDG, il a atteint 28,785 milliards de DH et celui des organismes gérés 39 milliards de DH (+10,1%). Enfin, le portefeuille actions placements et participations est de l’ordre de 6,058 milliards de DH en 2004.F. T.

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