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Affaires

Affaire Slimani, Laâfoura & consorts
Bureau d’études: Contrôles fictifs

Par L'Economiste | Edition N°:2145 Le 07/11/2005 | Partager

. Abdellatif Chraïbi de Betec à la barre. Pas de liberté provisoire pour Mohamed Boudhir Abdellatif Chraïbi, impliqué dans l’affaire de Slimani, Laâfoura & consorts est passé à la barre. Sa responsabilité pénale est mise en cause dans ce procès en sa qualité de directeur technique de la société Betec qu’il a rejoint en 1985. La question est de savoir si le bureau d’études est complice de la mauvaise gestion des projets de Oulad Ziane et El Fouarate. En d’autres termes, y avait-il oui ou non une falsification des documents relatifs au suivi du projet? La Cour s’est penchée dans un premier temps sur la nature et le coût des études préliminaires. Selon l’accusé, «le contrat qui lie sa société à la commune est clair. Sa rémunération se fera au fur et à mesure de l’avancement des travaux indépendamment des estimations préliminaires au projet». Une réponse peu convaincante pour le procureur du roi. Ce dernier lui reprochant notamment une facturation antidatée qui plus est basée sur des contrôles fictifs. Selon la procédure légale, le bureau d’études contrôle les travaux réalisés par l’entreprise adjudicataire. Par la suite, il valide le projet en signant un document de conformité. Une procédure non respectée par le directeur technique de Betec. Et c’est ce qu’on lui reproche en partie. Avant la clôture, l’avocat de Mohamed Boudhir, ex-secrétaire général de la commune de Aïn Sebaâ, a demandé la liberté sous caution de son client en raison notamment de son état de santé. En voulant faire appel à la sensibilité religieuse de la Cour, la défense a aussi mis en avant l’approche de Aïd-el-Fitr. Une demande qui a été glacialement rejetée par le juge Mustapha Farès. A préciser qu’une dizaine d’accusés sont en détention provisoire pour manque de caution notamment. En revanche, certaines personnes impliquées ont été libérées sous caution dès le déclenchement des poursuites. Une situation qui, selon une source proche du dossier, «démontre que dans cette affaire il y a une justice à deux vitesses».Ce procès aux allures politico-judiciaires laisse planer des zones d’ombre notamment sur le rôle effectif de l’autorité de tutelle, à savoir le ministère de l’Intérieur. En effet, Abdelaziz Laâfoura reste toujours le grand absent de ce procès. A l’époque, il était gouverneur de Aïn Sebaâ. Le privilège juridictionnel devrait faire transférer son dossier auprès de la chambre criminelle de la Cour suprême. Ce qui, d’un point de vue procédural, compliquerait davantage le cours des deux affaires que sont «le projet Hassan II», Fouarate et Oulad Ziane. Le déroulement des débats est aussi un point critique de cette affaire. Une sonorisation défaillante qui ne laisse échapper que quelques bribes de conversation entre le juge et Abdellatif Chraïbi. Parfois, les mimiques de leurs lèvres donnaient à l’assistance l’impression de regarder un film muet. Les avocats de la défense qui peinaient à entendre se sont agglutinés autour de la barre. Quant à Abdellatif Chraïbi, il était noyé au milieu de cette masse d’hommes en noire. Ce désordre dans la salle d’audience ôtait au procès sa solennité. Finalement, la séance a été levée vers 16 heures et le juge a fixé au 9 novembre la prochaine audience. Faiçal FAQUIHI

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