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Attentats du 11 septembre
L’ombre d’Al Qaïda plane sur les Américains

Par L'Economiste | Edition N°:2607 Le 11/09/2007 | Partager

. Une vidéo diffusée avant la commémoration du 6e anniversaire . «La filiale maghrébine d’Al Qaïda tente de s’étendre» . Aux USA, les ONG islamiques étroitement surveillées LES Américains fêtent aujourd’hui le 6e anniversaire des attentats du 11 septembre. Cette commémoration est marquée encore une fois par une déclaration tonitruante de Ben Laden. Dans la vidéo, adressée «au peuple américain» quelques jours avant, Oussama Ben Laden menace d’intensifier la lutte pour mettre fin à la guerre en Irak. Il demande aussi aux Américains de renoncer à leur système démocratique et de rejoindre l’islam.Parallèlement, le durcissement des lois antiterroristes aux Etats-Unis depuis les attentats de 2001 rend la tâche ardue pour les organisations caritatives musulmanes pour recueillir des fonds sans s’attirer l’ire des autorités fédérales. La plus importante organisation de bienfaisance musulmane des Etats-Unis, la Holy Land Foundation for Relief and Development, est basée au Texas. Elle est actuellement poursuivie pour financement du terrorisme après avoir accordé son soutien au groupe palestinien Hamas. Fin juillet, le département du Trésor a gelé les avoirs de la Goodwill Charitable Organization, basée au Michigan, dénoncée comme une couverture pour le Hezbollah. Il s’agissait du sixième cas de ce genre depuis les attentats du 11 septembre 2001, et plusieurs autres associations ont été fermées ou perquisitionnées.Le 6e anniversaire des attentats du Twin Center est marqué aussi par la nouvelle phase que semble vouloir entammer Al Qaïda au Maghreb, d’après certains experts. La Branche d’Al Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI), qui a revendiqué les récents attentats suicide en Algérie, aurait pour «objectif d’unifier sous sa coupe les mouvements islamistes armés au Maghreb et dans le Sahel». Dirigée par Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussaâb Abdelouadoud, qui s’est donné pour modèle le Jordanien Abou Moussaâb al-Zarqaoui tué en Irak, la BAQMI a introduit l’attentat suicide jamais utilisé jusque-là par les groupes armés islamistes en Algérie. La BAQMI a revendiqué successivement les opérations kamikaze contre le palais du gouvernement au centre d’Alger et un commissariat de la banlieue-est (11 avril, 30 morts), puis l’attentat, le 11 juillet, contre une caserne de l’armée à Lakhdaria (ex-Palestro - 10 morts), ainsi que les missions suicide de Batna (6 septembre - 22 morts) et Dellys (8 septembre - 30 morts).Selon des experts algériens de l’antiterrorisme, la BAQMI aurait changé de mode opératoire en constituant récemment un commando de kamikazes formé de jeunes recrues puisées dans les quartiers pauvres des grandes villes, où les islamistes restent actifs, fournissant un soutien logistique aux maquis. Ces nouvelles recrues, souvent des exclus du système scolaires, sans expérience et sans formation politique, sont endoctrinées et placées directement sous l’autorité d’«émirs» tout puissants dans les maquis. Le GSPC a changé officiellement de nom en janvier 2007 et s’est lancé depuis dans une série d’attaques meurtrières, en élargissant son action à la Tunisie, au Maroc, à la Libye, à la Mauritanie, ainsi qu’au Niger et au Mali (Sahel), où il soutient la rébellion touareg.Par ailleurs, près de la moitié des 42 organisations considérées comme terroristes par les Etats-Unis ont recours au trafic de drogue pour se financer et cette tendance s’accentue, a estimé dimanche en Israël un haut responsable de la lutte antidrogue américaine.La Drug Enforcement Administration (DEA) a «les preuves de l’implication d’au moins 18 organisations terroristes étrangères dans le trafic de drogue, d’une façon ou d’une autre», a déclaré Michael Braun, chef des opérations de la DEA.Selon lui, ce phénomène est dû au fait que les soutiens étatiques au terrorisme diminuent et que les organisations terroristes, Al Qaïda en premier lieu, «sont passées d’une structure intégrée à une structure de franchise: de ce fait, elles cherchent à diversifier leurs sources de financement».Et dans l’éventail des activités qui rapportent de l’argent, «aucune autre n’est aussi rentable que le trafic de drogue», a-t-il ajouté. Ce trafic représente, selon des chiffres de l’Onu, 322 milliards de dollars de recettes par an dans le monde (dont 65 milliards pour les seuls Etats-Unis, selon une estimation fédérale). Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) sont «le parfait exemple» de cette évolution, a ajouté Braun. Elles retirent, selon la DEA, entre 500 millions et un milliard de dollars par an de leur activité liée à la drogue et sont désormais mi-organisation terroriste, mi-cartel de la drogue.Synthèse L’Economiste

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