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Economie

Casablanca: L’Agence urbaine fait son bilan

Par L'Economiste | Edition N°:2973 Le 27/02/2009 | Partager

. Plus de 9.000 infractions relevées. Avis favorable pour 4.723 projets. 25 milliards de DH investis et 84.700 emplois générésL’Agence urbaine de Casablanca a relevé en 2008 quelque 9.003 infractions lors de 9.304 visites de contrôle de chantiers. Le constat est alarmant: 97% des sites contrôlés comportent irrégularités et transgressions des règles d’urbanisme. En effet, «les opérations de contrôle ont été axées sur les lieux qui constituent les points noirs situés dans les zones périphériques du Grand Casablanca», affirme Allal Sakrouhi, gouverneur directeur de l’Agence.Les infractions constatées dans les zones urbaines concernent notamment l’occupation sans autorisation du domaine public, la démolition et la modification de constructions existantes sur la base d’une simple décision taxée, des surélévations, des terrasses et des couvertures de cours, des modifications de façades et des constructions non réglementaires (baraques et logements irréguliers). Dans le milieu rural, il s’agit de certaines ventes de parcelles de terrains non équipées, de la surélévation d’étages de logements non réglementaires, de l’implantation de dépôts de vente de matériaux de construction. D’autres infractions ont été relevées par l’agence, à savoir l’aménagement illégal de lotissements, la construction de baraques, de logements sans permis de construire, de murs de clôture et de hangars.Toutefois, l’Agence urbaine, autorité habilitée à donner des avis conformes à tous les projets de lotissements, morcellements, constructions à usage commercial, industriel ou d’habitat, a émis un avis favorable pour 4.723 projets sur un total de 6.981 examinés au cours de l’année 2008, soit environ 68% de l’ensemble des projets.Concernant la ventilation par catégorie, elle a autorisé 35 projets de lotissements à usage d’habitat et 6 autres pour l’activité industrielle. Les lotissements d’habitat sont composés de 3.942 lots et couvrent une superficie d’environ 195 ha. A noter que 61% de cette superficie résulte de projets initiés par le secteur privé et 48% concerne le territoire de la province de Nouaceur. La province de Médiouna occupe 38% de ces lotissements d’habitat, suivie de la préfecture d’arrondissements de Moulay Rachid (4%) et celle de Mohammedia (3%)… Les lotissements industriels sont composés, quant à eux, de 293 lots et s’étendent sur une superficie d’environ 18 ha. Ils sont initiés dans leur totalité par le privé. Plus de la moitié de cette superficie est située sur le territoire de la préfecture de Mohammedia, suivie respectivement de la province de Nouaceur (23%), la préfecture d’arrondissements de Hay Hassani (12%), la province de Médiouna (11%), la préfecture d’arrondissements d’Aïn Chock (2%) et enfin celle d’Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi (1%).L’Agence a également autorisé la construction de 47.757 logements, 97 unités à caractère industriel (usine, ateliers, dépôts) et 259 équipements initiés par les secteurs public et privé. Les logements, dont 98% ont été initiés par le privé, se répartissent en 23.436 en zone d’habitat économique (soit 49%), 17.678 en zone d’immeubles moyen et haut standings (37%), 6.491 en zone de villas (14%) et 152 en zone rurale. Par ailleurs, l’activité de la province de Nouaceur regroupe, à elle seule, 22% de la totalité des logements qui ont reçu l’avis favorable, suivie de la préfecture de Mohammedia (19%), la préfecture d’arrondissements de Hay Hassani (18%), la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi (16%), la province de Médiouna (6%)… Pour ce qui est des projets à caractère industriel (dont 99% initiés par le privé), ils totalisent une surface de plancher de 413.827 m2. Il faut souligner, aussi, que 35% de ces projets sont situés sur le territoire de la province de Nouaceur, 18% sur le territoire de la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi, 14% sur chacun des territoires de la préfecture de Mohammedia et la préfecture d’arrondissements de Hay Hassani… Les équipements socio-collectifs (enseignement, santé, sport, administration, mosquée, centre commercial…), quant à eux, couvrent une superficie totale de 564.0045 m2 et concernent essentiellement la province de Nouaceur (27% de la totalité des équipements). S’agissant de l’activité touristique, l’Agence urbaine a validé 10 projets d’hôtels, couvrant une superficie de 275.376 m2. Elle a, également, émis un avis favorable sur plusieurs projets de commerces et de bureaux, couvrant respectivement des superficies de plancher de 275.037 m2 et de 228.517 m2. En outre, et abritant une superficie totale de 82.697 m2, d’autres projets (cafés, restaurants, boulangeries, pâtisseries…) ont été autorisés par l’Agence. Côté emplois, ceux susceptibles d’être créés au terme de la valorisation totale des projets ayant reçu l’avis favorable sont estimés à 84.700. Par ailleurs, la valeur des investissements qui seront induits par ces projets, calculée à partir du coût moyen des différents types de constructions et de lotissements, est estimée à 25 milliards de DH.


Budget

Le conseil d’administration de l’Agence urbaine de Casablanca doit se réunir au moins deux fois par an. En effet, prévue pour mars prochain, la réunion du conseil doit lui permettre d’examiner et d’arrêter le budget et le programme prévisionnel des opérations de l’exercice 2009. A ce propos, le budget de l’Agence est consolidé par trois directions. Et c’est ce qui différencie, d’ailleurs, l’Agence urbaine de Casablanca de celles des autres villes du Royaume. Il s’agit des contributions de la Direction de la planification et de la gestion urbaine (estimées à 100 millions de DH), de la Direction foncière et d’aménagement urbain (1 milliard de DH) en plus de la direction chargée de la gestion, la conservation et la maintenance de la Mosquée Hassan II (environ 500 millions de DH). Ces ressources comprennent la dotation initiale de l’Etat, des apports immobiliers du domaine privé de l’Etat et des collectivités locales, une contribution annuelle du Fonds de développement des collectivités locales, les contributions et fonds de concours, les subventions de l’Etat et des collectivités locales, les avances du Trésor et des collectivités locales, les produits des emprunts et les dons. Il faut souligner que le personnel de l’Agence constitué de 215 agents assermentés et fonctionnaires des administrations publiques en service détaché mobilise une somme d’environ 42 millions de DH/an.Bouchra SABIB

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