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International

Après 20 ans de conflit, l'Afghanistan se dote d'un gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:1159 Le 06/12/2001 | Partager

. Un accord historique, signé hier à Bonn, prévoit la mise en place le 22 décembre à Kaboul d'une administration intérimaire pour une durée de six moisUn accord historique sur une transition politique à Kaboul a été signé hier mercredi par les factions afghanes réunies dans le cadre de la Conférence de Bonn (Ouest). Cet accord historique prévoit la mise en place le 22 décembre à Kaboul d'une administration intérimaire pour une durée de six mois, présidée par le leader pachtoune Hamid Karzaï. Il prévoit également le déploiement d'une «force internationale de sécurité» à Kaboul et dans ses environs. Parmi les principaux autres points de l'accord signé entre les factions: l'indépendance, la souveraineté nationale et l'intégralité territoriale de l'Afghanistan». Ils reconnaissent le droit du peuple afghan de déterminer librement son avenir politique conformément aux principes de l'islam, de la démocratie, du pluralisme et de la justice sociale. Une autorité intérimaire sera établie lors du transfert officiel de pouvoir le 22 décembre. Elle sera constituée d'une administration intérimaire dirigée par un président, une commission spéciale indépendante chargée de la convocation d'une Loya Jirga d'urgence et une cour suprême. A noter que l'administration intérimaire sera «composée d'un président, de cinq vice-présidents et de 24 autres membres». Elle sera «chargée de la gestion au jour le jour des affaires de l'Etat et aura le droit d'adopter des décrets pour la paix, l'ordre et le gouvernement de l'Afghanistan. Dès le transfert officiel du pouvoir, l'autorité intérimaire sera le dépositaire de la souveraineté afghane, avec effet immédiat. En tant que telle, elle représentera l'Afghanistan dans ses relations extérieures et occupera le siège de l'Afghanistan aux Nations unies». L'autorité intérimaire garantira la participation de femmes et la représentation équitable de toutes les ethnies et communautés religieuses» au sein du gouvernement intérimaire et de la Loya Jirga d'urgence. Les participants à la Conférence ont demandé au Conseil de Sécurité des Nations unies d'envisager l'autorisation du déploiement au plus tôt d'une force sous mandat des Nations unies en Afghanistan. Cette force participera au maintien de la sécurité à Kaboul et dans ses environs. Une telle force pourrait, si cela est nécessaire, être déployée à d'autres centres urbains ou d'autres régions. Pour sa part, le commissaire européen aux relations extérieures, Chris Patten, a qualifié mercredi «de premier pas politique crucial» la signature d'un accord historique à Bonn par les factions afghanes. Le responsable européen a souligné que la question afghane dominerait ses entretiens plus tard dans la journée avec le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov. «Nous aborderons plus précisément la question de la reconstruction de l'Afghanistan et du soutien financier nécessaire à un tel projet», a souligné Patten qui a assuré ce pays du «soutien financier» de l'UE. Arrivé mardi dernier à Moscou pour une visite de deux jours, Patten doit notamment s'entretenir de l'adhésion de la Russie à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) avec le Premier ministre Mikhaûl Kassianov et le ministre du Développement économique Guerman Gref.


La bataille continue

Après plus de 20 années de conflit, l'Afghanistan s'est doté hier mercredi d'un gouvernement intérimaire, avec à sa tête un chef tribal royaliste qui participe à la bataille en cours pour la prise de Kandahar (Sud), le dernier bastion des Talibans. Dans l'Est du pays, des moudjahidines ont lancé une offensive terrestre, avec l'appui d'un B-52 américain, sur Tora Bora, une région montagneuse de la Province du Nangarhar, où seraient réfugiés le chef islamiste Oussama Ben Laden et des membres de son réseau Al-Qaïda. F. Z. T. (AFP)

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