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Affaires

Tanger: Les autorités durcissent les contrôles au port

Par L'Economiste | Edition N°:1689 Le 22/01/2004 | Partager

. Les retards engendrés par ces procédures inquiètent les exportateursLes 17,5 tonnes de cannabis découvertes à Algésiras à bord d'un camions en provenance d'Agadir via Tanger n'ont pas été pour arranger les affaires des exportateurs marocains. Ces derniers viennent de subir de plein fouet les nouvelles dispositions en matière de contrôle. Déjà, mardi dernier, la file des camions dépassait largement les enceintes du port de Tanger pour arriver jusqu'à Malabata. Ce sont quelque 70 camions qui ont été contraints d'attendre des heures pour passer les formalités de contrôle. Pour les exportateurs de denrées périssables, c'est le cauchemar. Ces opérateurs profitaient auparavant de facilités qui leur permettaient d'exporter en toute tranquillité. La visite et le contrôle se faisant au moment du chargement du camion. Mais les trafiquants de drogue ont découvert le filon et maintenant ce sont de plus en plus de chargements de drogue qui arrivent à passer à travers les mailles du système de contrôle en profitant de ces privilèges. Actuellement, le contrôle se fait de manière systématique. Il s'agit d'un contrôle pur et simple avec un déchargement complet de la marchandise. “Décharger un camion de tomates c'est courir des risques”, note un transporteur. “Outre le retard pour l'envoi de la marchandise, le dépotage rompt la chaîne de froid avec des pertes en valeurs aussi”, ajoute-t-il. Dans le cas du poisson congelé à la source, la situation est encore pire.Du côté des autorités, c'est le silence. Les responsables sont restés injoignables malgré les multiples appels. A noter que de nombreux industriels travaillent pour le compte de multinationales à l'étranger en flux tendus et ont choisi Tanger pour la proximité. Or cette gestion est perturbée par ces procédures de contrôle systématique. C'est le cas des câbleurs installés à la zone franche de Tanger par exemple. Ces derniers fournissent les usines de montage d'Europe en faisceaux de câbles. En cas d'arrêt des chaînes, les indemnités de retard démarrent à partir de 5.000 euros la minute. La nécessité de mettre en place un scanner de contrôle des marchandises devient en fait une nécessité impérieuse, note un exportateur. D'autant plus que les problèmes sont nombreux et ne concernent pas que la drogue, mais aussi l'émigration clandestine. Il est à rappeler que le port de Tanger connaît l'une des plus fortes affluences en matière de trafic maritime. Ce sont près de 15.000 camions, dont 80% dédiés au TIR, qui traversent le détroit dont près des deux tiers à l'export.


Retard dans la livraison

Les producteurs de fruits et légumes à Agadir, membres de l'Apefel sont très inquiets. Une délégation de l'association envisage de se rendre aujourd'hui à Tanger pour s'informer de la situation sur place. Pour les exportateurs, le contrôle est nécessaire et opportun, mais il ne doit pas être une entrave à leur activité. De leur avis, sa pratique toutefois, en raison de la nature des expéditions, appelle à la mise en place d'équipements technologiques sophistiqués et des moyens humains plus importants en nombre. Ali ABJIOU

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