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    Economie

    Appel à la grève au Ministère de l'Emploi

    Par L'Economiste | Edition N°:459 Le 09/03/1999 | Partager

    · "Premier sit-in de toute l'histoire de ce Ministère"

    · Les Affaires Sociales et l'Entraide Nationale sont aussi concernées

    · Onze revendications listées par la CDT


    Inattendu. Le Ministère de l'Emploi sera en grève jeudi 11 mars. Après les Postes et Télécommunications, les Finances, départements revenant à l'USFP, c'est au tour du Ministère de l'Emploi d'être dans le champ de tir de la CDT (Confédération Démocratique du Travail, syndicat réputé proche de l'USFP). La Confédération veut-elle, preuve à l'appui, marquer son territoire? Cette fois-ci le coup est un peu plus significatif. Le ministre de l'Emploi, M. Khalid Alioua, est en même temps porte-parole du gouvernement et c'est de lui dont dépendent les différentes directions ayant pour mission le règlement des conflits de travail. Jeudi 11 mars, ces directions seront sur le qui-vive. Outre le mouvement de l'Emploi, elles auront aussi à gérer celui prévu par la centrale, les 11 et 12 mars, chez les postiers.
    S'agissant particulièrement du cas du Ministère du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, ce sont les bureaux syndicaux du secteur de l'emploi et des fonds de majoration des villes de Rabat, Tanger et Casablanca qui ont appelé à observer un sit-in devant le Ministère.

    Le mouvement, précise un communiqué du bureau syndical, aura lieu de 8h30 à 12h pour le Département de l'Emploi et durera 48 heures pour celui des Affaires Sociales relevant des Secrétariats d'Etat chargés de la Protection Sociale et de l'Action Humanitaire. Selon le même communiqué, ce ne sera pas la première manifestation des employés de ce département, puisqu'ils ont déjà porté le brassard le 18 février dernier, "mais ce sera le premier sit-in de toute l'histoire du Ministère de l'Emploi", précise un responsable du syndicat. Cet appel à la grève décidé le 28 février par les trois bureaux syndicaux vient en protestation contre "l'absence de tout dialogue responsable à même de trouver des solutions aux revendications". Ces dernières sont au nombre de onze. En tête de liste, "le respect des libertés syndicales et l'arrêt de toutes les provocations visant les employés, y compris les membres des bureaux syndicaux". Ils réclament aussi le respect de la circulaire sur les facilités accordées aux syndiqués et datant de l'époque où M. Abdellatif Filali était Premier ministre.
    Le syndicat revendique aussi la redynamisation de la déclaration commune du 1er août 1996. Figure également la titularisation des auxiliaires permanents et occasionnels travaillant au Ministère et estimés à 4.160 personnes. La revendication porte aussi sur l'élimination du système du quota relatif à la promotion interne des fonctionnaires et la mise en place d'une promotion exceptionnelle à l'exemple de ce qui a été fait à l'Education Nationale et à la Santé.

    A l'heure où nous mettions sous presse, M. Abdelmajid Bouzoubaâ, premier adjoint du secrétaire général de la centrale, tenait une réunion avec les responsables syndicaux concernés.
    Les membres du bureau syndical précisent que, "malgré les différents écrits adressés au ministre de l'Emploi, aucune réunion n'a été tenue avec lui, excepté une rencontre avec le secrétaire général du Ministère".
    Selon eux, 90% des délégués du personnel du Ministère de l'Emploi sont affiliés à la CDT. "Ils sont 100% pour les Affaires Sociales et 44% pour l'Entraide Nationale".

    Aniss MAGHRI

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