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    Economie

    Aïd Al Adha
    La Direction de l’élevage rassure

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . L’état de santé du cheptel ne présente pas de risques . Marge bénéficiaire de 20% pour les éleveurs La Direction de l’élevage se veut rassurante. L’offre en moutons à l’occasion de Aïd Al Adha pour cette année couvrira largement la demande. Elle s’élèvera à 6,19 millions de têtes dont 4,04 millions de mâles. La demande, elle, se maintiendra au même niveau que l’Aïd précédent, à savoir 4,9 millions de têtes, dont 4,5 millions d’ovins et 400.000 caprins. Cela représente un excédent de 37,6%. Ces chiffres ont été annoncés jeudi dernier à Rabat lors d’un point de presse organisé par la Direction, en présence des représentants des éleveurs et de l’Ordre national des vétérinaires (ONV). Ces derniers se sont également voulus rassurants quant à l’état de santé du cheptel, dans une saison où plusieurs maladies animales se sont déclarées. C’est le cas de la clavelée et la Blue Tongue. «L’état sanitaire du cheptel ovin et caprin ne constitue pas de risque particulier pour le consommateur», a affirmé Hammou Ouheli, président de l’ONV. Et de rappeler la stratégie mise en place concernant la lutte contre les principales maladies contagieuses. Cette stratégie a consisté notamment en des campagnes de vaccination réalisées cette année. Ainsi, 15 millions d’ovins ont été vaccinés contre la clavelée. Quelque 7,8 millions de têtes ont également été traitées contre la Blue Tongue. Sans oublier les 400.000 moutons vaccinés dans le cadre de la campagne d’urgence lancée en septembre dernier, suite à l’apparition de quelques cas de Blue Tongue dans l’Oriental. Une campagne de contrôle a aussi été lancée au niveau des frontières avec l’Algérie pour empêcher toute infiltration du bétail «L’état sanitaire actuel du cheptel ne présente aucun risque dans cette région», a confirmé Taib Benjerou, grand éleveur de la localité de Beni Mather. Dans tous les cas, l’hygiène devra être de mise lors de l’abattage. Un système de permanence est prévu le jour de l’Aïd par l’ONV en cas d’urgence. Pour les prix, le dernier mot revient au marché. Ainsi, plusieurs éléments sont pris en considération comme la qualité, la race, l’âge des animaux le jour d’achat, et également le lieu de vente. Toujours est-il que les prix de gros seront de l’ordre de 34 DH le kg vif pour la race Timahdite, et entre 35 et 38 DH le kg pour le Sardi. Les prix à la consommation varieront entre 38 DH pour le Timahdite et 40 DH pour le Sardi. La marge bénéficiaire des éleveurs varie, quant à elle, entre 15 et 20%. L’état d’engraissement est à ce titre jugé satisfaisant. A l’origine, la bonne saison agricole enregistrée en 2005-2006. Rappelons enfin que le chiffre d’affaires attendu dépassera les 7 milliards de DH dont la grande partie sera transférée au milieu rural. Les recettes d’élevage représentent plus 50% des revenus de nos campagnes. Pour cela, le gouvernement n’a pas encouragé les importations du bétail pour ne pas casser les prix. Un effort particulier a été mené en termes de contrôle des frontières avec l’Algérie. D’ailleurs, et une fois n’est pas coutume, les prix dans le pays voisin s’annoncent aussi élevés qu’au Maroc. Nour Eddine EL AISSI

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