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Al Wataniya/RMA/Alliance Africaine: Le groupe Benjelloun arrête sa stratégie

Par L'Economiste | Edition N°:734 Le 28/03/2000 | Partager

. C'est le scénario d'une usine, deux marques, qui a finalement été retenu


BMCE-Bank a finalement dévoilé sa stratégie pour Al Wataniya, l'Alliance Africaine et la RMA. Au cours d'un point de presse lundi, Othman Benjelloun, PDG du groupe, a fait savoir qu'il avait opté pour une fusion des deux premières compagnies, la RMA (Royale Marocaine d'Assurances) demeurant pour le moment une entité juridique distincte. Sur la base d'un audit organisationnel conduit avec la collaboration du Cabinet McKinsey, différents scénarios avaient été examinés initialement. Une fusion à trois semblait difficile à mettre en oeuvre, en raison notamment des différences de culture existant entre les ex-filiales du GAN et la RMA. «Il faudra attendre que cela soit bien digéré», a souligné M. Benjelloun.

Progressivement, le groupe est parvenu à la conviction qu'une fusion «2+1» restait la meilleure solution. Sur le terrain, l'enseigne "Alliance Africaine" disparaît purement et simplement.
Les deux autres compagnies conservent leur identité, leur nom et organisation. Le tout sous un toit commun, très solide, celui du groupe BMCE-Bank. A l'évidence, les organigrammes ne devraient pas connaître de grands changements, exception faite d'une légère retouche au niveau opérationnel, pour la RMA. «La compagnie va travailler cette année par canal de distribution alors que jusque-là elle opérait par branches d'assurances», a indiqué Sebastien Castro, directeur général de la RMA.
Le management du groupe estime que cette stratégie commerciale différenciée avec deux labels offre plus de flexibilité et de réactivité. «De toute manière, nous bénéficierons de la même force de frappe qu'une fusion à trois», a souligné M. Benjelloun. Une chose est sûre: le management compte beaucoup sur les effets de synergie qui vont se développer entre les deux pôles, aussi bien en termes d'assurance que de coassurance. Un des axes majeurs de cette stratégie réside dans la bancassurance. Le PDG de BMCE-Bank n'a pas manqué de rappeler que cet objectif fut dès le début le credo du groupe. «De véritables gisements de nouvelles activités attendent d'être exploités, comme dans les assurances de personnes, les assurances sociales qui se situent à des niveaux très faibles». L'étendue du réseau d'agences BMCE-Bank sera sans soute un atout décisif pour la réalisation de cet objectif. De toute façon, l'expérience montre qu'il est indispensable pour un assureur d'avoir un réseau d'accès direct à la clientèle pour vendre ses produits.
En réalité, les perspectives ne semblent pas se limiter à l'activité assurance stricto sensus.
A cet égard, BMCE-Bank pourrait marquer un véritable intérêt pour l'important pôle de gestion d'actif qui naîtra du rapprochement.

L'asset management est en effet l'un des domaines dans lequel le nouveau pôle pourrait se renforcer (notamment face à la puissance de son rival AXA-ONA). Par ailleurs, le groupe bénéficiera sans doute pleinement de sa nouvelle dimension pour favoriser son développement international.


Abdeljalil Chraïbi, PDG d'Al Wataniya: «Nous devons nous montrer plus innovants»


A l'évidence, l'absorption de l'Alliance Africaine par Al Wataniya présente des avantages en termes de complémentarité. La première compagnie est en effet connue pour la qualité de son portefeuille IARD, tandis que la seconde l'est plutôt pour son portefeuille "vie". Un paramètre que le staff d'Al Wataniya prend en considération mais tient sans doute à consolider. «Nous devons nous montrer un peu plus innovants que nous ne l'avons été jusqu'à maintenant. Une chose est sûre: nous n'irons pas chercher l'affaire du voisin», a indiqué M. Abdeljalil Chraïbi. Le PDG d'Al Wataniya faisait sans doute allusion aux fortes perturbations, à l'issue des mouvements de portefeuille, qu'avait connues le marché il y a deux ans.


Vous avez dit nouvelles technologies?


On des autres axes importants de la stratégie réside dans les nouvelles technologies. M. Benjelloun reste convaincu que l'appartenance à un groupe dont les compétences et horizons dépassent les métiers de l'assurance, voire de la banque, va permettre de démultiplier les capacités d'innovation et de diversifier les produits et réseaux de distribution. Il faut dire qu'avec Medi Telecom, BMCE-Bank a amorcé de plein pied le processus.
Dans de nombreux pays, des transactions financières, qu'il s'agisse de produits bancaires ou d'assurances, peuvent aujourd'hui être réalisées de chez soi, en surfant sur l'ordinateur familial ou, mieux, à partir de... son téléphone portable!

Mohamed BENABID

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