×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Accord de libre-échange
L'Administration rassure le privé

Par L'Economiste | Edition N°:1722 Le 10/03/2004 | Partager

. Fassi Fihri et le patronat font le point sur l'ALE Maroc-USA. Une concertation permanente sera instauréeLundi 8 mars, quelques jours après la conclusion de l'accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, recevait à Rabat une importante délégation de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Les représentants des secteurs agricole, textile, pharmaceutique, exportateur, bancaire, pêche et autres étaient au rendez-vous. Le moment est en effet crucial. Il s'agissait de la toute première réunion postérieure à l'accord, destinée à apporter aux opérateurs davantage d'éclairages et de précisions concernant son contenu. Les négociations, qui ont duré plus d'une année, -elles ont été lancées le 21 janvier 2003 dans la capitale américaine-, n'ont finalement abouti qu'en fin de semaine dernière à l'issue d'un septième round. Elles ont également connu des moments de blocage dus essentiellement aux volets agricole et pharmaceutique. Mais “le dénouement a été très satisfaisant”, estiment la majorité des opérateurs. Les appréhensions concernaient la capacité de certains pans de l'activité économique à supporter la concurrence américaine. De l'avis des hommes d'affaires, le gouvernement marocain a “bien négocié les termes de l'accord et su préserver les intérêts économiques du pays”. C'est du moins ce qu'affirment de nombreux opérateurs présents à la réunion tenue avec le ministre des Affaires étrangères. “Nous applaudissons le fait que toutes les précautions aient été prises pour sauvegarder l'industrie nationale”, ajoutent-ils. Même les plus sceptiques avant la conclusion de l'accord ont exprimé leur satisfaction lors de cette rencontre. Il s'agit particulièrement des représentants de l'industrie pharmaceutique et ceux du secteur agricole. Pour Ali Sedrati, président de l'Association marocaine des industries pharmaceutiques (AMIP), “nos craintes n'ont plus de raison d'être puisque nous avons eu les assurances nécessaires que les termes de l'accord ne dépasseront pas le cadre fixé par l'Organisation mondiale du commerce”. Il considère par ailleurs que des assurances supplémentaires ont même été obtenues, notamment en matière de protection des brevets et de nouvelle indication du médicament. Même son de cloche au sein de l'industrie textile et du secteur agricole, dont les appréhensions étaient grandes. Mais, “tout ou beaucoup reste à faire”, considère Hassan Chami, président de la CGEM. Ce dernier met l'accent sur “la concertation très appréciable entre l'Administration en charge des négociations et le secteur privé marocain, et la prise en considération des doléances exprimées par les opérateurs. Il juge par ailleurs que “l'essentiel est aujourd'hui d'accélérer le rythme des réformes et la mise à niveau économique, car la réussite de la mise en place d'un accord dépend surtout de son application”. Des réunions sectorielles sont prévues dans les prochaines semaines afin de rapprocher davantage administration et décideurs économiques et instaurer un climat de transparence et dialogue nécessaire, pour réussir la transition vers le libre-échange.Amale DAOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc