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    Economie

    Oriental: Le mouton plus cher?

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . Une hausse variant entre 300 et 400 DH selon des éleveurs. La région dispose de plus d’un million de têtes A l’échelle de la région de l’Oriental, plus le jour de la fête de Aïd Al Adha approche, plus des inquiétudes sont soulevées. On s’interroge sur les prix mais surtout sur l’état sanitaire du cheptel. De ce côté, les autorités vétérinaires rassurent. Les prix seront abordables comme l’année passée et l’état de santé du cheptel est jugé assez bon dans l’ensemble, déclare à L’Economiste Abdellatif Belafkih, chef du service de l’élevage de la Direction provinciale d’agriculture (DPA) à Oujda qui englobe, en plus de la province d’Oujda-Angad, les provinces de Taourirt, Jerada et trois communes rurales de la province de Berkane.Dans ce contexte, rassure-t-il, les autorités vétérinaires ont mené de manière systématique des campagnes de prophylaxie contre les maladies contagieuses et des maladies à incidences économiques. Quant aux foyers de «langue bleue» déclarés et dûment maîtrisés, ils n’ont pas affecté l’état de santé du cheptel de l’Oriental. Les prix ne connaîtront pas, en principe, des hausses sensibles et demeureront inchangés par rapport à l’année dernière. Car, argue-t-il, les éleveurs ont bénéficié d’unités foragères gratuites grâce à une saison assez pluvieuse et ont déployé d’importants efforts en matière de conduite alimentaire en ayant recours à la supplémentation en périodes critiques. Le prix du kilogramme vif, estime-t-il, se situe entre 38 et 42 dirhams. Mais, précise-t-il, si, en général, les prix dépendent de la loi de l’offre et de la demande, ils sont subordonnés, en cette occasion, surtout à la race de la bête, son âge, son état d’engraissement, ainsi que de la période et du lieu de vente. Loin de cette thèse, des éleveurs brossent une thèse divergente. Ils déclarent que les prix sont à la hausse cette année pour diverses raisons. Ils estiment que la hausse oscillera entre 300 et 400 DH par bête. Ils attribuent cette augmentation aux frais supplémentaires causés par la complémentation qui a duré 6 mois environ et leur a coûté mensuellement entre 80 et 90 DH par tête. Des pertes aussi sont signalées. La psychose engendrée par la rumeur relative à la «blue tongue» a incité plusieurs éleveurs à vendre avant terme un nombre de moutons estimé à 10% du cheptel, selon les mêmes sources. Par ailleurs, ils estiment normale cette augmentation puisque le prix de la viande ovine est passé de 55 à 65 DH cette année.Côté consommateurs, ils estiment cher le mouton de l’Aïd eu égard à la modestie de leur bourse et à la spéculation. La région de l’Oriental compte pourtant plus d’un million de têtes (840.000 ovins et 230.000 caprins). La race élevée localement est celle des Béni Guil. Elle est très prisée à côté du Sardi de Settat. On attribue cette bonne qualité de la Béni Guil aux immenses pâturages des hauts plateaux où le «chih» est disponible.De notre correspondant, Mohammed ZERHOUDI

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