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Bourse des Valeurs: L'envol des chiffres a commencé

Par L'Economiste | Edition N°:98 Le 07/10/1993 | Partager

UN chiffre peut résumer l'évolution de la Bourse entre 1988 et 1992. Lé volume des transactions sur le marché à la criée, et hors fonds d'Etat et obligations, est passé de 8,78 à 465,72 millions de DH. La progression la plus spectaculaire est celle enregistrée au niveau des actions. En 1988 les échanges ont porté sur 7,61 millions et sur 443,88 millions en 1992. L'année passée avait vu Wafabank ouvrir son capital au public. Cette opération d'envergure n'est pas l'unique explication du "boom" de la Bourse. Bien au contraire, elle a juste révélé qu'une importante épargne, dans une grande mesure "souterraine", existe.

Cette année, et au titre des 9 premiers mois, l'activité de la Bourse a porté sur 2.253,58 millions de DH. Pour la même période en 1992, le volume global des transactions portait sur 479,91 millions de DH. La progression est importante, elle est de 375%.

Cette activité a été soutenue du fait de l'opération de privatisation de la CTM-LN, mais aussi par une plus grande "liquidité" générale. En effet, l'alimentation de la Bourse en actions attire de plus en plus d'épargnants. Les investisseurs étrangers considèrent le marché des valeurs mobilières de Casablanca comme "émergent". Ils s'y intéressent de près et constituent leurs réseaux.

La privatisation de la CTM-LN et la cession d'une partie du capital par voie de bourse avaient été largement médiatisées. Ceci a eu pour effet d'attirer un très grand nombre de souscripteurs tant nationaux qu'étrangers. M. Abderrazak Laraki, directeur général de la Bourse des Valeurs de Casablanca note que "près du quart des souscriptions des actions CTM-LN ont été effectuées par des étrangers ou des RME". Il se félicite d'ailleurs de l'évolution globale du marché "sous alimentées, les séances étaient étriquées. Mais avec les privatisations, les opérations de fusions, de concentrations etc... sont plus animées".

Dans un marché qui mouronnait, les échanges portaient essentiellement sur les bons du Trésor, et les cessions directes l'emportaient largement sur les ventes à la criée. Depuis 1992 ce n'est plus le cas.

En 1992, les bons du Trésor n'ont représenté que 32% du volume des transactions. Le marché à la criée a représenté 664,89 millions de DH sur un volume global de 1.052,91 millions de DH.

Au titre des 9 premiers mois de l'année en cours, cette évolution est confirmée, voir largement accentue. Selon M. Laraki "Le marché à la criée a développé un chiffre d'affaires de 1.307 millions de DH, chose qu'on avait jamais vu auparavant". La deuxième tendance relevée par le directeur général de la Bourse des Valeurs de Casablanca est encore plus importante. Il note "les actions atteignant 1.773 millions de DH, le marché obligataire accuse par contre une baisse non négligeable.

" La baisse est de près de 50%: de 156 millions de DH à fin septembre 1992, il passe à 80 millions de DH au 28 septembre 1993 sur le marché officiel. La même baisse est enregistrée au niveau du marché des cessions directes".

Jamal BERRAOUI

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