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Assurance auto: Non à la hausse!

Par L'Economiste | Edition N°:1932 Le 05/01/2005 | Partager

Notre analyse sur l’opportunité d’une baisse de l’assurance RC automobile publiée dans notre édition du vendredi 31 décembre 2004 a suscité de nombreuses réactions. La Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR) estime chiffres à l’appui que ce débat est prématuré. LA branche d’assurance Responsabilité civile automobile est une garantie obligatoire destinée à couvrir en cas d’accident matériel ou corporel la responsabilité civile du conducteur; le tarif de cette garantie est administré par la DAPS et fixé par un arrêté du ministre des Finances, ce qui exclu comme le sous-entend votre article “une entente sur les prix”.Ce tarif est ventilé par usage et tient compte de critères tarifaires limités (par exemple l’usage tourisme (particuliers) ne prend en compte que la puissance fiscale du véhicule et son combustible).Certes, cette construction du tarif ne permet pas l’élaboration d’une prime personnalisée par la prise en compte de paramètres comme l’âge du conducteur, l’âge du véhicule, la région ou l’ancienneté du permis, mais elle est justifiée par la volonté de l’Administration de mutualiser le risque entre les conducteurs pour que le prix de la garantie reste abordable pour l’ensemble des assurés. Autrement la prime personnalisée atteindrait des niveaux si importants que l’on risquerait de tomber dans une situation de non-assurance qui aurait de graves répercussions sur les conducteurs civilement responsables.En ce qui concerne la rentabilité de la branche automobile, les chiffres accompagnés du graphique ci‑dessous parlent d’eux-mêmes.Tout d’abord, il y a lieu de préciser que le graphique publié dans votre article comportait une erreur sur le niveau des prestations et frais pour l’exercice 2003 dont le montant s’établit à 3,081 milliards de DH (au lieu de 2,291 milliards de DH) en hausse de 34,5% par rapport à 2002 pour un montant total de primes émises en 2003 de 4,024 milliards de DH en hausse de 1,7% par rapport à 2002! Ceci contredit l’analyse du journaliste qui affirmait que “le volume des primes émises se développe plus rapidement que les indemnisations décaissées”, et qui sur cette base concluait –sur les dires d’une “source digne de foi”- à une “amélioration du niveau du ratio combiné des sinistres par rapport aux primes” (sic). . D’un ratio à l’autre…Le ratio technique utilisé par les assureurs appelé “S/P combiné” tient compte dans la charge totale, non seulement des prestations et frais (indemnités versées aux victimes, provisions pour sinistres à payer dans le futur), mais aussi des charges techniques (commissions aux intermédiaires, frais de gestion, frais généraux) atteignant en moyenne 25% de la charge totale pour la période 1997-2003 (niveau internationalement admis), composante qui n’a pas été prise en compte dans votre analyse. Le ratio “S/P combiné” correctement calculé pour la branche automobile varie dans une fourchette comprise entre 92% en 2000 et 114% en 1999 (la valeur de 80% pour 2002 résulte de l’introduction d’un changement des méthodes réglementaires dans le calcul des provisions pour sinistres à payer et n’est, à ce titre, pas significative). Pour l’exercice 2003 le “S/P combiné” pour 2003 ressort à 102% et augure d’une fin de cycle avec une forte augmentation de la sinistralité (la charge totale dépasse les primes émises). Il est donc totalement faux de prétendre que “les compagnies ont la possibilité de réduire de moitié les prix” comme le titrait votre article.En ce qui concerne les placements effectués par les compagnies d’assurances pour la branche automobile, ils sont de 2,08 milliards de DH en 2003 et non de 20 milliards de DH comme il est prétendu dans votre article. A ce titre il convient de souligner que l’Administration a tenu compte en 1999, date de la dernière augmentation du tarif, d’un escompte financier de 18,5% (basé sur un taux forfaitaire annuel de 5,30%); ainsi les produits financiers résultants de ces placements sont compensés par l’escompte déjà accordé à l’assuré et viennent en diminution de la prime pour tenir compte du décalage entre le paiement de la prime et le versement des indemnités.Enfin la réduction rapide des prix des garanties complémentaires (vol, incendie, défense et recours…) depuis leur libéralisation en 2000 s’explique principalement par deux facteurs: le premier est que les compagnies ont pu innover dans la construction des tarifs de ces garanties annexes en se basant sur des critères tirés de la connaissance qu’elles ont de leurs clients permettant ainsi de leur proposer des garanties adaptées à leurs besoins; le deuxième facteur réside dans la mutualisation de ces risques grâce à l’élargissement du nombre d’assurés séduits par la baisse des tarifs de ces garanties.Néanmoins, il est inopportun de lier la baisse des tarifs de ces garanties annexes à la possibilité pour les assureurs de baisser les tarifs de la garantie RC automobile; en effet, il y a lieu de rappeler que les garanties complémentaires sont facultatives et leurs souscriptions peuvent être refusées par les compagnies alors que la garantie RC automobile est obligatoire et ne peut être déclinée par l’assureur.La libéralisation du tarif est prévue pour juillet 2006 et, eu égard au regain de sinistralité de la branche, il est pour le moins prématuré de parler d’une baisse des tarifs de la garantie RC automobile.Ali BoughalebDélégué général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance

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