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Accidents de la circulation: Tolérance zéro pour les infractions graves

Par L'Economiste | Edition N°:2130 Le 14/10/2005 | Partager

. C’est la philosophie du nouveau code de la route . Le nombre de tués a baissé de 6,75% en 2005. Une journée nationale le 18 février  “Les routes marocaines sont moins mortelles”. L’affirmation émane du ministre du Transport, qui s’exprimait mercredi soir à Rabat lors d’un point de presse sur les accidents de la circulation. Ainsi, le nombre des personnes tuées (2.333) a baissé de 6,75% au cours des huit premiers mois de l’année. Un recul de 9,63% a été enregistré au niveau des blessés graves (8.096). Cette baisse intervient même si le nombre total des accidents de voiture (36.189) a augmenté de 1,22% par rapport à la même période en 2004. “Nous sommes en tout cas loin de la hausse moyenne de 5% accusée entre 1997 et 2003. La tendance a été inversée depuis la mise en place du Plan stratégique intégré d’urgence (PSIU)”, a expliqué Ghellab. Un résultat d’autant plus probant que l’année 2004 a marqué une baisse de 4% en accidents de voiture par rapport à 2003. Le nombre des accidents de la circulation est passé de 53.814 en 2003 à 51.687 en 2004. Les principales victimes restent les usagers vulnérables. Les piétons (1.176) et les motocyclistes (708) représentent respectivement 30,2 et 18,2% des personnes tuées. Suivent les usagers de voitures de tourisme, avec 36,7% des victimes tuées. Maigre consolation, depuis l’institution du port obligatoire de la ceinture de sécurité, le taux de gravité des accidents de la circulation a baissé de près de 4%. Par région, c’est Marrakech-Tensift-Al Haouz qui occupe le haut du pavé avec 4.406 accidents, faisant 495 morts et 1.553 blessés graves. Elle est suivie par le Grand Casablanca, avec 12.421 accidents, dont 390 morts et 935 blessés graves. L’Oriental, classé troisième, a également son lot de drames (2.690 accidents, 350 tués et 1.229 blessés graves). La saison 2004-2005 a également été marquée par le renforcement des mesures de contrôle de vitesse. Pour Ghellab, c’est parti pour de bon: “L’expérience des campagnes ponctuelles a prouvé ses limites. La démarche entreprise actuellement s’inscrit dans la durée. L’objectif n’est pas de remplir les caisses de l’Etat mais d’atteindre une nouvelle culture de la circulation”. Selon le bilan de l’activité de contrôle de la vitesse, 422.428 véhicules ont été verbalisés en 2004, permettant à l’Etat d’encaisser plus de 35,5 millions de DH. Ghellab a également rendu compte des travaux du Comité interministériel de sécurité routière. Ainsi, et au cours d’une réunion tenue en début de semaine et présidée par le Premier ministre Driss Jettou, le projet de loi relatif à la conservation de la voie publique et à la police de circulation routière a été finalisé. Il s’agit du nouveau-code de la route. . Responsabilité pénaleLe maître mot de ce nouveau dispositif est la tolérance zéro des infractions graves. Ces dernières vont passer de 30 à 141, avec une responsabilité pénale du conducteur, du propriétaire et du donneur d’ordre. Le nouveau code réprime la violence routière et renforce les sanctions. Il instaure une instruction judiciaire pour les accidents mortels. En cas d’accident grave, une commission d’enquête technique et administrative est diligentée pour en déterminer les causes. La rétention du permis de conduire par l’agent verbalisateur sera élargie davantage. D’ailleurs, un système des points sera mis en place. Pour les conducteurs professionnels, un livret de qualification sera institué. Les nouvelles technologies seront également de mise. Le projet de loi stipule la création d’un support électronique avec une durée de vie limitée pour le permis de conduire et la carte grise. La constatation des infractions sera automatisée. Les instruments de mesures (alcotest, radars, bascule de pesage des véhicules) seront généralisés. Validé en février par le Comité permanent de la sécurité routière et envoyé au secrétariat général du gouvernement en mars, le projet devra être approuvé dès cette rentrée. Autre date à retenir, celle du 18 février, qui sera désormais celle de la journée nationale de la sécurité routière. Autre dossier abordé, les centres de visite technique (CVT), au nombre de 187 au Maroc. Plus de 92 du parc de véhicules, estimé à 1.874.869, dépassent cinq ans. Cela implique un contrôle régulier. Et c’est là où le bât blesse. Les CVT s’acquittent mal de leur mission. Résultat, 30% des accidents enregistrés sont dus au mauvais état mécanique des véhicules. Cette activité souffre en effet de plusieurs maux. A l’absence de critères qualitatifs d’accès à la profession, s’ajoute la concurrence malsaine et biaisée entre les opérateurs. Le manque de qualification technique et l’absence de référentiel rendent difficile le rôle de contrôle et d’animation que doit jouer l’administration de tutelle. . Autorisations geléesUn audit mené en juin dernier par le ministère révèle un état des lieux déplorable de ces centres dont 65% emploient moins de deux agents visiteurs. Leurs locaux sont à hauteur de 61% non conformes. Et 90% de ces CVT manquent d’au moins un équipement. Pour pallier cette situation, un plan d’action est enclenché depuis septembre dernier. Il impose aux CVT de se mettre en conformité dans un délai maximal de 3 mois. En attendant, les autorisations octroyées aux professionnels ont été gelées. De nouvelles règles d’accès, à travers des appels à concurrence, sont appliquées. Un schéma directeur, baptisé CDC 2005, a également été mis en place. Il vise l’accompagnement, sur une période allant de novembre prochain à juin 2006, des efforts entrepris en matière d’équipement des CVT, de formations des agents et d’organisation de la profession, par le biais notamment d’un réseau informatique. Le Centre national d’essai et d’homologation, relevant du ministère du Transport et qui chapeaute cette activité, sera responsabilisé dans cette perspective.


Transport public: Un contrôle sur mesure

Ayant entraîné plus de 478 morts et 1.597 blessés graves en 2004, le transport public de voyageurs et de marchandises (TPVM) sera soumis à un cahier des charges. Les gares routières seront régies par un règlement interne. Les deux dispositifs entreront en vigueur avant la fin 2006. Un corps de contrôle spécialisé en poids lourds et en autocars sera créé. Entamé en avril avec une première station à Tit Mellil, un projet de création de 6 points fixes de contrôle est en gestation. Il permettra de suivre 80% du trafic des TPVM. Un programme de rénovation des poids lourds et des autocars est à l’étude. Il consistera en le rachat des véhicules usés et l’octroi de crédit bancaire pour l’acquisition de nouvelles machines.Tarik QATTAB

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