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Benaïssa-Le Journal: Verdict demain

Par L'Economiste | Edition N°:967 Le 28/02/2001 | Partager

. La défense de M. Benaïssa “en a ras-le-bol” des tentatives de pression sur la Justice!. Me Abderrahim Jamaï, avocat de Média Trust, a exposé ses arguments... dans Assahifa Al Ousbouiâe. Après avoir assisté à une audience, Avocats Sans Frontières a publié un communiqué appelant à “un procès équitable”Maître Ali Quessar, l'un des avocats de M. Benaïssa, est furieux, extrêmement furieux, et il le fait savoir. Dans le milieu des juristes, l'anecdote est connue: “Quand on a Me Abderrahim Jamaï en face, cela commence par une suspicion légitime et se termine par un retrait!”, et dans le procès qui oppose M. Benaïssa, ministre des Affaires Etrangères, à MM. Aboubakr Jamaï et Ali Amar, respectivement directeur de la publication et directeur général de “Le Journal” (publication interdite), Me Jamaï est l'avocat de ces derniers et de ce fait, l'adversaire de Me Quessar.Et l'adage est devenu réalité! Dans la dernière audience qui a eu lieu en fin de semaine dernière, Me Jamaï s'est retiré avec ses clients sans même discuter le fond de l'affaire ou plaider. “L'audience s'était terminée à 20 heures, à 20h45, la plaidoirie de Me Jamaï était publiée dans le journal Assahifa Al Ousbouiâe”, affirme Me Quessar qui en déduit que le retrait était prévu d'avance. Pour lui, c'est clair, la défense de Média Trust, qui s'était plainte du déroulement du procès dans un communiqué rendu public, était décidée à s'investir dans le terrain médiatique. Contrairement à ce qui est devenu une tradition, ce n'est pas “Reporters Sans Frontières” qui s'est manifestée cette fois, mais une autre organisation européenne. Dans son dernier numéro, Le Journal Hebdomadaire a publié un communiqué signé par “Avocats Sans Frontières” (ASF), branche belge, lequel sème le doute sur l'impartialité de la justice et appuie sa suspicion par des interrogations qui mettent en cause le Tribunal de Hay Hassani-Aïn Chock, où devrait se dérouler normalement le procès. Cependant, sur son propre site Internet, Avocat, Sans Frontières n'indique rien sur le Maroc. Contactée par téléphone, Mme Caroline Stainier, ancienne avocate, qui se présente comme étant “une juriste qui travaille pour Avocats Sans Frontières” a expliqué que le site est toujours en conception et que dès le mois prochain, des rapports sur le Maroc y seront consultables. D'après des avocats ayant assisté à l'audience du 14 février, mentionnée dans le communiqué d'ASF, l'avocate belge ne s'était pas présentée durant l'audience aux différentes parties. “Elle ignore la langue arabe, comment a-t-elle pu suivre l'audience?” s'interroge Me Quessar. Selon lui, l'observation juridique suppose la présence à toutes les audiences sans exception et la consultation des différentes parties, y compris les magistrats. . Changement de décor Or, toujours selon Me Quessar, l'envoyée d'ASF ne s'est pas présentée aux avocats de M. Benaïssa. “Elle s'est contentée d'une seule et unique audience pour établir un rapport et faire un communiqué laissant entendre que le procès n'est pas équitable”, souligne-t-il. Mme Caroline Stainier réfute tout cela en bloc. “J'ai salué les avocats de M. Benaïssa, ils étaient cinq; je ne me rappelle pas leurs noms, mais je me suis présentée en ma qualité de représentante d'ASF”, souligne-t-elle en ajoutant qu'elle a eu une discussion “pas très approfondie avec Me Anik, avocat de M. Benaïssa”. Qu'en est-il de la présence à une seule audience? “Cela dépend de la manière dont les choses sont présentées. Nous n'avons pas assisté aux précédentes audiences, nous n'assisterons pas à la prochaine”, répond Mme Stainier. “Mais, nous avons pu remarquer que le tribunal a refusé de recevoir la demande de la défense de MM. Jamaï et Amar quant aux témoins et pièces présentées”. Quant à l'arabe qu'elle ne maîtrise pas, Mme Stainier a assuré qu'un traducteur était présente: “Un homme en qui j'ai confiance”, a-t-elle précisé. “Je crois que le code de la presse est en cause dans cette affaire”, a-t-elle ajouté en rappelant que le souci d'ASF était que le fond de l'affaire soit discuté pour savoir s'il y a eu ou pas détournement dans la transaction immobilière qui a porté sur la résidence de l'ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis.Changement de décor. Ce n'est plus au tribunal, c'est sur la place publique que cela se passe. Vendredi déjà, Me Abderrahim Jamaï, avocat de Média Trust, a publié la plaidoirie qu'il n'a pas faite devant les juges dans le journal Assahifa Al Ousbouiâe. En se retirant, Me Jamaï n'a laissé aucune chance aux discussions, ni aux délibérations. Me Quessar a refusé de plaider en l'absence de l'autre partie. Me Najia Tak-Tak, avocate de Benaïssa, a été “sidérée” par le communiqué d'ASF. Elle devait répondre à cette organisation par le net. Le verdict sera rendu demain. Anouar ZYNE

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