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Assurances: «Refuser une relation d’affaires est une entrave à la liberté d’entreprendre»
Entretien avec Mohamed Berrada, président de la Fnacam

Par L'Economiste | Edition N°:2145 Le 07/11/2005 | Partager

Les nouveaux courtiers voient rouge, car des compagnies leur refusent toutes relations d’affaires. La Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (Fnacam) monte au créneau et assure, par la bouche de son président, qu’elle interviendra énergiquement dans ce dossier. Le président annonce également la création d’un institut de formation des intermédiaires, en partenariat avec la Fédération méditerranéenne des intermédiaires d’assurances.- L’Economiste: Des compagnies d’assurances refusent d’octroyer des codes de placement aux nouveaux courtiers. Quelle est la position de la Fnacam?- Mohamed Berrada: Les compagnies se réservent le droit d’octroyer ou non des codes d’assurances. Mais elles devront le faire suivant des critères objectifs et publics. Car refuser une relation d’affaires sans la justifier est une entrave à la liberté d’entreprendre. Elles doivent fixer des seuils minimums d’activité et évaluer les performances pour décider de la poursuite du partenariat ou non. La Fnacam n’a pas encore été saisie par ses membres pour dénoncer cette situation. Si c’est le cas, elle interviendra énergiquement auprès de l’autorité de tutelle et la Fédération des assurances. - Comment le marché a accueilli la baisse des tarifs d’assurance RC auto?- On s’y attendait. Car c’est bien la Fnacam qui a milité pour que les tarifs, excessifs au demeurant, soient revus à la baisse. Cette démarche se devait d’aboutir car les assurés ne pouvaient plus, de par la nouvelle réglementation, continuer à bénéficier des facilités de paiement auxquelles ils étaient habitués. La Fnacam s’est donc attelée à sensibiliser les assurances et l’autorité de tutelle sur les difficultés financières des assurés, qui ne sont pas en mesure de régler à vue la prime annuelle, ni de manière fractionnée suivant les anciens tarifs. La commission des prix a donc, confortée par la baisse continuelle des taux d’intérêt, jugé opportun de ramener le taux de majoration de 20 à 8% l’an. - Les banques bataillent pour commercialiser les assurances dommages et notamment l’automobile. Quelles en seraient les conséquences sur la profession?- Le législateur ne saurait soutenir ce genre d’appétit. Rationalité économique oblige. Les assurances dommages et a fortiori l’automobile, relèvent d’une gestion complexe que seuls les professionnels peuvent maîtriser. Je n’imagine pas un guichetier de banque assurer la gestion d’un sinistre auto. Si d’aventure cela devait arriver, que deviendrait ce millier de cabinets d’assurances en exercice et leur personnel, soit quelque 6.000 employés. Cette démarche nous paraît d’autant plus hypothétique que l’administration sait pertinemment que ces cabinets vivent essentiellement, et ne peuvent vivre, du fait du niveau de vie très bas dans beaucoup de régions, que de l’automobile et de quelques multirisques bureau ou habitation. - Etes-vous une simple association ou une fédération représentative de tous les intermédiaires?- Je pense qu’il y a une mauvaise interprétation de la déclaration de la présidente du nouveau groupement d’assurance d’intermédiaires «GDIDA» qui souligne que la Fnacam ne peut prétendre au statut de fédération. Je signale que des membres du nouveau groupement sont aussi à la Fnacam. Il y en a qui sont même membres du conseil d’administration. La Fnacam regroupe une dizaine d’associations régionales et amicales nationales. Nous comptons en créer d’autres en 2006 pour servir les intermédiaires. Il va sans dire que l’enjeu principal de notre action est l’assuré. Elle reste de ce fait l’unique interlocuteur du réseau de distribution. Son statut de fédération est reconnu aussi bien par l’autorité de tutelle que par la CGEM, dont elle fait partie. Aussi vient-elle d’avoir une dimension internationale avec son élection au poste de vice-président de la Fédération méditerranéenne des intermédiaires d’assurances.- Quels sont les projets à développer avec cette fédération?- Nous créerons un institut de formation des intermédiaires, en partenariat avec ses membres de la France, d’Espagne, d’Italie, du Liban, d’Egypte et de Malte. Après les acquis réalisés, notre souci est de mettre à niveau la profession. Mais tout en continuant à contribuer avec l’autorité de tutelle et la Fédération des assurances à l’amélioration des conditions d’exercice du métier.- Comment se passe cette collaboration? - Elle ne se fait pas tout le temps dans la bonne humeur. Nous avons gagné des batailles, décisives, mais il en reste d’autres. Parmi les acquis, je rappelle la limitation de la bancassurance aux assurances de personnes, à l’assistance et au crédit, malgré le lobbying des banques et le soutien des compagnies. Ou encore l’alignement sur le droit commun du capital social des intermédiaires personnes morales, qui s’élevait à 1 million de DH. Le renforcement au sein du Comité consultatif des assurances avec 8 représentants est aussi acquis. On trouve également la possibilité d’être correspondant d’une société de crédit et de s’étendre par la suite, dans le cadre d’un arrêté ministériel à promulguer, à d’autres activités compatibles avec la profession. Sans oublier la possibilité pour un agent de se transformer en société de courtage et inversement, sans passer d’examen d’intermédiation ainsi que d’assurer des stages de formation aux candidats à ces examens.Propos recueillis par B.E.Y

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