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2004, un bon cru pour les Finances
Par Khalid NASR, directeur de BMCE Capital Market

Par L'Economiste | Edition N°:1932 Le 05/01/2005 | Partager

Pour les marchés financiers, un peu comme pour tout le reste (économie, politique, art, etc.), il y a des années qui se terminent sans marquer, d’autres qui finissent avec éclat.A cet égard, l’année 2004 est marquante pour la finance marocaine.Les raisons en sont nombreuses et méritent que l’on s’y attarde.Une fois n’est pas coutume, la fin, parce que c’est l’apothéose, sera le début: l’introduction simultanée en Bourse de Casa et de Paris de 14% de Maroc Telecom.Bien sûr, l’engouement des investisseurs -locaux et étrangers- pour ce fleuron national peut s’expliquer par les bons fondamentaux de l’entreprise elle-même, et les conditions idéales du marché: très forte liquidité, faiblesse des rendements obligataires, niveau très élevé de l’euro, etc. mais il montre surtout qu’au Maroc on est capable de réaliser et de réussir des opérations de grande ampleur: n’a-t-on pas entendu dans les milieux financiers que du succès de cette opération dépendrait le nouvel élan de la Bourse de Casablanca? Fort heureusement, le succès était au rendez-vous. La Bourse justement qui a connu en 2004, entre autres événements marquants, l’introduction avec succès de la BP, la redéfinition de ses indices de performance (d’une capitalisation globale on est passé à une capitalisation basée sur le vrai flottant) et un accroissement de volumes traités.Tous ces points positifs n’auraient pas été possibles si la confiance, clé de voûte des marchés, des investisseurs, n’avait pas été de retour. Et l’on s’en réjouit. La performance boursière sur l’année écoulée est aussi en ligne avec la croissance économique du pays et les résultats des sociétés cotées. Là encore, c’est un signe de la maturité de notre marché.Sur le compartiment des marchés monétaire et obligataire, 2004 a été une année riche en événements. D’ordre réglementaire d’abord. La mise en place, en début d’année, par Bank Al-Maghrib (BAM) de la facilité de dépôt à 2,25%, des reprises de liquidités hebdomadaires à taux variables, et plus récemment la suppression de l’avance à 5 jours, a permis à l’institut d’émission tout au long de cette année de mieux piloter sa politique monétaire. A telle enseigne que l’opération de Maroc Telecom n’a pas eu l’impact que d’aucuns redoutaient, à savoir la tension des taux monétaires.. La gestion en OPCVM, une véritable industrie financièreD’ordre quantitatif ensuite. Dans ce contexte de surliquidité permanente et de stabilité des taux monétaires, les échanges sur le marché obligataire -primaire et secondaire- de la dette publique ont été nombreux, à la faveur d’une baisse des rendements moyen-long termes. C’est d’ailleurs ce secteur de la courbe qui a été le plus prisé par les investisseurs et le plus servi par le Trésor. Les émetteurs privés ont également bénéficié de ces conditions de marché et de l’arbitrage entre le marché des capitaux et le marché bancaire pour sortir nombreux sur le marché de la dette privée. L’année 2004 a également été l’année des réformes. Sur le marché des changes et matières premières, ce ne sont pas moins de trois circulaires que les autorités de tutelle ont promulguées. L’opérateur marocain a désormais à sa disposition une palette d’instruments pour couvrir son risque matières premières, améliorer la couverture de son risque de change et s’immuniser contre le risque de taux en devises (“futures”, options de change, dérivés de taux en devises). Au-delà de l’effet d’annonce lié à l’introduction des produits dérivés, le régulateur répond à un vrai besoin économique des opérateurs. Ces nouveaux instruments, et d’autres qui se profilent, apporteront une plus grande liquidité et efficience à notre marché et amélioreront la compétitivité de nos agents économiques.Côté réformes, le CDVM n’est pas en reste. De nouvelles circulaires, ayant toutes pour objectif la protection de l’épargnant, ont vu le jour en 2004. La grande majorité de ces textes a été surtout adressée aux gérants de fonds, et à raison. C’est que la gestion en OPCVM est devenue une véritable industrie financière. En effet, les montants gérés (83 mds) sont tels que le mode de gestion ainsi que le choix d’allocation d’actifs impactent invariablement les marchés boursier et obligataire ainsi que le secteur de la dette privée: beaucoup d’émissions auraient échoué sans le concours des OPCVM. Par ailleurs, le choix de la méthode de valorisation des actifs sous gestion est également primordial. C’est la raison pour laquelle le CDVM, en collaboration avec le Trésor et BAM, a opté pour une courbe combinant les taux primaires et secondaires pour la valorisation des actifs monétaires et obligataires. La transparence de cette courbe est assurée par BAM.Il serait incomplet de ne retenir de l’année 2004 que les réalisations dans la finance des marchés.Celle des entreprises au sens large -conseil, structuration, projets- a également connu un essor formidable. Tel est le cas des opérations de Lydec, Samir, Maroc Telecom, etc., qui toutes montrent la capacité des financiers marocains à accompagner les opérateurs économiques dans leur restructuration et leur développement.En dépit de toutes ces réussites, tant sur le plan expertise et réformes que sur le plan volumes traités, le chemin du développement reste long. Et les défis toujours présents.L’année 2005 pourrait être celle de la consolidation et où tous les intervenants -clients, intermédiaires et autorités- feront en sorte que nos marchés gagnent en transparence et en profondeur. La sophistication des techniques financières aidera à atteindre cet objectif et apportera les moyens nécessaires à une meilleure gestion des risques et donc à une meilleure profitabilité de tous les agents économiques.

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