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Administration: Le ras-le-bol des ingénieurs

Par L'Economiste | Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

. Plusieurs sit-in prévus entre le 17 octobre et le 11 novembre. Statut, promotions… au menu des revendications Les ingénieurs ne sont pas contents. Et ils comptent le faire savoir à travers une série de sit-in dans plusieurs villes du pays jusqu’à la fin octobre. Le premier se tiendra le 17 octobre à l’Ecole des industries minières de Rabat. Ceux-ci réunis au sein de l’Union nationale des ingénieurs marocains (Unim) se plaignent non seulement de la formation reçue par les élèves ingénieurs, de leurs conditions matérielles et administratives, mais également du système de retraite. «Le salaire mensuel d’un ingénieur déclaré auprès de la CNSS ne dépasse pas 6.000 DH, ce qui affecte l’allocation de l’ingénieur retraité», indique l’Unim. Par ailleurs, jusqu’en 2005, année de lancement du plan 10.000 ingénieurs à l’horizon 2010, «le nombre d’ingénieurs diplômés ne dépassait pas 2.400», relève l’Union. A un an du bilan de ce projet, les objectifs sont revus à la baisse. «Ils ne seraient que 7.000 ingénieurs diplômés à la période indiquée», avertit le directeur d’une école d’ingénieurs. Insuffisant par rapport à l’Inde qui en forme chaque année 700.000. La France, elle, en formerait 30.000 par an. Pour s’aligner aux côtés de ces pays le Maroc devrait former plus de 15.000 ingénieurs par an. De plus selon l’Unim, «un grand nombre de pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) connaissent un déficit d’ingénieurs, ce qui oblige leurs entreprises à délocaliser une partie de leurs activités vers des pays offrant de meilleurs coûts de production et disposant d’ingénieurs qualifiés. Ou dans le cas contraire à attirer chez eux des ingénieurs étrangers». Ce qui fait craindre à l’Unim une vague d’immigration des compétences. Par ailleurs, «les conditions des ingénieurs du secteur public sont en constante dégradation tant sur le plan matériel que sur le plan professionnel», relève Abdellah Saidi, président de l’Unim. Il en veut pour preuve le statut spécial du corps des ingénieurs et des architectes interministériels qui n’a connu aucun changement depuis sa promulgation en 1985. De même, «les salaires des ingénieurs n’ont enregistré qu’une augmentation depuis 23 ans», soulignent-ils.Aussi, les différents mouvements prévus à Casablanca, Marrakech, Tanger, Meknès mais également dans les provinces du Sud devraient-ils permettre aux ingénieurs de dénoncer «la lenteur avec laquelle le gouvernement traite leur cahier revendicatif». S’il n’y a pas de réponse des autorités après les mouvements de protestation, les ingénieurs porteront le brassard le 11 novembre en signe de mécontentement.Franck FAGNON

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