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Tuberculose: Plus de 29.000 cas détectés chaque année

Par L'Economiste | Edition N°:967 Le 28/02/2001 | Partager

. Casablanca détient le triste record des porteurs du bacille de KochLA tuberculose demeure un problème majeur de santé publique au Maroc. Malgré l'effort substantiel consenti par le Ministère de la Santé, la maladie régresse de manière très lente. Chaque année, elle est la cause de 4% des cas de décès que connaît le pays.Ce constat a été établi lundi 26 février à Rabat par un parterre de spécialistes réunis pour faire le point sur le Programme National de Lutte Anti-Tuberculose (PNLAT). Ce programme, lancé au cours des années 80, a été restructuré à partir de 1990 avec l'intégration de la stratégie de l'OMS dite “DOTS” (Traitement à Chimiothérapie Directement Supervisé). L'objectif était de réduire la transmission du bacille tuberculeux dans la collectivité à travers un contrôle rigoureux de la propagation de la “Tuberculose Pulmonaire à Microscopie Positive” (TPM+). Cette dernière est la source de la contagion. Deux pistes ont été tracées pour réaliser cet objectif: dépister au minimum 80% des sources d'infection tuberculeuse TPM+ et guérir 85% des cas détectés. Les résultats de cette approche se sont avérés satisfaisants. Aujourd'hui, le taux de détection et de guérison s'établit à 90% (contre 70% avant 1991). Les objectifs tracés ont été donc dépassés.Toutefois, la bataille contre la tuberculose est loin d'être gagnée. Chaque année, entre 29.000 et 30.000 nouveaux cas (dont plus de 13.400 de TPM+) sont dépistés. 2,5% d'entre eux sont mortels. La fréquence de la maladie est surtout observable chez les personnes âgées de plus de 45 ans. La tendance est même à la hausse chez cette tranche d'âge. Par contre, chez les jeunes, et c'est là une satisfaction pour le Ministère de la Santé, la maladie tend à disparaître.L'évolution de la tuberculose puise ses origines dans les conditions de vie des populations défavorisées. Elle se développe dans les grandes villes, principalement dans les zones d'urbanisation anarchique. D'un point de vue géographique, la tuberculose s'avère une maladie plutôt atlantique. En effet, ce sont les villes qui se situent au bord de l'océan, notamment au Nord de Casablanca, qui sont les plus touchées. Le Grand Casablanca détient le triste record des cas de tuberculose avec une moyenne de 5.449 (toutes formes confondues) pour les cinq dernières années. Le nombre des cas de porteurs du bacille contagieux (TPM+) est également important. Il s'établit à 2.245 pour la même période. La région de Rabat-Salé occupe la deuxième position avec une moyenne de 3.626 cas (dont 1.490 TPM+) suivie de Tanger-Tétouan (3.113 dont 1.534 TPM+).Viennent ensuite les régions du Gharb-Cherarda et Fès-Boulmane avec respectivement 2.280 et 2.186 cas en moyenne (dont 1.190 et 836 TPM+).Face à ce constat, la tendance actuelle du PNLAT est vers la régionalisation. Une prise en charge intégrée des maladies respiratoires au niveau des centres de santé a été recommandée. D'autres pistes à explorer ont été tracées. Il s'agit essentiellement du rapprochement du dépistage et des soins aux populations à risque, de la généralisation de l'accès au médicament et du suivi des personnes affectées.


Engagement politique

Le représentant de l'OMS a salué, lors de la rencontre de lundi, la volonté politique affichée par le Maroc en matière de Lutte Anti-Tuberculose (LAT). Le Maroc a été en effet l'un des 10 premiers pays à avoir adopté, dès 1991, la stratégie DOTS, initiée par l'OMS pour éradiquer la tuberculose. En 1999, quelques 128 dans le monde ont décidé de suivre son exemple, les résultats de l'application de la stratégie étant satisfaisants. L'engagement du Maroc s'est traduit par une multiplication par trois du budget alloué à la LAT. Depuis, le diagnostic de la maladie et les frais de médicaments sont totalement pris en charge par l'Etat.Cette année, l'OMS a lancé un autre programme dit “Initiative Santé Respiratoire de l'Adulte” (ISRA). Le Maroc a été, là encore, l'un des premiers pays à y avoir adhéré. Cette initiative vise à améliorer la prise en charge des maladies respiratoires au niveau des services de santé de base et à développer “une approche syndromique standardisée”. Cela revient à dire, en termes plus simples, normaliser le traitement des maladies respiratoires et cesser de prescrire des antibiotiques à tort et à travers.Omar MAKHFI

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