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    Economie

    Assurance automobile
    La tutelle de la DAPS pour au moins trois ans

    Par L'Economiste | Edition N°:2295 Le 12/06/2006 | Partager

    . La guerre des prix est exclue pour l’heure. Qui prendra en charge le transport public des voyageurs?Moins d’un mois avant l’entrée en vigueur de la libéralisation de la RC automobile, les compagnies d’assurances restent discrètes par rapport à leurs nouvelles offres. Elles sont néanmoins sur le qui-vive pour se préparer techniquement et commercialement à affronter les concurrences. Les autorités sont, elles, confiantes par rapport à l’entrée en vigueur des nouvelles règles. Le marché les attendait d’ailleurs depuis plusieurs années. La Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) considère que l’arrêté introduisant la libéralisation de la RC a été soumis au préalable à l’approbation des compagnies d’assurances. Elles sont donc conscientes des règles du jeu et doivent s’y préparer chacune selon son approche stratégique. L’autorité de tutelle admet que la libéralisation prévue n’est pas un élément de différenciation sensible. Les critères de tarification étant toujours fixés par voie réglementaire. Elle écarte ainsi le risque d’une guerre des prix. La DAPS estime néanmoins que cette étape est nécessaire avant le passage au désengagement définitif de l’Etat. La tutelle devrait durer au moins trois à cinq ans. Le temps que les assureurs mettent à niveau leurs bases de données et leur dispositif technique pour intégrer de nouveaux critères de tarification. «La clarté des règles du jeu permettra une concurrence seine et évitera la guerre des prix. Mais le risque d’anarchie est tout de même à prévoir si les primes ne sont pas bien calculées», souligne un assureur de la place. La Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (Fmsar) avance tout un autre argumentaire pour éloigner le risque de guerre des prix. Elle considère que la RC est une assurance liée aux dommages causés au tiers et ne concerne pas directement les intérêts des conducteurs. De plus, les compagnies sont contraintes par un plancher réglementaire qui garantit un seuil de solvabilité par rapport aux victimes des sinistres matériels et corporels. Les avis des compagnies d’assurances sont assez mitigés par rapport au mode de tarification. Certaines considèrent que la nouvelle mesure leur permettra de mieux répartir les risques entre les cases tarifaires. Les bons n’auraient plus à payer autant pour les moins bons. D’autres jugent que le statu quo sera maintenu en raison des contraintes politiques et sociales. L’abandon de cette mesure induirait forcément un phénomène de non-assurance. Cette problématique concerne principalement les véhicules de transport public des voyageurs (TPV), considéré par les compagnies comme un mauvais risque. Certaines refusent même de les prendre en charge pour éviter leurs répercussions sur la prime pure. Il est donc urgent de boucler le plan de redressement de la Compagnie d’assurances des transports (CAT) qui gère une grande partie des véhicules appartenant à cette catégorie.


    Expériences européennes

    La libéralisation de la RC n’a pas été de tout repos en Europe. Certains systèmes du Vieux continent ont été proie à des échecs monumentaux. C’était le cas notamment en Espagne où les autorités ont brusquement libéralisé les critères de tarification laissant libre cours au compagnies d’assurances pour fixer leurs tarifs. Cela a engendré une guerre des prix qui a mené plusieurs assureurs à la faillite. L’expérience italienne n’est pas bien meilleure. La libéralisation de la RC a engendré une hausse sensible des tarifs qui a lourdement pénalisé les assurés. En revanche, le modèle adopté en Allemagne a été un franc succès. Les compagnies se sont soumises pendant trois ans à une tarification au prix du marché, fixé par leur association professionnelle. Une fois leur mise à niveau achevée, les assureurs ont libéralisé avec succès leurs prestations chacun en fonction de ses critères. N. Sq.

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