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    Economie

    Betterave à sucre: Une production de 500.000 tonnes attendue pour cette campagne dans le Gharb

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Les emblavements réalisent un bond de 71%

    · De bonnes performances en dépit d'une conjoncture difficile


    Après avoir enregistré en 1997/98 «des niveaux très bas jamais atteints» dans l'histoire de la pratique de la culture de la betterave dans le Gharb (à peine 45% du programme), les emblavements et la production remontent la pente(1). Ainsi, pour cette campagne, les emblavements ont atteint dans la zone de l'ORMVAG 14.810 ha, soit une hausse de 71%. En termes de productivité, le rendement moyen prévisionnel pour l'irrigué est qualifié de satisfaisant, contrairement à celui du bour (43 à 45 t/ha contre 9t/ha pour le bour). «Ce dernier a été fortement affecté par la sécheresse qui a également engendré la perte de plus de 90% de la superficie semée dans ces zones», expliquent les experts de l'Office. La production de betterave à sucre attendue au niveau de la zone ORMVAG serait de 500.000 tonnes contre 300.000 réalisées l'an dernier.
    Ces résultats «encourageants» ont été obtenus en dépit de la conjoncture difficile qui a caractérisé la campagne betteravière 1998/99, tiennent à préciser les experts de l'Office.
    A l'origine, les mauvais résultats de la précédente saison après une désaffection «sévère» des producteurs vis-à-vis de cette culture et l'augmentation des tarifs de l'eau d'irrigation. Les importantes pertes en zones bour et la hausse des charges de l'irrigation causées par la sécheresse du début et la fin de la campagne ont également contribué à cette situation.

    Face à cela, des mesures incitatives ont été mises en place en début de campagne au profit des agriculteurs. Il s'agit ainsi de l'augmentation de la prime à la production qui est passée de 25 à 45 DH/tonne. Le prix de la betterave, à 16,5% de polarisation, est ainsi porté à 370 DH/tonne.
    La prime du semis précoce, pour sa part, est passée de 300 à 400 DH/ha. De son côté, l'ORMVAG a accordé aux betteraviers endettés des facilités d'irrigation. Autres mesures, la réduction des frais de gestion facturés par les sucreries aux agriculteurs de 5 à 3%, la mise à la disposition de la profession des locaux de l'Office pour le stockage et la distribution des intrants à titre gratuit. S'y ajoute le financement par les sucreries de l'irrigation en pompage privé (300 DH/irrigation/ha).
    L'encadrement des agriculteurs n'a pas été en reste. L'Office a renforcé son programme de vulgarisation et de sensibilisation des betteraviers sur les techniques appropriées de conduite de la culture (travaux de préparation du sol et des semis, irrigation, protection phytosanitaire, notamment).
    Meriem OUDGHIRI

    (1) A l'origine de cette chute, notamment la stagnation du prix à la production depuis 1996, le faible niveau des incitations accordées aux producteurs, la baisse des rendements en 1995/96 et 1996/97 due aux inondations et stagnations d'eau enregistrées dans la région

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