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    Agadir: “La ville est aujourd'hui réellement endettée”

    Par L'Economiste | Edition N°:1689 Le 22/01/2004 | Partager

    Plus de 21 millions de DH sont à rembourser cette année au Fonds d'équipement communal. Cet effort de remboursement se poursuivra jusqu'à la fin du mandat du bureau de la CU en raison des crédits perçus pour des projets inachevés, inutiles ou mal conçus. Quatre mois après son élection à la tête de la CU, Tariq Kabbage, dresse un premier bilan. - L'Economiste: Quelques mois après votre élection à la tête de la Commune urbaine d'Agadir, quel bilan dressez-vous? - Tariq Kabbage: Les défis à relever sont énormes car la capitale du Souss est confrontée à plusieurs problèmes. Parmi eux, le développement anarchique par endroits de la ville engendré par l'explosion démographique. A ceci s'ajoute la prolifération de l'habitat insalubre, sans oublier le sous-emploi qui touche en particulier les jeunes. Le Grand Agadir manque d'unicité. Les appareils administratifs des communes qui le composent (Agadir, Tikiouine, Bensergao, Anza) fonctionnent à des vitesses différentes, ce qui entraîne de nombreuses défaillances. - Quelle est la nature de ces défaillances? - Les élus ont toléré n'importe quoi dans la ville. Sur le plan de l'habitat, par exemple, en raison du manque de contrôle, des quartiers destinés à des habitations R+1 se sont transformés en R+2 aujourd'hui. Ceci est extrêmement grave étant donné le risque sismique. Il y a de même beaucoup de laisser-aller au niveau de la propreté de la cité. Il s'agit donc avant tout de remettre en marche l'appareil administratif. Dans ce cadre, sur le plan des ressources humaines, nous avons fait appel à l'OFPPT pour mettre en place des grilles de compétences. - Vous avez demandé un audit, de quoi s'agit-il exactement? - L'audit dont nous attendons les résultats, concerne les investissements de la Commune urbaine engagés ces cinq dernières années ainsi que les aspects litigieux de la gestion précédente. Il est important pour nous de savoir de quels moyens nous disposons. La ville est aujourd'hui réellement endettée en raison notamment de projets inachevés inutiles ou mal conçus. Plus de 21 millions de DH sont à rembourser cette année au Fonds d'équipement communal. Cet effort de remboursement se poursuivra jusqu'à la fin du mandat en raison des crédits perçus auparavant par les municipalités qui composent aujourd'hui la Commune urbaine. A ceci s'ajoute le remboursement des arriérés qui s'élèvent à 10 millions de DH. A noter que les recettes prévisionnelles pour 2004 sont estimées à 227 millions de DH. L'excédent budgétaire pour sa part devra atteindre 30 millions de DH.- Les dettes vont-elles peser sur votre programme?- Il y a des priorités qu'il faut de toutes les manières traiter. Il s'agit de l'amélioration de la propreté de la ville qui est un des grands axes de notre plan d'action. Pour cela, nous avons engagé une campagne de nettoyage dans laquelle un certain nombre d'entreprises nous accompagnent. Parallèlement, des mesures sur le long terme sont en cours d'élaboration. Le respect de la loi au niveau de l'habitat est notre cheval de bataille. Nous souhaitons mettre fin aux dysfonctionnements dans ce secteur. Il s'agit de même de rendre plus joli le cadre urbanistique qui passe par l'aménagement d'espaces verts et de loisirs. Nous sommes aussi préoccupé par l'animation culturelle et sportive de la ville. Un volet que nous comptons développer en partenariat avec les associations. Pour le moment, nous recensons les équipements de base. Nous manquons toutefois de profils compétents et autonomes pour assurer le fonctionnement des centres culturels.- Qu'allez-vous faire au niveau de l'assainissement solide?- Nous sommes en train de reprendre ce dossier. Les solutions envisagées jusqu'à présent ne nous satisfont pas. Nous étudions avec Ciments du Maroc la possibilité d'utiliser un de leurs sites pour y mettre une décharge contrôlée. L'endroit situé au nord-est d'Agadir est à l'écart de tout site habité. En attendant, il s'agit d'améliorer la gestion de la décharge actuelle afin de diminuer les nuisances olfactives qu'elle dégage et résoudre le problème du plastique. Pour le moment, la délégation de la gestion de l'assainissement solide de la ville n'est pas au programme. - Côté bidonvilles, quels sont les moyens de lutte contre ce phénomène?- Notre démarche avec les autorités locales consiste à attaquer le problème en amont. Dans ce cadre, nous menons la guerre à un certain nombre de foyers. Parallèlement, nous veillons à la réalisation dans la transparence des projets immobiliers de résorption des bidonvilles ainsi qu'au niveau de l'affectation des lots aux bénéficiaires. Ceci afin d'éviter les abus et la spéculation du passé. C'était le cas auparavant d'un certain nombre d'opérations gérées par L'Erac-Sud. Propos recueillis par Malika ALAMI

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