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Affaires

La BIAT ne compte plus s’installer en Algérie
De notre correspondant permanent à Alger, N. LARIBI

Par L'Economiste | Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

. En cause: les nouvelles mesures de recapitalisation des banques . Le capital minimum des banques porté à 10 milliards de dinars C’EST officiel! La Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) renonce à l’implantation de sa filiale en Algérie. C’est ce qu’a annoncé le DG de la banque tunisienne tout récemment. Ce dernier, qui s’est exprimé à propos des résultats de son établissement financier, a saisi l’opportunité pour évoquer une éventuelle extension de l’activité de sa banque à l’international, une nécessité selon lui, mais pas à n’importe quel prix. Ajoutant que le projet algérien n’est plus d’actualité après la nouvelle réglementation en vigueur. Un dossier d’agrément avait été soumis il y a plus de 2 ans à la Banque d’Algérie et plusieurs contacts ont été effectués, mais les nouvelles règles imposées par l’Algérie ont brouillé les cartes. Il convient de rappeler que la Banque d’Algérie, à travers le Conseil national de la monnaie et du crédit (CMC), avait décidé, l’an dernier, de quadrupler le montant du capital minimum requis des banques et des établissements financiers. Du coup, le capital minimum des banques et des succursales des banques est porté de 2,5 milliards de dinars à 10 milliards, alors que le capital minimum des établissements financiers et des succursales d’établissements financiers est porté de 500 millions de dinars à 3,5 milliards. Cette mesure préventive concerne aussi bien les banques nationales qu’étrangères. Selon le CMC, ces nouvelles mesures visent à renforcer les règles prudentielles et stimuler les crédits à l’investissement à moyen et à long termes.

Un délai d’un an pour se conformer
Le CMC entend également renforcer davantage la solidité et la stabilité du système bancaire en Algérie. Le Conseil de la monnaie et du crédit précise que les banques, les établissements financiers et les succursales de banques en activité ont un délai d’un an pour se conformer à ces nouvelles prescriptions réglementaires. Le temps imparti est fixé donc jusqu’à la fin de l’année pour se conformer à la nouvelle réglementation. Rappelons que le tunisien Amen Bank a également renoncé à ouvrir des filiales en Algérie, dans le cadre de leur développement à l’échelle maghrébine. Selon BIAT et Amen Bank, le capital exigé par l’Algérie a été «multiplié» par quatre, pour atteindre 100 millions d’euros, montant qui dépasse de loin le capital de leur siège social à Tunis et est trop important pour pouvoir être rentabilisé. Le groupe Amen Bank s’apprête cependant à s’adapter avant fin 2009 aux nouvelles règles imposées par l’Algérie en recapitalisant sa filiale Maghreb Leasing Algérie, très présente au niveau des services aux PME algériennes. La BIAT qui dispose déjà de succursales à Tripoli et à Paris tout en s’engageant davantage dans la recherche de nouvelles opportunités de croissance à l’international a mis fin au rêve algérien. Toutefois, la première banque privée tunisienne ne compte pas s’arrêter en si bon chemin: sur le moyen terme, le plan quadriennal de développement n’exclut pas le renforcement de la présence de la BIAT en Libye et la détection des opportunités qu’offre le marché mauritanien.
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