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    Enquête

    Après la licence : Le troisième cycle pour fuir le chômage

    Par L'Economiste | Edition N°:238 Le 11/07/1996 | Partager


    La licence constitue souvent une finalité en soi. Mais devant le chômage croissant des diplômés, la poursuite des études reste un refuge.

    Les résultats des licences s'affichent progressivement. Les étudiants des facultés de Lettres sont déjà fixés sur leur sort. Leurs amis des facultés de Sciences et ceux des Sciences juridiques, économiques et sociales, attendent encore leurs résultats. Les étudiants des écoles privées ont pour une grande partie achevé leur programme de quatrième année et effectuent leur stage de fin d'étude.

    Pour la plupart, la première voie consiste à trouver un travail. Commence alors la préparation des dossiers de candidature pour solliciter un emploi ou un stage. L'idée de poursuite des études en troisième cycle peut venir après. Les études supérieures ne mobilisant pas l'étudiant à plein temps, il estime être en mesure d'allier travail et étude.

    D'une manière générale, pour les lauréats qui ont tracé leur chemin avant même d'avoir fini leurs études, la tâche semble plus facile. Si par ailleurs, pour les bacheliers, il existe des centres d'information et d'orientation pratiquement dans chaque délégation du Ministère de l'Education Nationale, les licenciés doivent se prendre eux-mêmes en main. Entre un troisième cycle à l'université, le cycle supérieur d'une école supérieure privée ou un concours de la fonction publique, le lauréat dispose de peu de choix. Par ailleurs, si pour les écoles et universités les dates d'inscription sont affichées à l'avance, les concours de la fonction publique sont souvent annoncés dans les administrations de tutelle ou dans un journal dont le lectorat-cible n'est pas les étudiants.

    Pour l'université comme pour les écoles privées, les inscriptions interviennent généralement en octobre-novembre. Le troisième cycle à l'université arrive en tête en terme d'inscrits. Pour les facultés de Sciences juridiques et économiques, l'accès au troisième cycle est libre. Une procédure sélective annoncée en 1993/94 avait été rejetée suite aux protestations des étudiants. La sélection se fait plus tard, au niveau des examens. L'accès aux autres facultés, des sciences notamment, s'effectue sur étude de dossier. Il est à rappeler par ailleurs que les lauréats des écoles privées ne peuvent pas intégrer le troisième cycle des universités. Aucune convention n'a été signée dans ce sens. De plus, si l'école est reconnue par le Ministère de tutelle, le diplôme semble ne pas l'être. Ainsi, le diplômé n'est pas habilité à se présenter aux concours de la fonction publique.

    Les licenciés ès sciences peuvent intégrer, après étude de dossier ou concours, la deuxième année des écoles d'ingénieurs telles que l'Ecole nationale de l'industrie minérale, l'Ecole Mohammédia d'ingénieurs, l'Ecole supérieure d'électricité et de mécanique.

    Les licenciés peuvent aussi accéder sur concours aux cycles supérieurs, notamment de l'ISCAE qui exige en plus une expérience professionnelle, de l'Institut Supérieur de Journalisme, de l'Ecole Nationale d'Administration Pour tous les licenciés, l'accès sur test en deuxième ou troisième année (selon les écoles) du cycle normal des écoles privées est possible. L'avantage, c'est que l'étudiant se retrouve en fin de parcours avec deux diplômes, l'un pratique, l'autre académique.

    Des universités et écoles privées offrent aussi une panoplie de formations qui essaient de répondre à des besoins spécifiques. Il s'agit notamment des formations de mise à niveau qui préparent les bac+4 à l'insertion dans la vie pratique. D'autres proposent des formations supérieures sanctionnées par un diplôme. Ainsi, l'Université Al Akhawayn prévoit un programme MBA dont les critères de sélection sont très rigoureux. En plus d'une étude de dossier, l'étudiant passe un entretien. La sélection se fait sur la base des résultats académiques et de l'expérience professionnelle. Un niveau de TOEFL de 550 points minimum et une haute performance au GMAT sont également requis.

    De même, en plus des cycles supérieurs, les écoles supérieures privées offrent des formations par correspondance sanctionnées par des diplômes d'universités étrangères. Il s'agit notamment du DESS en marketing, d'université française délocalisée à l'Institut Supérieur de Gestion. Deux autres DESS peuvent être préparés à l'Ecole des Hautes Etudes en Gestion Informatique et communication (EDHEC): un DESS de la faculté des Sciences de l'Université Pierre Mendès France de Grenoble et le DESS gestion des PME et GRH de la faculté de François Rabelais de Tours. L'ESIG (Ecole supérieure internationale de gestion) lance pour la prochaine rentrée scolaire un MBA de l'Université de Sherbrooke (Canada) et un MSc en finance ou marketing de la même université.

    Malika EL JOUHARI.

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