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Benslimane
Benslimane s’invite à la table de la «Vision 2010»

Par L'Economiste | Edition N°:2230 Le 09/03/2006 | Partager

. L’aéroport acquis, la ville veut exploiter son avantage compétitif . La saturation de Casablanca lui ouvre des perspectives. Deux zones industrielles prêtes à la commercialisationBenslimane se cherche un avenir industriel et, surtout, touristique dont elle a des atouts. Longtemps délaissée, la ville tente de se redonner une contenance, et le transfert de l’aéroport de Casa-Anfa lui redonne de nouvelles ambitions. A équidistance de la métropole économique et de Rabat -Benslimane respectivement à 55 et 62 km de Casablanca et Rabat-, le «poumon de Casablanca» entend bien tirer profit de la saturation de sa «grande sœur». Les responsables ont préparé une panoplie de projets pour baliser le terrain et profiter pleinement de cette opportunité. Une zone industrielle est en finalisation avec des lots commercialisables dès ce mois de mars. Les 102 lots -entre 170 et 500 mètres carrés- qu’abrite le site sont vendus au tarif de 100 dirhams le mètre carré pour les espaces destinés à l’industrie et 270 pour les petits dédiés à l’artisanat. Il ne s’agit là que de la première tranche. Une seconde est programmée et comprendra des locaux pouvant aller jusqu’à 8.860 m2. Cette zone est destinée aux activités non polluantes pour protéger le microclimat, avantage compétitif de la région. La mise en place de cette zone industrielle a été réalisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, l’Habitat et Al Omrane en partenariat avec les autorités et élus locaux. Si l’on arrive à attirer l’industrie, cela contribuera à la création d’emplois et à la stabilisation des populations tentées par une émigration vers Casablanca et Rabat», estime Khalil Dehy, président de la commune de Benslimane.Ce n’est pas fini. Les responsables finalisent également les études de l’aménagement de deux zones touristiques sur des terrains propriété des Domaines de l’Etat. La première, d’une superficie de 16 hectares, se situera près du Royal Golf. La seconde, de 68 hectares, se trouve à la sortie de la ville (près du complexe sportif). C’est une opération majeure qui devrait placer la ville parmi les acteurs du plan de développement du tourisme, la fameuse «Vision 2010». «Nous sommes à la recherche d’un promoteur privé», révèle le président de la commune, Khalil Dehy. Pour gagner ce challenge, le Conseil de la ville met les bouchées doubles. Il a élaboré un plan de développement qui coïncide parfaitement avec les orientations de l’INDH, insiste le député.Ce plan s’articule autour de deux axes: «mise à niveau des infrastructures de base et amélioration des conditions de vie» et «développement économique et social». Le premier volet touche la réhabilitation des quartiers les plus peuplés (Hay Hassani et Lalla Meriem). Le coût des travaux s’élève à 17 millions de dirhams, pris en charge par la direction générale des Collectivités locales. Ces actions ont concerné la réfection du réseau d’assainissement et de la voirie, la construction, le bétonnage des ruelles, la création de deux espaces verts et la réalisation d’éclairage public des rues périphériques du quartier. Pour le reste de la ville, un programme de réhabilitation, principalement la voirie et l’assainissement, est à l’étude. Les travaux seront financés par un prêt du Fonds d’équipement communal de 40 millions de dirhams. Les études ont été lancées et seront prêtes dans 3 mois. Les zones industrielles ne suffiront pas à attirer les investisseurs. Il faut aussi des services publics de qualité. Ainsi, la ville a concédé en juillet 2004 à l’Office national de l’électricité (ONE) la gestion de l’éclairage public pour une durée de dix ans, avec à la clé, une nette amélioration du service.La ville assure elle-même la collecte des ordures ménagères et les services de nettoyage. La commune dispose d’un système de collecte quotidien avec un taux de couverture de 100%. Elle vient d’acquérir de nouveaux équipements. Reste que le problème de la décharge publique, qui se trouve à 3 km de la ville, n’est pas encore résolu. «La direction générale des Collectivités locales va lancer une étude pour le transfert de l’actuelle décharge et d’aller vers une unité contrôlée», note le président de la commune. L’aménagement et réhabilitation des espaces verts ne sont pas en reste. La ville s’y attelle en partenariat avec Promotion nationale. Benslimane est dotée de 38 espaces regroupant parcs, jardins et squares, zones boisées ainsi que le Royal Golf. Ce qui englobe une superficie totale de 294 ha environ avec un ratio de 65 mètres carrés par habitant. C’est véritablement le poumon de la très polluée Casablanca.


Enfin, le dédoublement de la voie

Le dédoublement de la route reliant Benslimane à Mohammédia est en souffrance. Initié bien avant l’annonce du transfert de l’aéroport Casa-Anfa, ce projet bloque au niveau de la wilaya de Settat à laquelle est rattachée la ville. La lourdeur administrative est pointée du doigt. Le coût global est estimé à 100 millions de dirhams, financé à part égale par le ministère de l’Equipement et la région. «L’étude est finalisée et le ministère a donné son accord. Le début des travaux est prévu pour fin juillet», souligne Khalil Dehy. Le dédoublement de cette voie, d’une longueur de 24 km, permettra le décloisonnement de la ville et de supporter l’augmentation du trafic qui sera générée par l’ouverture de l’aéroport.


Pour l’histoire

C’est l’importance de la résistance anticoloniale qui a été derrière la création de Benslimane. L’armée française a installé dans cette partie une importante garnison militaire devenue ensuite une base de contrôle des différentes tribus avoisinantes (Mdakra, Ziaida…). L’implantation des casernes a été suivie par le développement d’un quartier résidentiel des militaires, occupé au départ uniquement par les Français et constituant le noyau de la ville. Cette implantation militaire a porté le nom d’un officier français Boulhaut qui fut tué par la résistance. Nom qu’elle garda jusqu’au découpage territorial. La région fut divisée entre Rabat, Casablanca et Settat. En 1977, la province fut créée avec comme chef-lieu, la ville de Benslimane. «Les orientations prises durant la décennie 80 ont handicapé le développement de l’industrie, confinant la ville dans un rôle administratif et récréatif», déplore le président de la commune. Une critique ouverte du système Basri.


Un hôpital construit par les Chinois

Benslimane aura bientôt une polyclinique. Le marché a été attribué aux Chinois qui devront bâtir huit unités hospitalières à travers le pays. La construction de celle de Benslimane, programmée cette année, coûtera 25 millions de dirhams environ. L’unité hospitalière sera édifiée sur 3 hectares et englobera toutes les spécialités ainsi qu’un laboratoire, une morgue et un centre de radiologie. Avec une capacité de 45 lits, cet hôpital public étoffera l’offre existante qui est réduite. La ville dispose d’un seul hôpital de zone, deux dispensaires, une clinique privée, une maison d’accouchement et un laboratoire. Par ailleurs, un institut médico-légal est en cours de construction. Il desservira toute la région Chaouia-Ouardigha (Settat, Khouribga et Benslimane). Le coût de cette unité s’élève à 2,5 millions de dirhams financé à hauteur de 2 millions de DH par le ministère de l’Intérieur (DGLC). Le reste étant déboursé par la municipalité de Benslimane. Nadia DREF

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