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Automobile
Les arrêts de production menacent les sous-traitants

Par L'Economiste | Edition N°:2891 Le 29/10/2008 | Partager

. Une baisse brutale de leurs carnets de commandes. Le secteur n’est pas au bout de ses peines, selon Carlos Ghosn LE président des groupes français Renault et japonais Nissan, Carlos Ghosn, a déclaré hier que la crise financière mondiale ne sera pas résolue en quelques semaines, et que ses conséquences sur le secteur de l’automobile ne font que commencer. «Nous pensons que cette crise ne sera pas brève. Nous devons nous préparer à affronter des turbulences durant une période relativement longue», a-t-il averti lors d’une conférence à Tokyo. Le secteur est selon lui doublement touché: par la débâcle financière d’une part, qui entraîne une restriction des prêts, et par le ralentissement économique qui s’ensuit. D’un autre côté, les arrêts temporaires de production annoncés dans plusieurs grands groupes industriels menacent des milliers de sous-traitants et de fournisseurs qui risquent de subir une baisse brutale de leurs carnets de commandes. Les fermetures ont débuté lundi dernier dans plusieurs usines des deux constructeurs automobiles français Peugeot et Renault qui souhaitent réduire leurs stocks d’ici la fin de l’année pour faire face à la baisse des ventes. Ainsi, les hauts-fourneaux du géant mondial de l’acier ArcelorMittal vont être temporairement mis à l’arrêt, en raison d’une baisse des commandes. «A partir du moment où vous prévoyez une baisse de cadence, ceux qui sont en amont sont touchés», reconnaît-on chez PSA Peugeot Citroën, qui prévoit une baisse de 30% de sa production au dernier trimestre. «Ce ne sont pas tant les arrêts de production que le ralentissement du marché automobile dans son ensemble qui les pénalisent», fait-on valoir chez Renault, qui a prévu de réduire son volume de voitures de 20% au quatrième trimestre en Europe. Les arrêts de production viennent s’ajouter à un climat conjoncturel et structurel «délétère», observe aussi Alexander Law, économiste chez Xerfi. Ils ne devraient toutefois pas, selon lui, pénaliser les plus gros équipementiers comme Valeo ou Faurecia, qui «ont les moyens de s’en sortir». Plus circonspect, Jacques Monnet, délégué général de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev), explique que «les équipementiers travaillent en totale synchronisation avec les constructeurs». Ainsi, les arrêts de production des constructeurs vont créer des stocks chez les PME qui avaient déjà fabriqué des pièces, entraînant des besoins en trésorerie et menaçant la survie de ces entreprises. De ce fait, les analystes s’attendent à voir les plans sociaux et les défaillances de sous-traitants se multiplier dans les mois à venir. Seuls les sous-traitants les plus avancés sur le plan technologique ou suffisamment diversifiés pourraient limiter les dégâts.J. R.

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