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    Agriculture : La campagne a bien démarré mais…

    Par L'Economiste | Edition N°:911 Le 07/12/2000 | Partager

    . Les pluies ne sont pas au rendez-vous. Le taux de remplissage des barrages au 30 novembre 2000 n'est que de 35,5% contre 46,8% l'an dernier àla même dateSi la campagne agricole a démarré sous de bons auspices, aujourd'hui, l'heure est à l'attente. Le doute commence à s'installer chez les fellahs, meurtris par plusieurs années de sécheresse, d'autant plus que la pluie tarde à venir. Les services de la météorologie nationale annoncent, en effet, pour le week-end des pluies résiduelles, mais sans plus. A partir de dimanche 10 décembre, le temps sera en nette amélioration avec le retour aux conditions anticycloniques.Concernant l'état d'avancement de la campagne agricole, au 10 novembre dernier(1), sur les 1,8 million d'hectares travaillés, quelque 800.000 ont été ensemencés en céréales et 25.000 en légumineuses alimentaires. A cette date, les ventes de semences se sont établies à 313.000 quintaux de blé tendre (68% des disponibilités), 96.000 de blé dur (36% des disponibilités) et 9.000 d'orge (71% des disponibilités). Les ventes des engrais ont pour leur part atteint 242.000 tonnes (68.000 tonnes pour les engrais de couverture et 174.000 tonnes pour les engrais de fond), indique le Ministère de l'Agriculture. Ce qui représente une régression par rapport à la campagne précédente puisque près de 292.000 tonnes ont été écoulés sur le marché.Du côté des barrages, le taux de remplissage est jugé globalement insatisfaisant. Selon la Direction Générale de l'Hydraulique, relevant du Ministère de l'Equipement, la situation n'est pas inquiétante notamment au Nord et sur les plaines du Gharb, la Moulouya et le Loukkos. Ce qui n'est pas le cas pour la zone s'étalant à partir du sud de Casablanca où le déficit commence à se faire sentir. Dans cette région, la situation risque de se détériorer si les conditions climatiques ne changent pas. En effet, la pluviométrie n'est pas au rendez-vous depuis plusieurs semaines.Ainsi, au 30 novembre 2000, le taux de remplissage des barrages n'a pas dépassé les 35,5% sur l'ensemble des retenues. Ce qui représente une réserve hydrique de 4,96 milliards de mètres cubes, avec cependant des disparités entre les différents barrages. Les retenues comme Hassan II (20% seulement à la même période de l'année précédente) ou encore Garde de Sebou affichent des taux de remplissage de 100% et 99% respectivement. Ils sont suivis par les barrages Joumoua (dans le Nord), Mohamed V et Mechraâ Hommadi (Berkane) avec un taux de remplissage de 96%.Parmi les barrages qui enregistrent les plus faibles taux figurent notamment ceux d'Ibn Batouta (Tanger), Injil (Boulemane) et Aoulouz (Souss Massa) avec respectivement 14, 6 et 8%. Le taux de remplissage d'Al Wahda, le plus gros barrage du pays, est resté invariable (39%).A noter qu'au 30 novembre 1999, les réserves s'élevaient à 6,5 milliards de mètres cubes. Le taux de remplissage des retenues était alors de 46,8%.Abdelaziz MEFTAH(1) C'est la date à laquelle a été établi le dernier état des lieux de la campagne par le Ministère de l'Agriculture.

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