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Banques: Moins de provisions, plus de bénéfices

Par L'Economiste | Edition N°:1739 Le 02/04/2004 | Partager

. L'ampleur des provisions constituées est moindre par rapport à 2002. Seuls Wafabank et CIH affichent des résultats en bas de ligne. 2004, année de rapprochement pour les banques2003 aura été une année de croissance pour la majorité des banques de la place. Oubliées donc les années difficiles 2001 et 2002 où il leur a fallu constituer d'importantes provisions, parfois même au risque de plomber sérieusement les résultats, comme c'était le cas de la BCM en 2002. Pour répondre aux exigences de la réglementation prudentielle imposée par Bank Al Maghrib et partir sur de nouvelles bases financières, les engagements des banques ont été passés à la paille de fer. Cet effort de provisionnement a continué en 2003 sans toutefois égaler l'ampleur des années précédentes. Parallèlement, la majorité des banques a été contrainte de revoir leurs méthodes de gestion des risques de taux et de liquidité ainsi que les risques de contrepartie et de solvabilité. Des garde-fous et de nouvelles procédures d'octroi de crédit ont été mis en place dans le réseau des agences pour se garantir en amont de la fiabilité de l'engagement. Limiter les risques de crédit est devenu l'obsession première des banquiers de la place, à tel enseigne que la communauté des affaires leur a reproché de distribuer des crédits au compte-goutte et de freiner le développement de l'économie.A côté de ces réglages, les banquiers devaient en outre faire face à la montée en puissance de la direction des impôts qui réclamait le respect de ses règles et des textes juridiques en vigueur. Le différend porte sur quelque centaines de millions de DH et concerne le bien-fondé de quelques provisions pour créances en souffrance constituées par les banques ainsi que la taxe sur les dépôts des MRE. Dans la plupart des cas, les banques n'ont pas encore correctement couvert ces risques fiscaux. Qu'importe. La communauté des analystes financiers s'attendait pour 2003 à ce que les banques affichent de très bons résultats, sauf pour Wafabank et, comme à l'accoutumée depuis plus de quatre années, le CIH. La première s'est vu appliquer, et c'était prévisible, “la méthode Oudghiri”, PDG de la BCM, qui à chaque fois réclame son droit de partir sur des bases saines et n'avoir à assumer en définitive que ses propres décisions. Wafabank a affiché pour l'exercice 2003 un résultat net en bas de ligne de 393,51 millions de DH. Cette contre-performance est induite par la constitution d'une dotation nette des reprises de provisions pour créances en souffrance de quelque 754 millions de DH. En revanche, son Produit net bancaire a augmenté de 6% à près de 1,7 milliard de DH.Autre victime qui solde aujourd'hui les dérapages de gestion d'autrefois, le CIH a annoncé une perte record de 558,8 millions de DH, plombée par la constitution d'une provision nette des reprises de 838,3 millions de DH. Quoique son PNB augmente de 6% à 623,1 millions de DH, cette banque publique à laquelle l'Etat et les établissements de crédit de la place sont venus en aide en 2001 n'est pas prête à sortir la tête de l'eau. Les engagements cristallisés au bilan ont atteint en 2003 près de 9,4 milliards de DH, soit le plus important montant de créances compromises de la place. Le taux de couverture des créances en souffrance, lui, atteint un peu plus de 30%.Le Groupe Banques Populaires, pour sa part, a réalisé un résultat net de 765 millions de DH, en augmentation de 26% par rapport à 2002. Cette performance est obtenue malgré la constitution de provisions pour créances douteuses et risque fiscal d'environ 2 milliards de DH. Le PNB augmente quant à lui de près de 6%. De bonnes performances augurant de la concrétisation de son projet d'introduction en Bourse dès juin prochain, selon son PDG, Noureddine Omary. Selon les informations disponibles, le montage initial prévoit la cession de quelque 20% du capital de la banque de la totalité des parts détenues par l'Etat. La vente du noyau dur à un institutionnel devra porter sur une part de 15%. Des groupes marocains seraient en effet intéressés par l'achat de cette participation. Les 5% restants vont être cédés au public.En outre, selon des informations non vérifiées, la BCP serait intéressée par la reprises de AXA Assurance Maroc. Voilà en effet plus de quatre années que la Banque Populaire attend l'agrément d'une compagnie d'assurances du ministère des Finances. Jusqu'à aujourd'hui, le marché voit dans le rapprochement de la Banque Populaire et d'Axa Maroc un moyen de développer une activité de Bancassurance, après que la BCM ait affiché son intention de transférer son business vers Wafa Assurance. Attendue par le microcosme financier depuis plus de deux années maintenant, l'opération d'introduction de la BCP à la cote de Casablanca, si elle venait à se concrétiser, va donner un nouvel élan à la dynamique boursière enclenchée en 2003. Les observateurs voient en le Groupe Banques Populaires et la BCM, les deux nouveaux champions nationaux qui pourraient réussir un rayonnement régional au niveau du Maghreb. Cette dynamique de croissance transfrontalière a déjà été enclenchée par la BCM. A côté de son projet industriel avec Wafabank, elle compte acquérir une banque tunisienne, la Banque du Sud. Epaulée dans son élan par ses deux actionnaires stratégiques, l'ONA et la Banco Santander, la BCM ambitionne de se développer sur les activités de crédit à la mise à niveau des entreprises, le financement de l'agro-industriel et la dynamisation des services financiers aux particuliers. Sa nouvelle conquête, Wafabank, devrait lui apporter l'expertise nécessaire dans ces domaines d'activités bancaires en direction des particuliers.Du côté de BMCE Bank, “l'exercice 2003 a été un bon cru”, selon son directeur général adjoint Brahim Benjelloun Touimi.Le résultat net a fait un bond de 44% à 407,8 millions de DH tandis que le PNB est resté au même niveau qu'en 2002, soit 2,23 milliards de DH. Les provisions nettes de reprises passées dans les comptes de BMCE Bank ont avoisiné les 471,6 millions de DH. La réussite de son programme d'augmentation de capital et la mise en conformité de ses engagements avec la réglementation de Bank Al Maghrib sont autant de défis relevés en 2003 par le Management de BMCE Bank. Jalloul Ayed, patron de BMCE Capital (récemment désigné administrateur de la banque) a précisé dans ce registre que “BMCE Bank est sur la voie de répondre à toutes les exigences de Bank Al Maghrib en termes de critères de gouvernance d'entreprise, de contrôle interne des activités et de respect des ratios réglementaires”. Il a tenu en outre à préciser que la polémique qui s'est déclenchée sur l'importance des crédits des sociétés du groupe Finance.com dans les comptes de BMCE Bank a été un peu amplifiée. “Ces crédits, a-t-il souligné, sont correctement traités et provisionnés selon les méthodes appliquées par la banque pour tous ses autres engagements”.Concernant 2004, les patrons des banques sont optimistes et augurent d'un bond spectaculaire de leurs activités. Le tremblement qu'engendrera le nouvel ensemble à naître de la fusion de Wafabank et BCM devra pousser les autres banques à la concentration. La SGMB, qui a réalisé de bons résultats cette année encore, a approché le Crédit Agricole pour mettre la main sur sa filiale marocaine le Crédit du Maroc. Et la BMCE Bank se dit encore ouverte à toutes les propositions qui peuvent consolider son développement et renforcer sa structure financière. Bouchaïb EL YAFI

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