×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Ahmed Chami au Club de L’Economiste
Commerce intérieur: La locomotive Rawaj

Par L'Economiste | Edition N°:2688 Le 08/01/2008 | Partager

. Moderniser les épiceries du fait de leur rôle social. Commerces de proximité ou GMS: deux moteurs de croissance. Marchés de gros: Des centres de collecte près des sites de productionLe commerce intérieur est aussi une locomotive pour le développement, selon Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce et de l’Industrie. De nombreux contrats-programmes ont été signés dans le cadre du plan Rawaj (www.leconomiste.com) dont l’objectif est de structurer le commerce intérieur de fond en comble. Chami a d’ailleurs insisté sur la nécessité de fournir de gros efforts pour faire en sorte que ce plan atteigne ses objectifs d’ici 2020, soit 450.000 emplois créés, entre autres. Dans la loi de Finances 2008, plus de 100 millions de DH seront débloqués pour appuyer ce plan ambitieux.Actuellement, il représente 12% du PIB national et 1,2 million d’employés contre 15% pour l’industrie et 500.000 employés. Trois axes ont donc été désignés pour mener à bien la mission Rawaj. Tout d’abord, la structuration des commerces de proximité. «Les épiceries jouent un rôle social. Il faut de ce fait les aider à se moderniser», insiste Chami. Pour cause, les propriétaires de petits points de vente, qui représentent 15% de la population, souffrent de plus en plus de la concurrence des supérettes et hypermarchés. Les consommateurs sont aussi devenus plus exigeants en termes de qualité et de conditions d’hygiène.Le système de labellisation leur permettra donc de hisser leur niveau de prestation à travers l’amélioration des techniques de gestion et la relation client notamment. Les fournisseurs sont aussi impliqués dans ce processus.Toutefois, ce genre de commerce continue d’essuyer des pertes de valeur ajoutée et de qualité à cause de l’intermédiation qui affecte le prix de vente final des produits.Ensuite, le deuxième axe concerne les grandes et moyennes surfaces (GMS). «Il faut s’assurer qu’il y ait une mutation en vue d’encourager leur développement», explique le ministre. Cela passerait par «l’amélioration du pouvoir d’achat et la commercialisation de produits plus diversifiés avec des prix moins chers», note Chami.Rappelons à cet effet que le Maroc compte 850.000 points de vente et plus de 80 GMS qui pourraient être renforcés par des mesures contre la spéculation foncière. Rawaj prévoit de monter leur nombre à 600 pour 2020. Il existe également 341 réseaux de franchise représentés par 2.274 points de vente. Le Maroc est devenu l’Eldorado des franchises, à en croire leur taux de croissance (près de 25%). «Le Maroc pourra devenir le shopping center de demain», ambitionne Chami.Ce qui est le plus important est d’équilibrer et de garantir un développement harmonieux entre les commerces de proximité et les GMS car «les deux sont des moteurs de croissance», tient à souligner Chami.Quant au troisième axe, il s’articule autour de la structuration des marchés de gros, abattoirs et halles de poissons. Le volet approvisionnement pose toujours un problème aussi bien pour les grandes surfaces que pour les petits commerces du fait de son irrégularité. La complexité de leur statut encore plus. L’anarchie «régit» encore ce domaine-là. Et le fort niveau d’intermédiation fait que les fluctuations des prix de vente au public ne profitent ni aux producteurs ni aux consommateurs. Cependant, «les dysfonctionnements des marchés de gros sont déjà identifiés et en cours d’examen pour une meilleure approche», tente de rassurer le ministre. Il s’agira, entre autres, de remédier à l’obstacle des intermédiaires, et au surplus d’intervenants, et de s’assurer du respect des conditions d’hygiène et des normes internationales.D’importantes réformes sont attendues pour ce secteur. Cela pourrait passer par la création de centres de collecte à proximité des sites de production. «Cette démarche aura l’avantage d’éliminer les intermédiaires et de baisser ainsi les prix», renchérit Chami. Par ailleurs, le commerce informel demeure le talon d’Achille du plan Rawaj. Il faut savoir que sa taille continue de représenter des proportions alarmantes du commerce organisé. Cela est de plus en plus préoccupant si l’on sait par exemple que, sur les 7 millions de tonnes de viandes consommées par an, seules 3 millions transitent par les abattoirs. Cela n’empêche pas pour autant la viande qui échappe au contrôle de réapparaître sur nos marchés.Les pertes pour l’Etat sont irréversibles, en termes de valeur ajoutée et d’impôts. Les commerçants ambulants, quant à eux, représentent actuellement près de 40%. Chami a d’ailleurs mis l’accent sur la sédentarisation de cette important contingent de marchands, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, à travers l’acquisition du statut de travailleur indépendant en contrepartie d’une couverture médicale.


Potentiel

Du potentiel il y en a, il faut savoir l’exploiter et l’optimiser. Le ministre a relevé, dans ce sens, le manque de productivité des entreprises marocaines, d’où l’importance du rôle exercé par l’ANPME. Malgré un déficit de moyens légèrement comblé par les fonds de coopération et celui débloqué par la loi de Finances 2008, cet organisme essaie de palier au manque de compétitivité. L’ ANPME propose un accompagnement ciblé pour créer des entreprises championnes. Le retour sur investissement a pu être constaté au bout d’un an chez certaines entreprises. Le concept est en cours d’application dans les autres régions du Royaume via le programme Mousanada.Sara BADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc