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Economie

Campagne agricole: Les mesures 2005-2006

Par L'Economiste | Edition N°:2148 Le 10/11/2005 | Partager

. Pallier le déficit de la campagne précédente. Encore plus de soutien aux petits producteurs. Opération d’envergure et nouveautés menées avec le Crédit AgricoleLa campagne agricole a démarré et les mesures entreprises par le gouvernement pour la soutenir font toujours la pluie et le beau temps sur le moral des agriculteurs. Quelle est donc la moisson des mesures tant attendues et évoquées début novembre par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, Mohand Laenser, lors de la séance des questions orales de la Chambre des représentants? En substance et sans surprise, ce qui se dégage du plan gouvernemental s’articule autour des trois priorités du secteur. A savoir la production, l’irrigation et l’encadrement. Les subventions, l’annulation de certaines taxes (sur l’orge par exemple) ou de l’endettement, la gestion du risque... sont au centre des préoccupations.Ainsi, au terme d’une campagne agricole précédente asséchée par des conditions climatiques défavorables (51% de baisse enregistrée pour la campagne céréalière par rapport à l’année précédente), le gouvernement se fait cette année encore plus interventionniste. Deux axes: la sauvegarde du cheptel et le traitement de l’endettement des agriculteurs. . Indemnisation antisécheresseLe gouvernement vient de mettre en place un plan d’exonération des droits d’importation de l’orge et de la TVA ainsi que la prise en charge des frais de transport pour certaines régions. Et ce, afin d’assurer un approvisionnement suffisant du marché et surtout, à des prix qui restent accessibles à la majorité des éleveurs. En ce qui concerne l’endettement des agriculteurs, l’Etat annonce «une opération d’envergure», menée en partie par le Crédit Agricole du Maroc. Celle-ci porte sur deux points essentiellement: l’annulation de l’encours de 100.000 petits agriculteurs en situation précaire, pour un coût global de 3 milliards de DH. Et l’abandon des intérêts de retard et des pénalités de poursuite, pour ceux touchés de plein fouet par la sécheresse.D’autres mesures entreprises pourraient porter leur fruit d’ici à quelques mois. Le gouvernement prévoit de débloquer des incitations financières à l’encontre des agriculteurs dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA). Autre point, le programme de garantie de la production céréalière contre la sécheresse a permis d’indemniser les adhérents pour un montant total de plus de 120 millions de DH. Mais les compensations financières ne suffisent pas. Le ministère de Laenser envisage plusieurs actions visant à créer «des conditions propices pour la campagne agricole 2005-2006», annonce une source proche du dossier. Plusieurs volets sont touchés: la production végétale, animale et l’économie d’eau.Les céréales, elles, sont particulièrement «chouchoutées» par le gouvernement. «Un effort particulier a été entrepris pour la collecte d’environ 750.000 quintaux moyennant un soutien fort de l’Etat», commente la délégation de l’Agriculture. Précisons que ces disponibilités dépassent de 10% les ventes de la dernière campagne. De même, ce soutien porte, selon les espèces, sur près de 100 DH le quintal, ce qui devrait permettre de maintenir les prix à l’utilisation à des niveaux abordables (220 DH/quintal pour l’orge, 325 DH/quintal pour le blé tendre et 370 pour le dur). Il en coûtera près de 70 millions de DH à l’Etat, auxquels il faut ajouter la prise en charge garantissant la sécurité des stocks, qui se chiffre, elle, à 10 millions de DH par an. D’autre part, la qualité des intrants agricoles bénéficie de la reconduction du plan de surveillance habituel, indique l’Agriculture.De même, des subventions pour la mécanisation sont toujours à l’ordre du jour. Le taux est renforcé cette année, il passe à 40% et une convention a été signée entre le Crédit Agricole et l’Association des marchands importateurs afin de permettre à l’agriculteur de s’équiper sans s’endetter.Dans le même ordre d’idées et concernant, cette fois, le financement des exploitations agricoles, le Crédit Agricole du Maroc a mis en place une nouvelle stratégie d’intervention pour les activités agricoles rurales. En clair: fini le crédit de campagne traditionnel et place à une nouvelle approche de financement des besoins de l’exploitation intitulée «Achamil». Ce crédit score couvrira un cycle de 5 ans.Le volet «exportations» a suscité, lui, bien des débats. Une nouveauté pour la campagne 2005-2006: viser au-delà de la zone européenne avec, notamment, l’examen de la possibilité d’extension du bénéfice de cette aide aux exportations de tomate. Des négociations s’entameront d’ailleurs début 2006 dans ce cadre, annonce l’Apefel, «afin de supprimer les quotas fixés par l’UE qui s’élèvent pour le moment à 230.000 tonnes». Le secteur vise la libéralisation totale des échanges pour la zone euroméditerranéenne. Verdict en 2006.Last but not least, l’Etat cherche «la petite bête» avec, notamment, une vigilance accrue à l’égard de l’Influenza aviaire (grippe aviaire). La lutte contre la contrebande des animaux vivants sera renforcée et ce, en coordination avec les ministères et services concernés (Intérieur, Douane…). Et bonne nouvelle pour le consommateur: la mise à niveau des abattoirs constituera aussi une «préoccupation majeure» du gouvernement.


Alternatives?

«On a peur que le scénario ne se reproduise», lâche le secrétaire général de l’Association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (APEFEL), Mohamed Zahidi. Le scénario en question n’est autre que l’important déficit pluviométrique enregistré lors de la campagne précédente. Pour pallier les effets, l’Etat reconduit le programme anti-sécheresse. Celui-ci prévoit l’assurance d’au moins 300 hectares avec la poursuite de la subvention par l’Etat des cotisations à hauteur de 50% (à laquelle il faut ajouter l’enveloppe consentie de plus de 120 millions de DH pour l’indemnisation des agriculteurs). Le plan prévoit, en outre, le lancement d’un «programme ambitieux» destiné à rééquilibrer l’assolement national, qui reste prédominé par la culture des céréales. Ce plan développant l’arboriculture fruitière portera sur la plantation de 2,85 millions de plants fruitiers. Autre nouveauté: la volonté d’étendre le soutien à la production nationale (qui existe pour le tournesol) à d’autres oléagineux tels que le colza ou le carthame. Céline PERROTEY

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