×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Al Akhawayn: Une nouvelle stratégie pour sortir de la zone de turbulences

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Trois sources de revenus complémentaires

    · Budget 1998: Près de 6 millions de DH


    Un tapis vert, net et luisant au-dessus duquel jaillit un jet d'eau régulier émanant d'un tuyau d'arrosage. Son cliquetis rompt un silence presque religieux que les étudiants de l'Université Al Akhawayn tantôt déplorent et tantôt savourent...
    Cinq ans d'existence déjà pour la première université "privée". Finis donc les balbutiements, c'est l'âge de la maturité ou du moins de l'ouverture sur l'extérieur. Et pour commencer, M. Rachid Belmokhtar en sa qualité de président de l'Université, nommé par Sa Majesté le Roi le 25 juin 1998 en remplacement du Pr Karkour, a préféré s'adresser à la presse(1) pour afficher les nouvelles ambitions de son université.
    Transparence, efficience, communication, responsabilité et contrôle... Ce sont notamment les mots d'ordre qui règnent d'ores et déjà dans la stratégie de l'état-major de l'Université: "Il faut minimiser les points faibles et maximiser les points forts", a déclaré M. Belmokhtar. Une citation qui renseigne sur la nouvelle orientation de cette université qui veut se débarrasser de quelques vieux clichés en se positionnant quasiment comme une "entreprise privée". "Nous nous sommes fixé deux stratégies à court et long termes. La première est basée sur des actions réactives, la seconde s'inspire d'une approche pro-active", souligne le président. Pour une université qui dispense des cours de stratégie basés sur le modèle américain, ce n'est pas étonnant qu'elle s'en inspire elle-même. Et pour réagir, M. Belmokhtar a choisi de dresser sa propre autocritique, ou en tout cas, celle de l'université. "Les principaux problèmes sont inhérents, d'une part à l'inefficience de l'organisation et du management de l'université et, d'autre part, à quelques programmes pédagogiques qu'il faut changer, compte tenu de leur vieillesse".

    Aussi M. Belmokhtar compte-t-il modifier les procédures et le recrutement des enseignants. Mais dans l'immédiat, l'organigramme a d'ores et déjà bénéficié d'un coup de lifting. La nouvelle structure organisationnelle se veut ainsi hièrarchico-fonctionnelle.
    Reste que c'est le volet financier qui demeure la préoccupation majeur de l'université. Sur ce registre, la nouvelle stratégie est orientée vers la recherche d'un meilleur équilibre du budget. Et pour cause, Al Akhawayn passe par une zone d'ombre financière qui lui a même valu plusieurs tirs de barrage. Le président, lui, ne réfute pas cet état de choses. Mieux, il brise presque un tabou en divulguant le budget de 1998: il avoisine 6 millions de DH. Et ce n'est pas suffisant... Les recettes générées par les frais de scolarité n'étant pas les principales, l'état major de l'Université rivalise d'ingéniosité pour trouver de nouvelles sources de financement. Ces dernières sont composées de trois principaux flux. Il s'agit d'abord de la production. Autrement dit, tous les travaux de consultations et de recherches aux profits de différents organismes. Seconde source de financement, le fonds patrimonial: Un "habous privé", selon l'expression de M. Belmokhtar, constitué principalement de dons, comme celui de Mme Hilary Clinton. Enfin, l'Université Al Akhawayn compte développer des partenariats avec différentes entreprises.

    Hassan BOUCHACHIA

    (1) Une conférence de presse a été organisée dans l'enceinte de l'Université le 1er juin 1999.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc