×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Affaire CIH: La Commission d'enquête épingle les ERAC

Par L'Economiste | Edition N°:951 Le 06/02/2001 | Partager

. Les responsables des ERAC, plus intéressés par le déblocage des fonds, ne négociaient ni les garanties ni les taux d'intérêt. Des crédits ont été utilisés pour le remboursementdes arriérésLes Conseils d'Administration des ERAC se tiennent cette année dans une conjoncture particulière. C'est la première fois qu'ils se sont réunis en dehors de Rabat. M. Mohamed M'Barki, secrétaire d'Etat à l'Habitat, a fait hier lundi le déplacement à Ahfir pour présider le CA de l'ERAC-Oriental et devra se rendre par la suite mercredi 7 février à Laâyoune pour la réunion de l'ERAC-Sud. Cette “décentralisation” ne permettra cependant pas de fuir l'affaire CIH, très pesante depuis la publication du rapport de la Commission d'enquête parlementaire. Celui-ci classe le dossier des ERAC parmi ceux qui ont déséquilibré la banque. Chose que les Organismes Sous Tutelle (OST), dont les ERAC, ont toujours rejeté estimant que leur endettement envers le CIH est raisonnable.Le rapport de la Commission leur donne partiellement raison. Les arriérés des ERAC envers la banque représentent en fin de compte moins de 10% de l'ensemble des crédits non remboursés. Mais d'autres arguments avancés par ces établissements sont relativisés. Les ERAC se plaignent que le CIH leur accordait des crédits à des conditions très sévères que ce soit au niveau des garanties ou du taux d'intérêt pratiqué. Le rapport le reconnaît pour les garanties. Mais pour le taux, il souligne qu'“il est normal et ne diffère pas de celui appliqué aux autres clients”. D'autant plus que les responsables des ERAC, note le rapport, “ne semblaient intéressés que par le déblocage des crédits” et ne négociaient ni le taux d'intérêt, ni les garanties et encore moins la durée du remboursement. En plus, les ERAC n'avaient jamais exigé des taux indexés, avant la signature des accords de prêt. Selon le rapport, “les conditions préférentielles ne peuvent être accordées que lorsque la structure financière du client est solide, son projet bien financé et sa gestion rationalisée. Ce qui n'était pas le cas pour les ERAC”.Ce constat de la Commission concerne l'avant 1998. Depuis cette date, des efforts ont été menés par le Secrétariat d'Etat à l'Habitat (SEH) pour rééquilibrer ces rapports avec le CIH et rationaliser la gestion comptable, foncière et commerciale des projets réalisés par les OST. Le Département et la banque avaient d'ailleurs conclu un accord annulant les pénalités de retard et baissant le taux d'intérêt de 15,59 à 13,50%. Cet accord prévoit également le rééchelonnement de 1,115 milliard de DH et donne un délais de 3 ans à partir de 2000 pour les établissements les plus endettés (les ERAC du Centre, du Nord-Ouest et de Tensift). Le rapport de la Commission note cependant qu'à fin juin 2000, ce rééchelonnement n'a été respecté qu'à raison de 35%. Au SEH, il est recommandé de prendre les chiffres donnés par le CIH avec prudence. “L'état d'endettement des ERAC envers le CIH sera connu après la publication des bilans des ERAC à l'issue des réunions de leurs CA”.D'ailleurs, les chiffres avancés par le CIH et les ERAC sont très contradictoires. Le secrétaire général du SEH, cité par le rapport, estime le montant des crédits non remboursés à 1,5 milliard de DH. Le CIH l'évalue à 2,116 milliards de DH sur un total de crédits de 3,278.. Irrégularités très dangereusesLes ERAC du Nord-Ouest, du Centre et de Tensift sont redevables de 70% de cette somme. Le seul établissement de Rabat en accapare 34%, ses arriérés étant de l'ordre de 708 millions de DH (intérêts inclus). M. M'Barki avait indiqué à L'Economiste en octobre dernier (1) que ces établissements “n'avaient pas ciblé leurs programmes, avaient lancé des projets complaisants et souffraient d'une imbrication malheureuse de l'Administration dans leur gestion”.Côté CIH, les irrégularités relevées par le rapport sont légion. Trois sont qualifiées de “très dangereuses”: l'utilisation de crédits pour d'autres projets que ceux pour lesquels ils ont été accordés, l'emploi de crédits au remboursement des arriérés et l'exclusion du responsable financier lors du montage financier des projets. A ces pratiques “graves” s'ajoutent le report des échéances sans signature des avenants, le déblocage de crédits avant la signature des contrats de prêt ou encore l'incohérence des dates de valeur.Omar MAKHFI(1) Cf.www.leconomiste.com

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc