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    Economie

    Accord de pêche Maroc-UE
    L’aggiornamento est technique

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Le report de l’entrée en vigueur n’est pas politique«Il ne faudrait voir aucune signification politique au report de la signature de l’accord de pêche Maroc/UE, prévue dans un premier temps le 29 mai, souligne-t-on à Bruxelles tant du côté du Conseil des ministres de l’UE que du côté de la Commission européenne. Des références d’articles juridiques non remises à jour dans le texte final de l’accord ainsi qu’un problème de calendrier de l’entrée en vigueur de l’accord seraient à l’origine de ce report qui n’aurait donc rien à voir avec le contenu de l’accord lui-même. Mieux: la signature de l’accord pourrait même avoir lieu la semaine prochaine une fois réglées ces questions administratives et que les deux parties auront pu se mettre d’accord sur une heure et une date pour la dite cérémonieToujours est-il que le chef de la mission du Maroc auprès de l’UE a été quelque peu surpris par la procédure européenne. Le 29 mai, trois heures environ avant l’heure prévue de la signature de l’accord de pêche, Menouar Alem reçoit un coup de fil du Conseil des ministres de l’UE. Celui-ci lui apprend que le service juridique du Conseil a relevé à la dernière minute quelques incohérences relatives à la numérotation des références des articles citées dans le texte adopté le 22 mai par les ministres UE de la pêche par rapport au texte paraphé le 28 juillet 2005 (celui-ci a subi quelques changements mineurs à deux reprises, ndlr). La date d’entrée en vigueur de l’accord devrait également être réajustée puisque successivement on a parlé du 1er mars puis du 1er juin. L’ambassadeur marocain a donc dû ranger provisoirement son stylo le temps que le service juridique du Conseil remette à jour ces références dans le texte final de l’accord et qu’un échange de lettres entre Rabat et Bruxelles puisse préciser notamment la date de l’entrée en vigueur de l’accord. Ce qui sera fait, assure-t-on à la Commission européenne, pas plus tard que la semaine prochaine. Reste à savoir comment les services juridiques marocains vont réagir à leur tour à ce nouveau report et aux corrections de dernière minute apportées au texte de l’accord final. A l’annonce de ce nouveau report, d’aucuns avaient même spéculé que c’était la partie marocaine qui en aurait été à l’origine: Rabat aurait été agacée par les déclarations unilatérales sur le Sahara de la part de certains Etats membres de l’UE (Suède, Irlande, Finlande et Pays-Bas) et aurait donc fait traîner les choses encore quelques semaines juste pour envoyer un signal fort illustrant son irritation... Pure spéculation, souligne-t-on du côté des diplomates marocains d’autant, ajoutent-ils, que ces déclarations sur le Sahara «n’ont absolument aucune incidence juridique sur l’accord de pêche et qu’elles ne sont même pas annexées au texte de l’accord et restent confinées dans le PV de la réunion interne aux ministres UE de la pêche…». La partie marocaine se dit sereine quant à l’issue de ce dossier et attend que son partenaire européen veuille bien remettre de l’ordre dans ses affaires. Aziz BEN MARZOUQ

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